Bébé «décapité»: Le personnel de l’hôpital SSRN sera confronté à la version de la mère

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Les membres du personnel de la salle d’accouchement de l’hôpital SSRN, de même que le gynécologue Dassaye, seront confrontés à la version des faits donnée par Sweta Seeneevassen, le mardi 8 juin, à la Criminal Investigation Division (CID) de Pamplemousses. L’habitante de Mon-Goût, qui a perdu son bébé lors de son accouchement le 12 avril, accuse les membres du personnel car, dit-elle, son bébé est mort à cause de leur négligence.

Elle est revenue sur cette nuit tragique en présence de son avocate, Me Deena Bhoyroo. Elle dit avoir épousé Ranjeet Ram quatre mois avant son accouchement. Sa grossesse était de 29 semaines, soit sept mois. «J’ai été à mes consultations en continu à l’hôpital SSRN. On me disait que tout allait bien mais on ne pouvait déterminer le sexe de l’enfant lors des échographies. Je suis allée chez un médecin privé et il a également confirmé que ma grossesse se passait bien, affirmant que j’aurai une petite fille», raconte cette femme de 25 ans.

Au bout de sept mois, Sweta Seeneevassen a commencé à avoir des contractions. Elle a appelé un médecin privé qui lui a dit que l’accouchement était proche. Son mari l’a ensuite emmenée à l’hôpital pour qu’elle accouche. «Personne à l’hôpital ne m’a dit que j’allais accoucher prématurément. Et la façon dont j’allais accoucher n’a jamais été abordée», poursuit-elle.

C’est vers 22 h 30 qu’elle a été examinée par un employé de la Maternity Ward qui lui a conseillé de se faire admettre dans la Labour Ward. «Sur place, j’étais appréhensive et j’avais du mal à accoucher par voie basse. J’ai demandé à accoucher par césarienne mais les sages-femmes présentes ont refusé ma demande, m’encourageant à accoucher normalement.»

Elle a alors appris que la dilatation du col était de quatre centimètres. «Il m’était impossible d’accoucher normalement. Le pire, alors qu’il était difficile de faire sortir le bébé qui s’était présenté par les pieds et dont on pouvait voir le corps, les personnes présentes ont essayé d’extirper la tête. Bann sazfam persisté ek dir mwa mo bizin akousé normal. Mo ti déza bien feb é monn trouv zis lipié mo ti baba mé enn moman, monn tann enn tapaz é monn konpran ki enn zafer inn kass en dé», poursuit-elle.

À ce moment-là, allègue Sweta Seeneevassen, le gynécologue Dassaye est intervenu et aurait tenté en vain de retirer la tête du bébé de l’utérus de sa mère. «Il m’a informée que le bébé est décédé. Zot inn dir mwa mo bizin admet dan la sal lopérasion pou kav tir ti baba ki finn tasé dan vant. Mo pa koné kinn arivé apré. Mo sipozé mo ti sou léfé anestézi.»

Après avoir appris la mauvaise nouvelle de son médecin, et de son mari qui lui a dit avoir vu le bébé décapité, elle devait subir l’hostilité du personnel hospitalier le lendemain. Admise en salle, Sweta Seeneevassen dit avoir reçu la visite du Dr Dassaye. Ce dernier lui aurait mal parlé devant d’autres patientes et aurait demandé au personnel de confisquer son téléphone portable.

Les enquêteurs devront établir la raison de la présence du gynécologue, des sages-femmes et d’autres membres du personnel médical au moment des faits. Le timing de la présence du médecin serait remis en cause. Quelles sont les procédures observées lors d’un accouchement prématuré ? Le personnel concerné devra venir à la CID pour apporter des éclaircissements et être confrontés aux allégations de négligence médicale à leur encontre.

Sollicitée, Me Bhoyroo a salué l’attitude des policiers de la CID de Pamplemousses. «Ils ont fait preuve de professionnalisme et de compassion envers Sweta Seeneevassen, qui a dû revivre ces moments extrêmement pénibles. L’entretien a duré pratiquement cinq heures mais il s’est très bien passé.»

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