Élections à Rodrigues: une nouvelle OPR face à une opposition divisée

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Pour les prochaines élections, Johnson Roussety et Nicolas Von Mally ne seront pas sur la même plateforme, comme en 2017.

Pour les prochaines élections, Johnson Roussety et Nicolas Von Mally ne seront pas sur la même plateforme, comme en 2017.

Les prochaines élections régionales de Rodrigues seront beaucoup plus intéressantes que les précédentes. D’une part, les électeurs pourraient faire le choix entre plusieurs partis de l’opposition tandis que du côté du gouvernement sortant, dirigé par l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR), un nouveau visage pourrait se présenter comme candidat au poste du chef commissaire. 

Il existe une question qui est sans réponse actuellement, alors que la dissolution de l’Assemblée régionale pourrait se faire entre septembre et février. D’aucuns se demandent si le leader historique de l’OPR, Serge Clair, sera candidat au prochain scrutin. Âgé de 81 ans, l’actuel chef commissaire avait eu un souci de santé en juillet. Par la suite, il a été transféré à Maurice pour une intervention chirurgicale. D’ailleurs, il prend l’avion pour Rodrigues le 28 août. 

Lors de la campagne électorale des régionales de 2017, Serge Clair avait déclaré que c’étaient ses dernières élections. A-t-il changé d’avis ? En tout cas, plusieurs au sein de ce parti sont prêts à lui succéder. 

D’après un membre de l’OPR, si jamais Serge Clair cède le leadership, ce sera aux instances appropriées de désigner un nouveau leader. On affirme même qu’il pourrait aussi rester au sein de l’OPR. 

Minority Leader

De l’autre côté, l’opposition est divisée. Nicolas Von Mally, le leader du Mouvement Rodriguais (MR), l’a dit clairement : il ne travaillera pas avec les autres opposants de l’OPR. Deux partis de l’opposition ont été fondés par des anciens du MR qui ont quitté le bateau de l’ancien ministre. 

L’ancien chef commissaire, Johnson Roussety, a créé le Front patriotique de Rodrigues écologique (FPRe) alors que Franceau Grandcourt, l’ancien bras droit de Nicolas Von Mally, a bâti son propre parti, l’Union du Peuple de Rodrigues (UPR), l’année dernière. 

Son action a fait perdre à Nicolas Von Mally son siège de Minority Leader à l’Assemblée régionale. «Il n’est pas question d’alliance avec eux ni avec le PMSD Rodrigues. En revanche, j’invite ceux qui ont en marre de la politique de l’OPR à se joindre à nous. Prochainement, je présenterai ma nouvelle équipe», déclare le leader du MR. 

Poste de chef commissaire 

De leur côté, Franceau Grandcourt et Johnson Roussety étaient tombés d’accord pour travailler ensemble l’année dernière pour, éventuellement, présenter des candidats communs lors des élections régionales. Ils avaient même parlé de leur projet à la presse, mais chacun fait sa route. 

Johnson Roussety est bloqué en Australie où il poursuit ses études, mais il annonce qu’il sera candidat aux élections. «Je n’ai jamais quitté Rodrigues comme certains peuvent le penser. Donc, étant domicilié et un électeur à Rodrigues, je serai candidat même si je ne peux pas arriver le jour du Nomination Day. Il y a force majeure. Il n’y a pas de vol pour rallier Maurice, pour le moment, d’ici, où c’est compliqué. Beaucoup de gens comptent sur moi et je ne vais pas les laisser tomber», dit-il, tout en annonçant que son parti alignera des candidats dans les cinq régions. 

Qu’en est-il de l’alliance avec Franceau Grandcourt et les autres membres de l’UPR ? «Il n’y a aucune communication avec eux depuis un bon moment. D’ailleurs, je note que les tentatives pour unifier l’opposition sont dans une impasse. Chacun agit égoïstement et ne veut pas venir à une table ronde pour essayer de mieux se préparer», regrette-t-il. 

Un des points sensibles est le poste du chef commissaire. «Franceau Grandcourt veut être chef commissaire. Je n’ai pas de souci à ce sujet, mais il ne faut pas l’imposer. C’est aux partenaires de cette alliance d’en décider», ajoute-t-il. 

Choix entre partenaires

À l’express, le leader de l’UPR affirme qu’il n’a plus de contact avec Johnson Roussety, puisque ce dernier n’est pas à Rodrigues. Pour le fauteuil de chef commissaire, il souligne qu’effectivement, ce choix doit se faire entre les partenaires de cette alliance, mais estime que, de facto, ce poste devra revenir à son parti. «Nous sommes en majorité dans l’opposition à l’Assemblée régionale. Nous avons des élus. C’est normal que le poste de chef commissaire revienne à un futur élu de l’UPR», explique Franceau Grandcourt. 

Le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) de Rodrigues se prépare également pour ces élections. Ce parti n’a pas encore donné d’indication s’il se présentera seul au scrutin, comme c’était le cas lors des élections générales de 2019. 

Xavier-Luc Duval, le leader du PMSD, aura prochainement une réunion avec la branche de Rodrigues dont le président est Vincent Perrine. «J’attends la reprise des vols pour me rendre à Rodrigues car nous souhaitons présenter une alternative aux Rodriguais pour qu’ils sortent de ce marasme», déclare le leader des bleus.

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