Covid-19 - décès: autopsie seulement en cas de meurtre

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Jusqu’ici l’autopsie des patients décédés du Covid-19 n’est pas effectuée. Pourquoi ? Selon des sources médicales, cela est impossible car Maurice n’aurait pas la technologie nécessaire. Plusieurs questions se posent depuis le décès de la petite Keira Esther, dont l’autopsie n’a pas pu se faire. Le corps médical a expliqué qu’une autopsie était impossible car l’enfant était positive au virus. Cependant, une autre question se pose : que se passerait-il si un jour un meurtre est commis et que la victime est positive au Covid-19 ?

Selon l’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office, dans ce cas-là, une autopsie sera fondamentale. En effet, il explique que même si cela n’est pas encore arrivé, la question a déjà été évoquée. «Sans aucun doute, s’il y a un meurtre, il faudra faire une autopsie. Le personnel légiste et les enquêteurs devront être équipés pour connaître la cause du décès de la victime, quoi qu’il en coûte.»

Selon nos sources médicales, ce serait seulement dans ce cas de figure qu’une autopsie pourrait se faire sur une personne positive. En effet, comme cité à maintes reprises, l’autopsie d’une personne porteuse du virus n’a pas été faite jusqu’à aujourd’hui car elle comporte des risques énormes pour les médecins légistes, policiers. Selon nos informations, l’État devrait débourser plus d’un million pour les appareils requis, comme des extracteurs spéciaux, entre autres. Mais comment et pourquoi en cas de meurtre, pourrait-on le faire ?

Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, médecin légiste en chef de la police, explique qu’il ne s’agit pas de pouvoir le faire dans un tel cas mais de prendre le risque de le faire. «Jusqu’ici, peu importent les autopsies qui sont faites, toute l’équipe est en PPE. Il est sûr que demain s’il y a une victime de Covid-19 sur la table d’autopsie, nous l’aurons aussi mais les morgues de Maurice ne sont pas équipées pour autopsier des personnes positives au Covid-19. Toutefois, s’il y a un meurtre, ce que nous n’espérons pas, nous devrons prendre le risque d’autopsier le patient malgré tout.» Jusqu’ici, ajoute-t-il, s’il n’y a pas eu d’autopsie des patients positifs décédés, c’est parce que la cause de leur mort a été médicalement prouvée et évaluée par les professionnels de santé.

À ce jour, pour les vols, la police prend la déposition d’une victime, après qu’elle soit guérie du virus, mais pour les victimes de viol, l’inspecteur Shiva Coothen ajoute que des prélèvements sont faits sur les victimes, même si elles sont positives.

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