Pays-Bas: grève chez Heineken, une première en près de 25 ans

Avec le soutien de
Selon le porte-parole de Heineken, l'action ne conduira pas à une pénurie de bières dans les supermarchés.

Selon le porte-parole de Heineken, l'action ne conduira pas à une pénurie de bières dans les supermarchés.

Des centaines de salariés du brasseur néerlandais Heineken ont entamé ce vendredi 14 janvier une grève aux Pays-Bas, réclamant une meilleure convention collective de travail, ce qui n'était pas arrivé depuis près de 25 ans, a indiqué le syndicat FNV. 

Heineken, qui juge l'action «prématurée», a déclaré à l'AFP avoir arrêté la production dans les brasseries de Den Bosch (sud) et de Zoeterwoude (ouest), «pour des raisons de sécurité». Il y a aussi une grève chez le fabricant de boissons non-alcoolisées Vrumona à Bunnik (centre), qui fait partie du groupe.

«Nous ne savions pas combien de collègues allaient se mettre en grève, ce qui rendait le risque trop grand pour effectuer le travail régulier conformément à nos directives», a indiqué un porte-parole du groupe.

Le syndicat FNV, à l'origine de l'action, a indiqué à l'AFP avoir négocié durant plusieurs mois avec Heineken afin de définir une nouvelle convention collective de travail concernant 1 250 salariés travaillant pour les brasseries et le fournisseur de boissons. 

FNV demande notamment qu'Heineken s'abstienne de geler les grilles salariales, et critique la compensation salariale proposée par Heineken, inférieure à l'inflation.

Selon le porte-parole de Heineken, l'action ne conduira pas à une pénurie de bières dans les supermarchés.

«Pour le moment, nous avons assez de bière. A long terme cela pourrait impacter la bière destinée au secteur de la restauration mais celui-ci est actuellement fermé», a-t-il déclaré à l'AFP. 

240 grévistes se sont inscrits vendredi matin, selon le FNV, et plusieurs centaines d'autres devraient s'y ajouter durant le mouvement, qui doit durer 24 heures. 

«Les salariés ne se sentent pas valorisés», a déclaré à l'AFP Niels Suijker, administrateur FNV pour l'industrie alimentaire. 

«Après deux ans de corona, lors duquel ils ont travaillé dur dans des circonstances (sanitaires) dangereuses (...) Heineken crée des inégalités entre collègues, veut geler les échelles salariales», a-t-il ajouté.

Une action de 72 heures à partir de lundi après-midi a été annoncée ce vendredi 14 janvier.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x