Euro: Suède-Pologne, duel d'outsiders en quête de dynamique

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Les Suédois participent à une séance d'entraînement à Göteborg, le 22 juin 2021, veille du match contre la Pologne à l'Euro.

Les Suédois participent à une séance d'entraînement à Göteborg, le 22 juin 2021, veille du match contre la Pologne à l'Euro.

La Suède, qualifiée pour les huitièmes de finale, peut être la surprise de l'Euro. La Pologne, elle, doit encore valider son billet pour la suite: les deux outsiders s'affrontent, mercredi (18h00) à Saint-Pétersbourg, avec l'idée d'arriver lancé pour la fin du tournoi.

La Suède, la bonne surprise ?

La Suède s'est qualifiée lundi soir pour les huitièmes de finale, sans jouer.

Avec un total de quatre points, elle est assurée de terminer au moins parmi les quatre meilleurs troisièmes.

Les Scandinaves se sont dégagés la voie après leur succès contre la Slovaquie (1-0), vendredi. Aujourd'hui, ils visent la première place, certaine en cas de victoire face aux Polonais.

«C'est une énorme différence de terminer premier, deuxième ou troisième. En étant premier, on aura plus de temps pour récupérer avant le huitième», a analysé le sélectionneur Janne Andersson.

Historiquement, le Championnat d'Europe ne réussit guère aux «Blagult» qui, s'ils ont atteint les quarts du Mondial-2018, n'ont jamais remporté de match à élimination directe dans la compétition.

Avant le début de la 16e édition de l'Euro, le pays de 10 millions d'habitants a cru que la mauvaise histoire allait se répéter, avec le forfait sur blessure de la star Zlatan Ibrahimovic.

Mais la Suède a tenu bon, en allant puiser au plus profond de son ADN, dont les deux hélices sont la défense et la solidarité.

Depuis la défaite face à la France (4-2) en Ligue des nations en novembre, les coéquipiers de Victor Lindelöf n'ont encaissé qu'un but en sept rencontres - seule l'Italie (0) a fait mieux dans cette période.

Chez elle, à Séville, l'Espagne s'est cassée les dents sur le roc scandinave (0-0).

Pour autant, Andersson a dû essuyer quelques critiques au pays, pour son style de jeu minimaliste... «On est flexible dans notre manière de jouer. On peut s'adapter au type de match», a-t-il répondu.

La preuve a été apportée lors de la seconde période du match contre les Slovaques, éclaboussée par le talent de l'attaquant Alexander Isak. Le meneur de jeu Emil Forsberg, buteur sur penalty, s'est également distingué.

«C'est un joueur très créatif. Il s'implique quand il le faut», a dit Isak de son N.10, qui évolue au RB Leipzig.

Défense, talent... la Suède a trouvé le mode d'emploi pour, enfin, briller à un Euro.

«C'est une équipe très mature, qui défend très bien, qui sait jouer avec le ballon, contre-attaquer... Isak est l'un de meilleurs d'Europe dans ce registre. Ils savent gagner des matches», a analysé le coach de la Pologne, Paulo Sousa.

La Pologne contre vents et marées

La Pologne a entrevu l'élimination plusieurs fois déjà. D'abord quand elle a perdu contre la Slovaquie (2-1) lors de son entrée en lice.

Ensuite quand Gerard Moreno s'est préparé pour tirer son penalty, lors du deuxième match, contre l'Espagne.

Mais le buteur de Villarreal a trouvé le poteau. A Séville, la Pologne a arraché un point (1-1) qui lui permet de rester en course avant la dernière journée.

«La tâche était difficile mais nous n'avons pas perdu espoir. Notre tournoi ne fait que commencer», a lancé le défenseur Kamil Glik.

Requinqués, les Blanc et Rouge peuvent se qualifier pour les huitièmes en cas de succès, comme à l'Euro-2016 où ils avaient atteint les quarts.

«Contre la Suède, nous ne serons pas les favoris. Ce match contre l'Espagne nous a beaucoup donné», a commenté le buteur Robert Lewandowski.

Critiqué pour ses mauvaises statistiques dans les grandes compétitions, la superstar du Bayern a réagi avec un but qui a remis sa sélection d'aplomb.

Entre la nomination du sélectionneur Paulo Sousa en janvier, et le forfait des attaquants Krysztof Piatek et Arkadiusz Milik avant la compétition, le groupe a connu des derniers mois mouvementés.

L'entraîneur portugais, lui-même, a mis du temps à s'adapter, changeant souvent de systèmes et de joueurs, un point que lui reproche la presse polonaise.

L'expulsion, au premier match, de son milieu titulaire Grzegorz Krychowiak ne l'a pas aidé non plus, dans sa quête d'une équipe type.

Mais jamais le technicien n'a quitté son discours optimiste: «je reste une personne positive», a-t-il lancé avant la compétition. Contre la Suède, ses joueurs tiennent l'occasion de lui donner raison.

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