Euro: l'ogre allemand se réveille et dévore le Portugal

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Sonnée par sa défaite inaugurale contre la France (1-0), l'Allemagne a magistralement redressé la tête samedi à Munich avec une victoire par KO 4-2 sur le Portugal, qui laisse le groupe F de l'Euro totalement ouvert après le nul des Français (1-1) à Budapest contre les Hongrois.

"On se fait vraiment plaisir avec cet état d'esprit, la marmite bouillonne", a lâché tout sourire Thomas Müller, le revenant qui a lui-même énormément contribué à ce retour de l'Allemagne à son véritable niveau.

Au classement, les Bleus sont en tête avec 4 points, mais affrontent mercredi dans leur dernier match le tenant du titre Portugais, 3 points.

La Mannschaft, avec désormais trois points aussi et le vent dans le dos, aura a priori le rôle de favorite à Munich contre la Hongrie (1 pt), mais les Magyars viendront en Allemagne avec une chance de se qualifier en cas de victoire.

«On ne va pas se jeter à l'assaut aveuglément. Nous ne pouvons pas négliger la défense», avait répondu Joachim Löw vendredi à une question sur sa tactique, après avoir déploré le «manque de prise de risques» contre les Bleus.

Brûlant d'envie de se racheter, ses joueurs ne l'ont pas vraiment écouté. Ils sont entrés dans le match comme des morts de faim. On n'avait pas encore joué cinq minutes que le latéral gauche Robin Gosens marquait déjà ce qui aurait pu être le plus beau but de l'Euro - une reprise de volée en ciseaux à l'horizontale dans un angle difficile - si la VAR n'avait pas sanctionné une position de hors-jeu de Gnabry.

Les Portugais contre leur camp 

Pendant quinze minutes, le feu d'artifice a crépité: Gnabry en déboulé dans la surface, Havertz et Müller de loin, Kroos, Gosens, le danger est venu de partout et on se demandait combien de minutes tiendrait la défense portugaise.

Et puis le coup de tonnerre, le premier de ce match un peu fou. Sur le tout premier contre portugais, Jota prend la défense allemande de vitesse, sert Ronaldo, qui ouvre le score (0-1, 15e). Explosion de joie dans la tribune derrière le but de Neuer, l'antre des supporters de la Seleçao. Silence soudain côté allemand.

Mais l'Allemagne avait son plan. Tenir derrière, et mettre le feu devant, ce qu'elle avait eu peur de faire contre la France. Les deux buts de la Mannschaft avant la pause ont été marqués contre leur camp par Ruben Dias (1-1, 35e) puis Raphaël Guerreiro (2-1, 39e). Tout sauf un hasard: Dias était sous pression de Havertz, et Guerreiro n'a servi que de bande de billard sur un boulet en retrait de Kimmich.

Après la pause, Gosens, a servi un énième centre tout en puissance, repris victorieusement par Kai Havertz (3-1, 51e). Avant de se récompenser de son match énorme en marquant son propre but, de la tête, sans être rattrapé au vol par la VAR cette fois (4-1, 60e).

 Gosens homme du match 

Désigné homme du match, le joueur de l'Atalanta Bergame était radieux: «Tout ça a l'air irréel, c'est une soirée incroyable pour moi. On ne peut pas rêver mieux», a-t-il dit, «nous avons tout donné et on a vraiment mis la pression dans la cocotte».

Après la pause, Gosens, a servi un énième centre tout en puissance, repris victorieusement par Kai Havertz (3-1, 51e). Avant de se récompenser de son match énorme en marquant son propre but, de la tête, sans être rattrapé au vol par la VAR cette fois (4-1, 60e).

Gosens homme du match 

Désigné homme du match, le joueur de l'Atalanta Bergame était radieux: «Tout ça a l'air irréel, c'est une soirée incroyable pour moi. On ne peut pas rêver mieux", a-t-il dit, "nous avons tout donné et on a vraiment mis la pression dans la cocotte».

Les Allemands ont prouvé qu'ils avaient du coeur. Mais toutes leurs faiblesses n'ont pas disparu par miracle, et notamment leur mauvaise défense sur les coups de pieds arrêtés adverses. Diogo Jota en a profité, pour réduire le score (4-2, 67e). Sans conséquences.

«L'Allemagne est l'une des meilleures équipes du monde, je ne sais pas quelle équipe peut venir en Allemagne et penser qu'elle va gagner», a cependant commenté l'entraîneur portugais Fernando Santos.

Joachim Löw était lui soulagé: «C'était une super performance, j'ai vu un bon état d'esprit, et un bon moral dans une situation qui était difficile. Nous méritons cette victoire, et ce score aussi», a-t-il dit.

Si elle bat la Hongrie mercredi, l'Allemagne sera en 8e. Mais elle ne devra pas oublier qu'au Mondial-2018, elle avait été éliminée au troisième match par une défaite contre... la Corée du Sud (2-0), après une défaite et une victoire. Comme cette année.

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