À l’hôpital Bruno Cheong: Les consultants demandent au ministère de revoir le fonctionnement de l’établissement

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Les cas de Covid-19 augmentent à l’hôpital Bruno Cheong, à Flacq.

Les cas de Covid-19 augmentent à l’hôpital Bruno Cheong, à Flacq.

Les consultants de l’hôpital Bruno Cheong, à Flacq, montent au créneau face au nombre croissant de contaminations au Covid-19 parmi les patients et le personnel hospitalier fréquentant ce centre de soins et les cas en hausse dans la région de l’Est. Dans une lettre adressée à la Senior Chief Executive, Mme D. Allagapen, les consultants en Medical Unit, chirurgie générale, gynécologie et obstétrique, chirurgie orthopédique, en pédiatrie, cardiologie et ceux des départements d’anesthésie, de radiologie et de psychiatrie, demandent au ministère de tutelle de revoir le fonctionnement de l’hôpital et le redéploiement du personnel hospitalier, tant médical qu’administratif.

Se disant «très préoccupés» par le fait que l’établissement ait dû aménager deux salles de quarantaine et une unité d’isolement, ces consultants anticipent une augmentation des cas durant les prochains jours aussi bien parmi le personnel que les patients. Sans compter ceux enregistrés dans l’Est du pays. Ils soulignent que si un plus grand nombre de membres du personnel de l’hôpital sont testés positifs au Covid-19, le système de santé à l’hôpital Bruno Cheong «s’effondrera incontestablement».

Pour prévenir une telle situation désastreuse, ils demandent au ministère, par le biais de la SCE, de prendre les mesures suivantes avec «effet immédiat» ; à savoir de déployer un «personnel squelettique» à tous les niveaux et d’annuler temporairement la salle ambulatoire où les patients viennent pour leur rendez-vous, de même que la salle de tri en ambulatoire. Ils réclament aussi que seules les chirurgies d’urgence soient effectuées jusqu’à ce que la crise prenne fin et qu’il n’y ait qu’un seul département en opération 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, à savoir celui des urgences. L’express a sollicité le ministère de la Santé pour une réaction à cette lettre et nous attendons une réponse de sa part.

La PMPA s’oppose

Par ailleurs, la Private Medical Practionners’ Association (PMPA) s’est réunie en début de semaine pour passer en revue les mesures budgétaires concernant la santé. Et la PMPA est totalement opposée à l’amendement à la loi visant à autoriser l’enregistrement de médecins étrangers à Maurice. «Nous condamnons sans réserve cet amendement proposé à la législation», a indiqué un membre de la PMPA. Ce syndicat estime qu’il y a suffisamment de compétences médicales locales, hormis quelques rares spécialités très pointues comme la neurochirurgie pédiatrique et la chirurgie oncologique. Il rappelle qu’il y a quelques années, la PMPA s’était également élevée contre le Memorandum of Understanding signé entre le Board of Investment, le précurseur de l’Economic Development Board et le Medical Council pour accorder le permis de résidence aux médecins étrangers, «au risque de laisser le public mauricien être berné par des charlatans. Le Medical Council n’avait pas le choix que d’enregistrer ces médecins. Les pressions de la PMPA ont fait que le gouvernement revoie sa copie et que le Medical Council soit autorisé à faire un Profiling de ces médecins étrangers avant de les enregistrer.»

La PMPA se demande s’il y a un lobby du privé pour se débarrasser de l’expertise des fils du sol en faveur des médecins étrangers afin de rétribuer les prestations de ces derniers d’un salaire fixe ? Quoi qu’il en soit, les membres de la PMPA comptent se rencontrer de nouveau la semaine prochaine pour décider de la marche à suivre par rapport à l’amendement proposé à la loi pour permettre l’enregistre- ment de médecins étrangers comme annoncé dans le Budget 2021-2022.

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