Saisie d’armes et blanchiment d’argent aux Seychelles: Un lieutenant-colonel de l’armée parmi les suspects en détention provisoire

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Capture d’écran du compte rendu télévisé de la comparution des suspects, vendredi, par la Seychelles Broadcasting Corporation.

Capture d’écran du compte rendu télévisé de la comparution des suspects, vendredi, par la Seychelles Broadcasting Corporation.

L’affaire de blanchiment d’argent allégué et de saisie d’armes continue de défrayer la chronique dans l’archipel. Arrêtés, le richissime homme d’affaires, Mukesh Valabhji, et son épouse, l’avocate Laura Alcindor-Valabhji, ainsi que le lieutenant-colonel de l’armée seychelloise, Leslie Benoiton, restent en détention provisoire jusqu’au 30 décembre. Le tribunal a siégé jusqu’à fort tard, vendredi, avant que le juge en chef, Ronny Govinden, ne statue sur les nouvelles demandes de la police de maintenir les trois suspects en cellule. Lors des travaux au tribunal, il est ressorti que la police a saisi jusqu’ici 75 armes à feu, dont des fusils et pistolets, 43 500 balles, pour ne citer que ceux-là.

Les armes se trouvaient principalement au domicile du couple Valabhji. Chez le lieutenant-colonel de l’armée seychelloise, la police a mis la main sur un fusil, deux pistolets et 32 balles. C’est d’ailleurs pour le délit de possession d’armes à feu que ces trois premiers suspects, Mukesh et Laura Valabhji et Leslie Benoiton, sont maintenus en détention. L’ancien bras droit de feu Albert René, Mukesh Valabhji, et son épouse ont été les premiers arrêtés par la commission anticorruption des Seychelles, le 18 novembre. Puis cela a été au tour du haut officiel militaire Leslie Benoiton et de l’ancien ministre des Finances, Maurice Lousteau Lalanne, qui est en détention provisoire pour 14 jours.

L’ancienne directrice générale au ministère des Finances, Lekha Nair, a également été arrêtée et traduite devant la Cour suprême des Seychelles. Elle est la seule à avoir été remise en liberté conditionnelle jusqu’ici. La sixième personne interpellée est l’ancienne Première dame, Sarah Zarqani-René, 63 ans, arrêtée par la commission anti-corruption des Seychelles, le 26 novembre. Après sa comparution devant le juge en chef Ronny Govinden, elle est en détention provisoire jusqu’au 13 décembre. Au cœur de cette enquête sans précédent de la commission anticorruption seychelloise, la disparition de Rs 2,2 milliards (50 millions de dollars américains), un don du gouvernement d’Abu Dhabi au gouvernement seychellois pour sa population en 2002. Avant que la police ne tombe sur toutes ces armes et munitions.

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