Discothèques: appel des propriétaires aux autorités pour sanctionner les activités illégales

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De g. à dr. : Lorenz Gaïqui, directeur à Lakaz Cascavelle, Meidy Ramasamy, propriétaire du Safari Bar, Popo Hazareesing, propriétaire du Gentlemen’s Club, et Jean-Pierre Gambini, propriétaire de Lakaz Cascavelle

De g. à dr. : Lorenz Gaïqui, directeur à Lakaz Cascavelle, Meidy Ramasamy, propriétaire du Safari Bar, Popo Hazareesing, propriétaire du Gentlemen’s Club, et Jean-Pierre Gambini, propriétaire de Lakaz Cascavelle.

Les propriétaires de discothèques ne supportent plus de parler dans le vent. Ces derniers dont les activités sont à l’arrêt depuis le confinement de l’année dernière peinent à régler leurs factures et payer les employés. En sus de cela, ils dénoncent certains business qui opèrent dans l’illégalité. Ils crient à la concurrence déloyale.

L’Association of Night Clubs and Private Clubs, qui compte une dizaine de membres dont Popo Hazareesing, propriétaire du Gentlemen’s Club, Meidy Ramasamy, propriétaire du Safari Bar, et Jean-Pierre Gambini, propriétaire de Lakaz Cascavelle, entre autres, ont réagi maintes fois face aux commerces qui font du clubbing sans en avoir le permis. «Des gens prennent un permis de restauration puis engagent un DJ qui joue jusqu’à 4 heures du matin tous les week-ends, alors que nous, qui respectons la loi et la situation sanitaire, ne travaillons pas», confie Popo Hazareesing. «Vendredi dernier nous avons ouvert en tant que pub», explique Jean-Pierre Gambini, propriétaire de Lakaz Cascavelle. «À 2 heures lorsque nous avons annoncé à nos clients que nous fermons, ils ont quitté l’endroit pour se rendre dans d’autres pubs qui sont restés ouverts jusqu’à 5 heures du matin! La loi doit être appliquée pour tous!»

Un certain relâchement a été noté dans certaines régions de l’île, notamment dans le nord, où selon les membres de l’association, les bars, pubs et même les catamarans s’en donnent à cœur joie et accueillent des centaines de personnes en organisant des soirées estudiantines où des mineurs consomment des boissons alcoolisées.

Selon Popo Hazareesing, plusieurs plaintes ont été faites à travers la plateforme de la Citizen Support Unit. Des policiers feraient des descentes sur les lieux pour remettre aux propriétaires une contravention qui ne découragent pas ces derniers, qui rouvrent le week-end d’après. «Le directeur de la Tourism Authority a le pouvoir légal d’émettre un ordre de fermeture, de révoquer ou de suspendre leur permis. Pourquoi ne le fait-il pas ?», se demande les membres de l’association.

Les propriétaires de discothèques, qui peinent à joindre les deux bouts, ont reçu une aide financière de la Development Bank of Mauritius (DBM) variant de Rs100 000 à Rs1 million qu’ils devront rembourser. Selon l’association, certains des propriétaires ont reçu différents montants tandis que d’autres n’ont pas été aidés. «Nos activités sont restées fermées durant un an. Cette aide n’est donc pas suffisante», déplorent ces derniers. «Tant que nous n’obtenons pas l’autorisation de reprendre nos activités comme nous le faisions avant la pandémie, on demande donc un soutien financier additionnel qui nous sera remis en forme de prêt qu’on remboursera au fur et à mesure.» D’ajouter que ce secteur a énormément souffert et qu’ils se retrouvent dans l’obligation de puiser dans leurs fonds personnels pour régler leurs factures et payer les employés. D’ailleurs, ils se disent toujours dans le flou quant à la réouverture de leur business. «Qu’ils viennent nous indiquer au moins le mois qu’ils pensent pouvoir nous autoriser à rouvrir nos activités.»

Contactée afin de savoir s’il est possible de connaître la date de réouverture des discothèques, une source au ministère du Tourisme déclare que la décision est discutée au sein du High Level Commitee et non au niveau dudit ministère. De son côté, Lindsay Morvan, directeur général de la Tourism Authority, explique qu’effectivement plusieurs plaintes ont été enregistrées concernant des propriétaires de restaurants et bars entre autres qui agissent dans l’illégalité. «Au niveau de la Tourism Authority nous appelons ces propriétaires, et en présence de la police du Tourisme et de la police de l’Environnement, nous leur donnons l’occasion de se défendre, et s’ils ne donnent aucune explication raisonnable nous entamons donc les démarches pour la suspension de leur permis», nous explique Lindsay Morvan. D’ajouter que dans le passé, plusieurs permis de restaurants ont été suspendus. Pour ce qui est du soutien financier additionnel que réclame l’association des propriétaires de discothèques, Lindsay Morvan explique que tout comme pour la date de la réouverture, c’est au High Level Committee de travailler sur la question.

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