Hippisme - Saison 2022: pas plus commode que la précédente

Avec le soutien de
Le huis clos au Champ-de-Mars doit être repensé.

Le huis clos au Champ-de-Mars doit être repensé.

Alors que la «Horse Racing Division» doit récupérer certaines prérogatives de l’organisatrice des courses, elle n’a pas encore pris le relais. Il n’y a pas de communication à ce sujet entre la GRA et la MTCSL.

À peine entame-t-on la nouvelle année que l’industrie de courses connaît ses premiers couacs avant même l’ouverture de la piste d’entraînement. À trois mois de la reprise, prévue officieusement le 19 mars, aucune communication officielle, cela dans le cadre de la reprise des affaires de la cité du Champ-de-Mars par la Horse Racing Division (HRD), ne serait encore pleinement établie entre la Gambling Regulatory Autority (GRA) et la Mauritius Turf Club Sports & Leisure (MTCSL).

Avec des pertes s’élevant à plus Rs 60 millions pour la saison 2021 et un souci d’attribution des dépenses, entre le MTC et la MTCSL, pour la période de janvier et avril 2021, les préparatifs pour une nouvelle saison hip- pique seraient grandement perturbés.

Charnière. C’est ce que risque fort d’être la saison 2022 après les changements cardinaux qu’a apportés la promulgation du Finance Bill. Et pour cause, plusieurs prérogatives de l’organisateur des courses, hier le MTC et aujourd’hui la MTCSL, sont passées sous l’égide de la nouvelle HRD.

Reste qu’à ce jour, cette entité, décrite par la GRA comme étant une section d’indépendante de son propre organisme, n’a pas encore pris le relais. Si l’Australien Wayne Wood, en sa capacité de «Head» de la HRD, est sur place depuis l’année dernière, l’organigramme de ce département hippique de la GRA n’a pas encore pris forme. L’on sait pourtant que plusieurs entretiens visant à remplir certains postes ont déjà eu lieu.

Entre-temps, certaines décisions au niveau de la MTCSL pour assainir sa situation financière et, d’autre part légale, en tant compagnie publique, se font attendre, étant tributaires de la position de la HRD. Le cas le plus criant demeure le renouvellement de contrats parmi les officiels, dont les commissaires, les juges du départ, les handicapeurs, et autres. Des postes à responsabilités qui dépendent entièrement de la HRD désormais.

Selon la MTCSL, «toute démarche pour reconduire ces officiels à leurs postes pour 2022 serait contraire à la loi», alors qu’en même temps, tout manquement d’assurer la reprise lorsque celle-ci aura lieu serait une «entrave» aux obligations de l’organisateur des courses en tant que compagnie publique. Et si d’aventure certains officiels, indispensables pour la bonne marche d’une journée de courses, devaient partir incessamment, faute de perspectives, et auquel cas la HRD n’aurait pas encore trouvé les experts hippiques de son choix, on «notera la difficulté de trouver de dignes substituts dans un aussi court lapse de temps».

La question reste également entière autour des licences d’écuries, de jockeys et des trackriders. Car, faut-il le rappeler, cela incombe désormais à la HRD de statuer sur leur cas. Quid des demandes pour des licences de nouvelles écuries ? Même problématique ! Il y va de même pour ceux qui ont fait venir des chevaux et doivent maintenir leurs acquisitions en quarantaine après le délai, faute de projection.

Les relations MTC-MTCSL toujours pas au beau fixe ?

L’année 2021 a été l’une des plus dures qu’a connues le club bicentenaire. Tant au niveau de la pandémie qu’au niveau des guerres intestines. Avec des pertes estimées à plus de Rs 60 millions – chiffre hypothétique avancé en coulisses – la MTCSL se voit devoir jongler avec une redistribution des dépenses entre janvier et avril 2021 – période durant laquelle la MTCSL, en tant que subsidiaire, était à ses premiers balbutiements. Une frange au sein du MTC estime que les dépenses encourues entre cette période devaient être attribuées aux comptes de la MTCSL alors que l’autre frange milite pour que les dépenses se doivent de demeurer dans les comptes du MTC.

Cette guerre entre le MTC et la MTCSL, polarisée entre Denis Doger de Speville et Jean Michel Giraud, n’augure rien de bon. La décision de transférer ces dettes à la MTCSL mettrait à mal sa capacité à demeurer solvable. Cela dit, on estime qu’un shareholder loan devrait pouvoir assainir les comptes de la MTCSL. La projection du personnel financier de la MTCSL ne s’inquiète pas outre mesure et déclare pouvoir opérer peu importe la décision de redistribution.

Par contre, on ne croit plus au modèle d’opération de 2021. «Le huis clos doit être repensé.» À la MTCSL, l’on plaide notamment pour d’autres sources de revenus telles que la reprise des activités off course ou encore les paris en ligne. Car, des voix au Champ-de-Mars estiment que la contribution des compagnies de Tote et SMS Pariaz ne suffisent pas. D’autant qu’en 2021, les deux compagnies de Tote ont mis fin à leur contribution volontaire de 2 % en pleine saison en raison de l’impact de la majoration de la betting tax. Ce qui aurait encore plombé les finances de la MTCSL.

Publicité
Publicité
e-brochures.mu logo

Retrouvez les meilleurs deals de vos enseignes préférées.

e-brochures.mu icon
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x