Taux d’anticorps post-vaccin: les tests disponibles dans le privé seulement

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Le laboratoire de virologie de Candos doit rendre ses conclusions sur le développement des anticorps post-vaccination anti-Covid «sous peu».

Le laboratoire de virologie de Candos doit rendre ses conclusions sur le développement des anticorps post-vaccination anti-Covid «sous peu».

Huit mois après le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, deux questions préoccupent ceux qui ont été inoculés en premier : est-ce que les anticorps développés subsistent encore à ce jour ? Si oui, combien de temps dureront-ils avant de disparaître complètement ? Des interrogations qui surgissent avec le taux élevé de contaminations parmi les vaccinés (plus de 55% des contaminés à Maurice ont déjà reçu leurs deux doses selon les chiffres officiels). 

Du côté du ministère de la Santé, l’on explique qu’un rapport du laboratoire de virologie de Candos est attendu à ce sujet sous peu. Le document comprendra les conclusions d’une étude menée sur le développement des anticorps post-vaccination anti- Covid-19. Plusieurs facteurs sont pris en compte pour cette étude, soit le type de vaccin administré, l’âge de la personne inoculée, la présence ou pas de comorbidité, une précédente contamination au virus, entre autres. 

Il n’est toutefois pas encore possible de réclamer soi-même un test sérologique visant à déterminer le taux d’anticorps d’une personne, dans le domaine public. Idem dans les pharmacies, qui n’offrent que des tests antigènes pouvant détecter une infection active du Covid-19. La seule façon possible d’avoir des réponses à ce sujet, c’est à travers des laboratoires au privé, qui effectuent des tests sanguins pour vérifier la présence d’anticorps. Au laboratoire C-Lab par exemple, les tests sérologiques peuvent être faits contre des prix variant entre Rs 1 100 et Rs 1 400. Les résultats peuvent être obtenus en l’espace de 30 minutes si un test rapide est effectué. Sinon, cela prend normalement entre quatre et six heures. 

Test sérologique ? 

Le test sérologique est un diagnostic rétrospectif qui consiste à rechercher la présence d’anticorps dans le sang. Normalement, ces anticorps apparaissent soit quelques semaines suivant une infection à SARS-Cov2 soit une semaine suivant une vaccination (anticorps protecteurs). Il existe deux catégories d’anticorps : les lgM, qui concernent les anticorps qui apparaissent dans les jours qui suivent une infection et les lgG, qui concernent une apparition plus tardive des anticorps. Contrairement à un test PCR ou un test antigène, le test sérologique n’est pas un test de dépistage ni ne permetil de savoir si une personne est contagieuse ou pas. Il n’existe pas encore une étude publiée ou validée qui permet d’établir de façon définitive la concentration d’anticorps nécessaires qui garantit une protection complète contre le Covid-19. Cela est souvent sujet à l’interprétation d’un médecin. 

Efficacité réduite du Covaxin 

Une étudiante mauricienne, détentrice d’un passeport français, s’est retrouvée dans l’obligation de se faire à nouveau vacciner en France moins de trois mois après avoir reçu sa deuxième dose du vaccin Covaxin. La raison ? Un test sérologique, nécessaire pour tous les citoyens européens, a détecté un taux quasi-nul d’anticorps contre le Covid-19. Selon son père, elle a dû s’inoculer avec le vaccin Pfizer pour pouvoir bénéficier d’un «pass sanitaire», exigé dans plusieurs lieux publics en France. 

Rappelons que le Covaxin est un vaccin Covid-19 à base de virus inactivé développé par la société indienne Bharat Biontech en collaboration avec l’Indian Council Medical Research (ICMR). Même si le vaccin se vante d’être efficace à 80% contre la souche originale du virus, une récente étude menée par un centre régional de l’ICMR démontre que le taux d’anticorps développés parmi les utilisateurs du Covaxin est «considérablement réduit» après deux mois seulement. L’étude a été effectuée avec la participation de 614 personnes. Un scientifique ayant participé à l’étude explique toutefois qu’il faudra un suivi étalé sur une période de deux ans pour déterminer avec certitude la durée de vie de ces anticorps.

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