Dans la presse du… 19 septembre 2000: une garden party au Réduit pour le centenaire de la naissance de feu SSR

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En compagnie du Premier ministre, le président Uteem, heureux que presque tous ses invités aient répondu présent.

En compagnie du Premier ministre, le président Uteem, heureux que presque tous ses invités aient répondu présent.

«C’est la première fois qu’il y a une telle affluence. Cela prouve l’affection que l’on a pour SSR. Je suis heureux de constater que l’on a répondu à 99 % aux invitations.» Le président Uteem était un homme heureux devant l’affluence au Réduit pour la garden party célébrant le centenaire de la naissance de feu SSR, raconte l’express du 19 septembre 2000. 

Les invités auront remarqué que Navin Ramgoolam évitait de rencontrer sir Anerood Jugnauth. Paul Bérenger a, lui, discuté avec des directeurs de corps parapublics et de banques. Finances obligent ! Sa conversation avec Arnaud Dalais, président du Syndicat des sucres et membre du Joint Economie Council, n’est pas passée inaperçue. 

Pour la petite note politique, Paul Bérenger et Ivan Collendavelloo ne se sont pas croisés. «Je ne l’ai pas vu. Il est là ? Ah bon !» a ironisé ce dernier, qui a, en revanche, salué sir Anerood Jugnauth et Navin Ramgoolam. Kader Bhayat, figure historique des élections de 1982, a attiré Paul Bérenger dans un coin, en disant «mo bizin koz ar twa». Ce fut ensuite le tour de sir Anerood Jugnauth. 

On entendait fuser les «félicitations» ou les «condoléances». Certains exclus du PTr, à l’instar d’Hervé Aimée, étaient là. Parmi les nouveaux élus, on pouvait noter les ministres Ashok et Pravind Jugnauh, Nando Bodha, Steven Obeegadoo et Anil Gayan. Du côté des affaires, entre autres, George Conabeer, directeur d’Airports of Mauritius, un peu esseulé, et Tim Taylor, directeur de Rogers. 

Dans les jardins du château, la nouvelle cour du roi s’est montrée. La curiosité de tous a été satisfaite ; certains ont pu voir les nouveaux grands du pays. Le temps s’est montré conciliant. On a beaucoup plus évoqué le présent que le passé...





La statue de sir Seewoosagur Ramgoolam dévoilée

Tout en bronze, la statue de sir Seewoosagur Ramgoolam se dresse majestueusement du haut de ses onze pieds sur le front de mer, à Port-Louis. Faisant face à l’Hôtel du gouvernement, elle représente celui qui avait mené Maurice à l’indépendance et qui tient dans sa main droite la Constitution du pays. C’est ce que décrit l’express dans son édition du 19 septembre 2000. Une cérémonie protocolaire empreinte de simplicité a eu lieu la veille pour le dévoilement de la statue à l’occasion du centenaire de la naissance du tribun. Elle a été marquée par la présence de nombreuses personnalités politiques et des membres du corps diplomatique. Arvin Boolell, Kailash Purryag, Sarat Lallah et Dan Beeharry étaient les rares éléments travaillistes qui ont tenu à assister à la cérémonie.

Sir Seewoosagur Ramgoolam a rejoint ses illustres compagnons de la Place d’Armes.

C’est le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, qui a procédé au dévoilement de la statue, en présence du président de la République, Cassam Uteem, du lord-maire, Sunil Gopaul, et des deux enfants de sir Seewoosagur, Navin Ramgoolam et Sunita Joypaul. 

La statue a coûté Rs 1,2 million. Après des différends avec un sculpteur indien, le gouvernement mauricien a alloué le contrat à un sculpteur mauricien, Devanand Bungshee. Ce dernier, diplômé de l’Université de Baroda en Inde, est un habitué des figures historiques. Parmi ses oeuvres, on retrouve les statues de Sookdeo Bissoondoyal, Maurice Curé, Alex Bhujoharry et du Mahatma Gandhi. Devanand Bungshee, qui possède une galerie d’art et une fonderie, à Pointe-aux-Piments, dit toute sa «fierté» d’avoir réalisé le mémorial de SSR qui, selon lui, est «un des plus grands monuments à Maurice».




Paul Bérenger plaide en faveur de la médecine traditionnelle ayurvédique

«Nous avons besoin à Maurice d’une médecine de pointe, mais il nous faut également promouvoir la médecine traditionnelle, en particulier, la médecine ayurvédique», a déclaré Paul Bérenger dans l’express du 19 septembre 2000, tout en regrettant que l’ancien régime n’ait pas cru bon d’encourager la médecine traditionnelle. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances s’exprimait au Sir Seewoosagur Ramgoolam Medical College, à Belle-Rive, la veille. C’était lors du lancement de Gems from SSR, un recueil de citations de l’ancien Premier ministre compilées par Bhishmadev Seebaluck. Cette cérémonie a eu lieu dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de SSR. 

Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger lors du lancement du recueil «Gems from SSR».

Paul Bérenger devait auparavant exprimer également sa «tristesse» que sir Veerasamy Ringadoo nous ait quittés le jour même de ses 80 ans et du lancement de sa biographie, et à quelques jours de la célébration de la naissance de SSR. «C’aurait été une belle occasion de leur rendre hommage à tous deux», a-t-il ajouté. 

Pour sa part, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, s’est appesanti sur la contribution de SSR à la construction de la nation mauricienne. «Cette compilation permettra aux lecteurs d’avoir une idée de la lutte menée par SSR», a-t-il expliqué, en parlant du recueil.

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