Pétition électorale: la salle des ordinateurs dénoncée par Adrien Duval

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La salle des ordinateurs dans les centres de vote aux élections générales de novembre 2019 a été dénoncée par Adrien Duval, candidat battu de l’Alliance Nationale dans la circonscription no 17 (Curepipe-Midlands). L’existence de cette salle d’ordinateurs a été au centre du contre-interrogatoire d’Adrien Duval par Me Priya Ramjeeawon-Varma, Assistant Parliamentary Counsel, en Cour suprême, hier.

Répondant aux questions de Me Varma, le pétitionnaire a maintenu que le jour du décompte de voix dans cette circonscription, il y a eu des «erreurs, des votes fictifs, des irrégularités et des anomalies». Les candidats de l’Alliance Nationale n’étaient pas au courant de ce qui se passait dans cette salle d’ordinateurs car l’accès leur avait été interdit, a-t-il souligné. Pour Adrien Duval, le jour du dépouillement des voix, il y a eu des «counting errors and improper events have taken place».

Dans trois salles de décompte des voix, des chaises pour enfants ont été données aux candidats et autres agents. Ils étaient mal à l’aise pour suivre le dépouillement et pour vérifier les bulletins, a expliqué Adrien Duval. Cela a handicapé leur vision. Alors que dans les autres salles, il n’y avait même pas de chaises pour les candidats de l’Alliance Nationale et leurs agents.

Adrien Duval a fait état d’actes de violence dans la cour de l’écolele jour du dépouillement, provoqués par des activistes du Mouvement socialiste militant (MSM), qui se sont montrés hostiles envers lui et les autres candidats et agents de l’Alliance Nationale. «J’ai été insulté par un groupe hostile, proche du MSM, dans la cour de l’école. Les activistes de l’Alliance Morisien m’ont empêché de regagner ma voiture. Une bagarre a éclaté. Je n’ai pas vu le Returning Officer. It was a clear moment of chaos», a-t-il soutenu.

Poursuivant son récit, il a indiqué que la police a permis aux fauteurs de troubles de pénétrer dans la cour de l’école. «Ils ont menacé le candidat Michaël Sik Yuen, qui a été escorté hors de la cour. Les agents du MSM m’ont abordé pour me mettre dehors. La police n’a pas agi avec impartialité», a-t-il expliqué, ajoutant que les policiers étaient incapables de rappeler à l’ordre les activistes de l’Alliance Morisien. Les témoins, qui vont déposer, donneront les noms des fauteurs de troubles ce jour-là, a déclaré Adrien Duval.

Répondant aux questions de Me Rishi Pursem, Senior Counsel, qui représente l’Electoral Supervisory Commission (ESC), Adrien Duval a soutenu que la situation dans la salle d'ordinateurs «was very unusual and strange» et était opaque et obscure lors du décompte des voix.

Adrien Duval a rappelé que dans les documents soumis aux candidats de l’Alliance Nationale, aucune mention n’avait été faite de l’existence de la salle d’ordinateurs dans le centre de dépouillement. À une autre question de Me Pursem, Adrien Duval a souligné que le fonctionnaire responsable de la salle des ordinateurs lui a dit que le «system broke down» et que «le pointage a été fait à la main».

Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, qui représente les élus de l’Alliance Morisien, a indiqué à Adrien Duval qu’il n’y avait aucune plainte à la police par rapport aux violences dans la cour de l’école. Le candidat battu a maintenu qu’il y avait bel et bien de la violence orchestrée par les activistes de l’Alliance Morisien.

Adrien Duval a indiqué que s’il n’y avait pas eu des irrégularités et d’autres erreurs dans le comptage des voix, il aurait été élu à la troisième place devant Kenny Dhunoo. Dans sa pétition, Adrien Duval réclame un recomptage des votes dans la circonscription n°17. Les juges Iqbal Maghooa et Gaytree Jugesseur-Manna entendront, ce matin, les dépositions des témoins appelés par le pétitionnaire.

La photo interdite

Ivan Collendavelloo a voulu frapper un grand coup en montrant une photo des fonctionnaires affectés au décompte des voix dans une «counting room». Sauf que cette photo n’était pas légale car on n’a pas le droit de faire des photos dans une «counting room». Me Jacques Panglose, l’avocat d’Adrien Duval, a tout de suite objecté à ce que ce cliché soit présenté. La juge a retenu l’objection. Beaucoup se demandent pourquoi l’avocat Collendavelloo s’est cru permis de recourir à un procédé illégal…

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