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Meurtre à Surinam: les suspects voulaient maquiller le crime

4 janvier 2022, 19:00

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Meurtre à Surinam: les suspects voulaient maquiller le crime

Quelques jours après le décès de Jacques Désiré Laval Teeluck, l’enquête pour comprendre les raisons de sa mort se poursuit. Une reconstitution des faits a eu lieu hier matin. Les différentes versions des suspects ont tour à tour été entendues par la cour.

Karl Louis, un policier de 53 ans, qui serait l’amant de Jonatha Teeluck, a été arrêté par la Criminal Investigation Division de Souillac, dimanche. Provisoirement accusé de complot, l’habitant de Surinam aurait tenté de faire passer le crime de Jacques Désiré Laval Teeluck en une mort naturelle. La police a entendu la version du médecin chez qui il serait allé pour obtenir une attestation de décès. Karl Louis, affecté au poste de police de Chemin-Grenier et qui cumule 29 années de service, avait pris un congé urgent le 31 décembre. Il a été traduit devant la Bail and Remand Court dimanche. La police ayant objecté à sa remise en liberté, il a été reconduit en cellule policière. Un exercice de reconstitution a eu lieu lundi matin en présence des suspects. 

Marylyn Teeluck, une aideménagère de 59 ans et son petit-fils de 19 ans, Jess Jerianoh Jugmohunsing, un charpentier, ont également comparu sous une charge de murder devant la BRC. Jonatha Teeluck, 37 ans, la fille de la victime, gérante d’un restaurant, a comparu sous une charge provisoire de complot pour pervertir l’enquête. La police a objecté à leur remise en liberté. Pendant de longues heures d’interrogatoire, les suspects ont nié leur implication indiquant qu’ils ont découvert la victime dans un état inconscient. Ils sont ensuite passés aux aveux. Marylyn Teeluck a expliqué qu’elle était victime de Jacques Désiré Laval Teeluck depuis longtemps et qu’elle l’a quitté pour vivre avec sa fille au premier étage de la maison familiale parce qu’il la frappait. Mais les affaires n’étaient plus au beau fixe et des disputes étaient courantes à propos d’une liaison qu’il désapprouvait. 

Jacques Désiré Laval Teeluck a été retrouvé sans vie dans son lit.

Le 30 décembre, Marylyn Teeluck et son petit-fils de 19 ans auraient échangé avec la victime pour qu’il cesse de leur causer des ennuis mais l’homme aurait brandi une arme pour les agresser. Le sexagénaire aurait perdu l’équilibre et serait tombé. Les suspects en auraient profité pour s’armer d’un bâton et le frapper. En ne le voyant plus bouger, ils l’auraient posé sur son lit avant de lui appliquer du «medsinn ble». Lors de son audition, le jeune homme a indiqué n’avoir pas frappé son grand-père et qu’il s’était simplement interposé entre sa grandmère et lui. 

Le 31 décembre, ne voyant pas Jacques Désiré Laval Teeluck, les suspects se sont inquiétés et ont alerté Karl Louis qui a retrouvé le corps sans vie de ce dernier. C’est à ce moment qu’il a planifié de maquiller le décès en une mort naturelle. Mais la police sur place a retrouvé des traces de sang sur les draps. Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de Souillac où le médecin légiste a attribué le décès à une hémorragie cérébrale. Une enquête a donc été initiée, menée par le sergent Figaro et la Criminal Investigation Division de Souillac sous le commandement du surintendant de police Seebaluck et de l’assistant surintendant de police Omrawoo.