Sud-africains en quarantaine: les (més)aventures des Stein

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Carla Stein et sa famille ne pensaient pas que les premières minutes sur le sol mauricien allaient virer au cauchemar.

Carla Stein et sa famille ne pensaient pas que les premières minutes sur le sol mauricien allaient virer au cauchemar.

Ces vacances, cette famille n’est pas près de les oublier. Elle, qui se faisait un plaisir de venir à Maurice, pays multicolore qu’ils ont visité dix fois... Mais les Stein en ont vu de toutes les couleurs cette fois.

Carla Stein, mère de deux enfants âgés de 19 mois et de six ans, raconte le début de ‘l’aventure’. «Nous avons quitté Cape Town, vendredi à 7 heures, pour Johannesbourg. Et une fois sur place, nous avons découvert que le vol avait été retardé. On nous a même dit que les vols retours pourraient se faire après 11 jours, mais pour nous, cela ne posait pas de problème car nous avions prévu de venir pour 16 jours et avec une option de prolonger l’expérience car nous avons des amis chez qui nous pouvons également séjourner à Maurice.» Après quelques heures, finalement, la famille embarque sur un vol qui devrait durer trois heures. «Nous avons réalisé qu’il se passait quelque chose car l’équipage n’arrêtait pas de s’agiter alors que nous étions toujours au sol.»

C’est alors qu’on leur annonce que le vol a été reporté. «On nous a fait comprendre que l’équipage a travaillé plus de 12 heures et que légalement, il ne pouvait pas travailler davantage. Du coup, nous étions bloqués à l’aéroport.» Et avec deux enfants en bas âge, la famille n’était pas épargnée. «Nous avons dû récupérer nos valises et cela a été un gros cafouillage entre ceux qui prenaient leurs effets personnels et d’autres qui devaient embarquer. Certaines personnes ont même décidé d’annuler leur voyage vers Maurice. Pour les autres, on nous a conduits vers un hôtel non loin de l’aéroport. Il était presque 23 heures….» Toutefois, ils ont été informés que le vol a été reprogrammé pour 8 heures, le lendemain matin. «Sur le site d’Air Mauritius, il était stipulé que le vol serait pour 10 heures. Et après quatre heures de ‘repos’, on était de nouveau à l’aéroport.»

Carla Stein confie qu’après encore un retard, l’avion a pris son envol vers midi. «Finalement, quand l’avion a décollé, tous les passagers ont applaudi, exprimant leur soulagement, leur joie.» Ils ne savaient pas alors qu’ils n’étaient pas au bout de leurs peines…. «On nous avait dit que le test PCR allait se faire à l’hôtel mais une fois sur place, on a dû le faire.»

Carla Stein et sa famille ne pensaient pas que les premières minutes sur le sol mauricien allaient virer au cauchemar.

Puis, le chaos est arrivé. «Organized chaos but chaos nonetheless.» Une fois les examens effectués, au bout de 40 minutes, la famille a pu prendre possession de ses valises. «Par contre, près de l’entrée, 15 à 20 personnes en uniformes se tenaient là, empêchant les voyageurs de quitter l’enceinte de l’aéroport. On nous a dit que le ministre de la Santé a fait une annonce dix minutes plus tôt pour informer que tous les passagers devront attendre les résultats des tests PCR et auront à effectuer une quarantaine de 14 jours. Ce qui a énervé certains, car il faut savoir qu’avec la fatigue, cela devenait compliqué à gérer.»

La jeune mère de famille ajoute qu’il faisait très chaud à l’aéroport car la climatisation était éteinte. «Pas de nourriture et aucune provision d’eau n’a été faite pour nous. Nous avons réussi à acheter quelques friandises pour les enfants. Heureusement que l’un des employés nous a donné deux verres d’eau glacée pour les enfants.» Au bout d’une heure d’attente, des bouteilles d’eau et des sandwichs ont été distribués aux voyageurs. «Le souci c’est que personne ne savait ce qui se passait. Certains n’ont pu prendre leur vol de connexion, et cela a commencé à être pénible dans l’aéroport.» Grâce à des renseignements glanés çà et là, les voyageurs ont compris que ceux qui sont arrivés par le vol précédent n’ont pas à faire de quarantaine. «La police a su gérer la situation malgré la tension qui régnait.»

Une fois, cette (més) aventure terminée, tous les voyageurs ont été acheminés vers un hôtel, dont Voila Bagatelle. «Une fois sur place, nous avons reçu un peu de nourriture, il faut savoir qu’il était 2 heures du matin.» A sa grande surprise, la valise de son époux avait subi quelques dégâts, et ne pouvait même pas se refermer. Au petit matin, Carla Stein ajoute qu’après un petit déjeuner «décent», ont leur a dit qu’ils devaient changer d’hôtel. «A 14 heures, il fallait bouger et nous avions demandé à l’hôtel de nous aider pour la valise de mon époux.» Direction alors Grand-Baie, où la famille a été conduite à l’hôtel Veranda. «Nous avons cru comprendre que si les tests PCR sont négatifs, alors on devra faire une septaine mais si parmi les tests effectués à l’aéroport, certains sont positifs, alors on devra tous effectuer une quatorzaine.» A hier soir, la famille attendait toujours des informations à ce propos. 

Malgré tout, la famille Stein, résiliente, compte faire contre mauvaise fortune bon cœur. «Nous allons essayer de profiter de nos vacances. Même si ce n’est pas facile d’être confinés dans une chambre avec deux petits. Déjà deux jours de passés, et nous ne savons pas encore pour combien de temps nous serons bloqués entre quatre murs...» 

Carla espère qu’elle pourra obtenir quelques snacks pour ses enfants et aussi du lait pour son petit dernier. «On devait passer huit jours à l’hôtel Shandrani et huit autres à l’hôtel Le Paradis. On souhaite que tout se passera pour le mieux...»

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