Festival du livre de Trou d’Eau Douce: un événement qui se veut pérenne

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De g. à dr: Poonam Seetohul, Barlen Pyamootoo et Delphine Berthommier.

De g. à dr: Poonam Seetohul, Barlen Pyamootoo et Delphine Berthommier.

Si le 1er octobre marque l’ouverture de nos frontières, cette date sera aussi consacrée à un événement majeur autour du livre, soit la première édition du Festival du livre de Trou d’Eau Douce, dont la tête pensante est l’écrivain Barlen Pyamootoo. Cela fait plus d’une année qu’il pense à ce projet. 

Ce n’est pas la première fois que l’auteur est au coeur d’une organisation autour d’un festival ou d’un salon du livre. En septembre 2000, il était un des organisateurs du premier Salon international du livre à Grand-Baie, puis en 2003, c’était à Trou d’Eau Douce qu’il avait organisé un festival du livre. Ce qui différencie ce salon et ce festival de celui qu’il compte présenter en octobre sera la pérennité de l’évènement. Barlen Pyamootoo y tient. «Ce sera un festival qui va durer des années. Tous les ans, il y aura un pays, qui en sera l’invité d’honneur. L’année prochaine, ce sera la France. J’ai déjà en tête une vingtaine d’éditions. Le fait de pérenniser un festival est une manière de nous ancrer, et puis peut-être, d’avoir une influence sur le cours des choses littéraires à Maurice», souligne Barlen Pyamootoo. 

Lors de la présentation de ce festival, mercredi, au restaurant Le Four à Chaux à Trou d’Eau Douce, Rama Poonoosamy, directeur de l’agence Immedia et partenaire de cet événement, a qualifié ce festival d’«événement littéraire post-confinement de Maurice». «Barlen Pyamootoo a toujours à coeur à partager ses passions, soit la créativité artistique, et à Maurice, nous avons beaucoup de talents, qui demandent ce genre de plateforme pour pouvoir émerger. Nous espérons que les conditions sanitaires permettront aux Mauriciens, amoureux de lecture, de découvrir davantage les auteurs locaux parce que lire est une activité, qui ouvre l’esprit, qui nous fait voyager», a souligné Rama Poonoosamy. 

Le Festival du livre de Trou d’Eau Douce a trois objectifs «inspirer et motiver les Mauriciens et ceux qui vivent à Maurice à lire, les encourager à écrire, et enfin, à promouvoir Trou d’Eau Douce». Afin d’atteindre ces objectifs, le festival proposera plusieurs stands de vente de livres à prix promotionnels. 

Un prix L’Atelier Littéraire est également au coeur de cet événement. Ainsi, 41 manuscrits de Mauriciens d’ici et d’ailleurs, en trois langues, soit en anglais, français et créole, sont parvenus à l’organisateur. «Il y a parmi des écrivains confirmés, mais également des noms méconnus et j’en suis ravi», a déclaré Barlen Pyamootoo. Le jury est composé de ce dernier, de Poonam Seetohul et de Delphine Berthommier (photo). «Nous avons reçu des manuscrits de genres divers. Cela va de romans aux poèmes, en passant par des nouvelles», souligne Delphine Berthommier. Enfin, afin de promouvoir Trou d’Eau Douce, il est impératif pour Barlen Pyamootoo d’y inclure les habitants de la région. Ainsi, plusieurs jeunes de la localité feront des lectures de poésies durant le festival. «On ne peut pas faire un festival à Trou d’Eau Douce et ne pas impliquer les habitants de la localité», souligne l’auteur de Bénarès. 

Cette première édition du Festival du livre de Trou d’Eau Douce regroupera 13 manifestations et une quarantaine de participants. C’est avec le lancement d’un livre de photos sur Trou d’Eau Douce et portant la griffe de Sharvan Anenden et Laurent de Froberville que s’ouvrira ce festival, le 1er octobre. Le nom du grand gagnant du prix L’Atelier Littéraire sera connu le dimanche le 3 octobre aux alentours de 17 heures. La personne primée repartira avec un prix de Rs 100 000. Tout au long du week-end, le festival sera rythmé par des échanges, des débats et des lectures de poèmes, entre autres. 

Le programme de ces trois jours a été compilé dans un catalogue gratuit, publié à 3 000 exemplaires. Tel un livre que l’on feuillette, on y retrouve des extraits de textes. Sentier des mots et d’émotions, ils nous guident d’une manifestation à l’autre. Le public est invité à les découvrir à partir du 1er octobre à 17 heures.


Les jeunes de Trou d’Eau Douce sont partie prenante de ce festival

Mégane Géroflé, Romain David, Enzo Dardenne et Gësa Lacour (photo : de g. à dr.), quatre jeunes habitants de Trou d’Eau Douce, participeront à ce festival. «Pour nous ce sera la première fois que nous participons à un tel festival à Trou d’Eau Douce. Nous pensons qu’à Trou d’Eau Douce et à Maurice en général, la littérature n’est pas connue de tout le monde, nous nous sommes dits que pour notre village, et pour Maurice, ce serait bien de participer à cet événement. De plus, nous sommes tous des amoureux de littérature», expliquent-ils. Megane Géroflé, Romain David, Enzo Dardenne et Gësa Lacour feront la lecture d’extraits de textes, notamment lors d’un hommage, qui sera rendu à Edouard Maunick, le samedi 2 octobre, à partir de 11 heures, et lors du lancement du livre «Raymonde de Kervern, lnédits» d’Agnès Larcher, le dimanche 3 octobre, à 11 heures.

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