Lancement: quand Vassanda Kadarasen raconte son père Vel

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C’est jeudi soir qu’a eu lieu le lancement du livre photographique de Vel Kadarasen intitulé «1969» et ce, devant un parterre d’invités. Un lancement, qui nous a fait découvrir ce grand photographe de presse sous un nouvel angle, grâce aux anecdotes de sa fille, Vassanda Kadarasen.

Le lancement de 1969, livre photographique de feu Vel Kadarasen, premier photographe de presse en freelance de l’express, publié par l’agence Immedia à la demande de la famille Kadarasen, s’est tenu jeudi soir au Hennessy Park Hotel à Ebène. Parmi les invités, il y avait le vice-président de la République, Eddy Boissezon, l’ancien président de la République, Cassam Uteem, le parlementaire Arvin Boolell et l’ex-ministre des Sports, Michael Glover, entre autres.

Si pour chacun, Vel Kadarasen était le pilier de la photographie de presse et celui qui a révolutionné ce domaine, pour sa fille aînée, Vassanda Kadarasen, il était un homme passionné par son métier, «qui a su évoluer avec les changements technologiques et s’adapter pour faire la transition entre les 20e et les 21e siècles» et pour qui, «ses valeurs ne dépendaient pas de sa condition économique». Vassanda Kadarasen explique que pour Vel Kadarasen, «l’éthique professionnelle était la plus haute des priorités». Elle le décrit également comme un «bon vivant» et jovial.

Durant le lancement, Vassanda Kadarasen a captivé l’auditoire avec des anecdotes concernant son père et des moments «risibles mais aussi remplis de frissons», qui étaient fréquents chez lui. «Il sortait de la maison bien habillé et rentrait parfois les vêtements en lambeaux». Car le photographe n’hésitait jamais «à grimper ou à ramper pour avoir la meilleure photo», comme le souligne Rama Poonoosamy, directeur de l’agence Immedia. Vassanda Kadarasen raconte que dans son enthousiasme à faire le meilleur cliché, son père a failli chuter d’un hélicoptère.

En 1987, un épisode, qui a particulièrement marqué sa fille aînée s’est produit. Alors que son père rentrait d’un voyage de 21 jours en Inde et que son avion venait d’atterrir à l’aéroport SSRN, une voiture de l’express, où il avait été recruté comme premier photographe de presse en 1964, l’attendait déjà devant son domicile pour qu’il aille couvrir le crash de l’avion SAA Helderberg. Il est resté plus de quatre jours en mer et quand il a retrouvé les siens, «j’ai eu l’impression qu’il avait vieilli de dix ans. Mais cela n’avait pas atténué son sens de l’humour». C’est dire toute sa passion pour ce métier qu’il a pratiqué durant toute sa vie.

En 1989, alors qu’il se remettait d’une maladie grave, Vel Kadarasen a couvert la visite du pape Jean Paul II à Maurice et il en a été grandement ému, considérant que c’était une bénédiction. «Sa foi était infaillible», laisse entendre sa fille.

Vel Kadarasen a également côtoyé les grands de ce monde et a parfois été témoin de leurs mésaventures. C’est ainsi qu’une fois, il a dû payer le taxi pour Sir Seewoosagur Ramgoolam. Tout comme un haut dignitaire l’a un jour aidé à pousser sa voiture, qui ne voulait pas démarrer.

Derrière les clichés de Vel Kadarasen, il y a des milliers, voire des millions d’histoires d’hommes et de femmes. Des histoires que nous sommes appelés à retrouver en partie dans 1969.

Grande lessive au canal après un cyclone.
Des adolescents de 13 à 17 ans, employés dans les champs de canne à sucre.
La colorisation de cette photo, à l’origine en noir et blanc, a été effectuée par un algorithme.
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