Convocation par l’ICAC: pourquoi Subiraj Ellayah ne démissionne-t-il pas ?

Avec le soutien de
Soobiraj Ellayah est le président du conseil de district de Rivière-du-Rempart.

Soobiraj Ellayah est le président du conseil de district de Rivière-du-Rempart.

Lundi, le président du conseil de district de Rivière-du-Rempart, Subiraj Ellayah, et quatre conseillers ont été convoqués au siège de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) après l’ouverture d’une enquête. De fait, certains conseillers estiment que Subiraj Ellayah aurait dû step down en attendant la conclusion de l’enquête car ce n’est pas la première fois que des accusations sont portées contre lui. Une position non partagée par le principal concerné. 

Quelle est cette affaire susceptible d’éclabousser l’actuel président du conseil de district de Rivière-du-Rempart et d’autres conseillers ? Selon Subiraj Ellayah, cette affaire remonte à 2018. Pereybère Hotel avait demandé à convertir le quatrième étage de son bâtiment en un grand salon ouvert. C’est ainsi que des conseillers et lui-même ont approuvé le projet. Il explique qu’un voisin de l’hôtel n’aurait pas apprécié l’approbation du conseil de district et aurait contacté l’ICAC pour qu’une enquête ait lieu. 

Mais le point noir dans cette affaire est que le Permits and Business Monitoring Committee (PBMC), qui regroupe le président, quatre conseillers et quatre cadres du conseil de district, savait que des techniciens de la collectivité locale s’opposaient à la demande du promoteur. L’opposition des techniciens ayant été ignorée par le PMBC, de nombreuses questions se sont posées. Interrogé, Subiraj Ellayah explique que ces derniers s’opposaient au projet parce que le bâtiment disposait de quatre étages au lieu de trois. 

Mais pourquoi les quatre conseillers et lui l’ont-ils donc approuvé ? À cette question, Subiraj Ellayah soutient que la construction du bâtiment date de 25 ans et que le projet n’aurait gêné personne. De plus, dit-il, n’ayant pas été appelé à répondre aux interrogations de l’ICAC et n’ayant pas été interrogé under warning, il n’a pas voulu être accompagné d’un homme de loi. 

Lenine Auckhajan, conseiller de district de Roches-Noires, estime que Subiraj Ellayah aurait dû step down. «Je ne dis pas qu’il est coupable de quoi que ce soit, mais si j’étais à sa place, j’aurais démissionné. Car un président en poste possède tous les moyens pour tamper with documents.» 

De son côté, Sudesh Rughobbur, ancien député de Grand-Baie/Poudre-d’Or, qui avait dénoncé des pratiques douteuses à l’ICAC en 2019, nous indique qu’il a toujours exprimé son désaccord sur la composition du PBMC. «Les techniciens, cadres et ingénieurs d’une collectivité locale sont mieux placés pour se prononcer sur un projet mais souvent nous constatons que leurs conseils ne sont pas retenus ou renversés par des conseillers, comme cela a été le cas pour ce projet.» Sudesh Rughobbur pense que tant que ces pratiques continueront, des cas de corruption subsisteront dans les collectivités locales.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x