Candos: la morgue de l’hôpital Victoria de nouveau en service

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Les autopsies ont repris à l’hôpital Victoria, après une semaine d’arrêt, et ce, même sur les cadavres positifs.

  Les autopsies ont repris à l’hôpital Victoria, après une semaine d’arrêt, et ce, même sur les cadavres positifs.  

Après une semaine d’inactivité, la morgue de l’hôpital Victoria, à Candos, a repris ses services mardi. Cette section s’était retrouvée paralysée le mardi 9 novembre après que deux attendants affectés à l’établissement ont été testés positifs au Covid-19. Depuis, tout exercice d’autopsie était dirigé vers la morgue de l’hôpital Jeetoo, à Port-Louis.

Cette semaine a créé bien des inconvénients. Des membres du public ont dû prendre leur mal en patience, certains ayant des difficultés à se rendre dans la capitale. Pourtant, une circulaire du ministère de la Santé datant du 12 novembre avait fait état de remplacement pour les «attendants» malades avec effet immédiat. Un officier de l’hôpital Jeetoo et un autre du Brown Séquard Mental Health Care Centre ont été désignés pour assurer la suppléance temporairement le temps que les deux attendants puissent reprendre leur poste. Mais il semblerait que le message n’ait pas été passé. Ce n’est qu’hier que le nécessaire a été fait.

Après ce couac, la morgue de l’hôpital Jeetoo s’est retrouvée surchargée durant une journée avec une vingtaine d’autopsies à être effectuée. Rappelons que depuis quelques mois, les médecins légistes de la police sont aussi à haut risque. Car si dans le passé les autopsies n’étaient pas pratiquées sur les cadavres positifs au Covid-19, depuis plus de deux mois, c’est le cas. Du coup, bien qu’équipés de Personal Protective Equipment, gants, face shield et masque, les médecins-légistes sont exposés à de grandes quantités de poussière d’os, d’aérosols liquides et à de grosses gouttelettes de sang et de liquide céphalo-rachidien.

Selon nos sources, les autopsies crâniennes médico-légales nécessitent l’utilisation d’une scie oscillante à grande vitesse pour retirer la calotte crânienne. «La lame de scie génère des nuages de fines particules de poussière osseuse et des gouttelettes qui pourraient présenter un grave risque d’inhalation. Des concentrations de poussières osseuses respirables sont notées dans la zone de respiration de l’opérateur de la scie. Des particules grossières et des gouttelettes ont également été générées avec des trajectoires s’étendant jusqu’à 50 cm de la lame de l’objet. Ceux-ci pourraient transmettre une infection après impact sur les surfaces corporelles exposées. De plus, comme il y a beaucoup d’eau à la morgue, nous obtenons beaucoup de propagation de gouttelettes», expliquent-elles. Par ailleurs, bien que tous les hôpitaux de l’île possèdent une morgue, les examens pathologiques post-mortem et les autopsies sont pratiqués à l’hôpital Jeetoo ou à celui de Candos.

Sollicitée, la cellule de communication du ministère de la Santé confirme que la morgue est bien opérationnelle le 17 novembre. «Il y a eu un contretemps à cause des cas positifs. Mais là, c’est business as usual», confie notre interlocuteur.

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