Diabète chez les enfants: une étude en cours

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Depuis ces dernières années, un constat est fait par les professionnels de santé, celui du rajeunissement des diabétiques à Maurice. Pour lutter contre cette situation, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP) a décidé d’axer ses recherches sur les maladies non transmissibles, dont le diabète.

Même si nous sommes une petite île, nous nous classons parmi les pays au monde ayant le plus de personnes diabétiques de type 2 (DT2). Ce constat paraît encore plus alarmant quand nous constatons que de plus en plus de jeunes souffrent de diabète du type 2. Une tendance, qui s’est renversée car autrefois, ce type de diabète était rare chez les plus jeunes. L’un des facteurs déterminants à cette inquiétante augmentation est la prévalence accrue de l’obésité infantile. En 2012, une étude a établi que dans 23 écoles primaires locales, 20 % des garçons et 24 % des filles étaient en surpoids ou obèses. Dans le but de faire face à cette situation, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP), créé en 2004, et qui est une société internationale de Recherche sous Contrat (CRO), pionnière dans le domaine de la recherche et du développement cosmétique et pharmaceutique à Maurice, a décidé d’axer ses recherches sur les maladies non-transmissibles, dont le diabète, tout en sensibilisant parents et enfants à l’importance d’adopter de bonnes habitudes alimentaires et de pratiquer une activité physique régulière.

Dr Anjuli Gunness, diabétologue, endocrinologue et Sub-investigator
dans le cadre de l’essai clinique au CIDP.

Dans ce contexte, le CIDP effectue des recherches sur de nouvelles thérapies. «Depuis quelques années, le CIDP fait des essais pédiatriques pour le DT2 afin d’accélérer l’introduction de nouvelles thérapies sur le marché. L’essai en cours se concentre sur l’évaluation de l’utilisation d’un médicament expérimental chez des patients âgés de dix à 17 ans souffrant de DT2. Ce médicament est déjà approuvé pour une utilisation chez les adultes et son efficacité est maintenant évaluée sur la population pédiatrique», explique Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP. Cette dernière ajoute que «les patients sont bien encadrés pendant toute la durée de leur participation à l’étude et bénéficient d’une évaluation complète, d’un suivi individuel avec des diabétologues et, le cas échéant, de traitements, qui ne sont pas aussi facilement disponibles localement».

Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP.

Si trouver de nouvelles thérapies peut améliorer la vie des diabétiques, prévenir cette maladie est encore mieux. Pour le Dr Anjuli Gunness, diabétologue, endocrinologue et Sub-investigator dans le cadre de l’essai clinique au CIDP, il est important d’être plus proactif dans le dépistage des enfants. Selon cette dernière, des sessions de dépistage doivent avoir lieu dans toutes les écoles, en commençant par les enfants à risque, soit avec un indice de masse corporelle (IMC) élevé ou ayant des antécédents médicaux familiaux importants. «Cela permettrait d’identifier les enfants, qui présentent un risque élevé de développement du diabète et d’intervenir sur leur mode de vie. Il faut noter que, malheureusement, la moitié des enfants souffrant du diabète peuvent ne présenter aucun symptôme. D’autres peuvent présenter des symptômes typiques tels qu’une soif accrue et un besoin plus fréquent d’uriner. De plus, si le taux de sucre est très élevé, les enfants peuvent commencer à perdre du poids et se plaindre d’une vision floue. Parfois, les symptômes peuvent être plus subtils, avec des infections urinaires ou génitales récurrentes, des règles irrégulières chez les filles, ou des plaies, qui ne guérissent pas ou lentement», poursuit la diabétologue et endocrinologue.

S’il n’existe pas, jusqu’ici, des traitements curatifs pour le diabète, il est démontré que chez certains patients en surpoids souffrant de DT2, une importante perte de poids et l’amélioration de leur régime alimentaire peuvent mettre le diabète en rémission pendant un certain nombre d’années. De plus, ils peuvent également avoir besoin de moins de médicaments, voire aucun, pour traiter leur diabète. «Notre alimentation et notre mode de vie peuvent avoir un impact majeur sur l’évolution de la maladie et restent un élément clé du traitement. Les parents doivent donner l’exemple si leurs enfants souffrent de DT2. Il sera difficile de dire à un enfant de prendre son diabète au sérieux, de manger moins de glucides ou de faire plus d’exercice, si les adultes ne le font pas eux-mêmes. Ces bonnes habitudes profiteront à toute la famille. Le suivi avec des professionnels – diabétologues, diététiciens, psychologues et ophtalmologues, si nécessaire, est aussi primordial. Le diabète est une maladie difficile à vivre et à supporter, et il est important que les parents et les enfants bénéficient du meilleur soutien possible», conclut le Dr Anjuli Gunness.

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