Trois ingénieurs de la CWA s’opposent à une commission d’enquête

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Le 28 juin. C’est la date à laquelle le représentant de la Central Water Authority (CWA) est sommé devant la juge des référés, pour expliquer la raison pour laquelle la demande de trois ingénieurs de ce corps paraétatique, de la suspension d’une commission d’enquête, devra être rejetée. C’est ce qu’a statué la juge Johan Moutou-Leckning la semaine dernière dans le cadre d’une demande d’injonction des trois civil engineers.

C’est par le biais de Me Siddhartha Hawoldar que Neevish Sharma Toolseeram, Khem Noyensing et Satyajay Mohungoo ont demandé par voie d’affidavit, qu’un ordre intérimaire soit émis contre la CWA, l’interdisant de procéder à une commission d’enquête. Le premier nommé  explique avoir dix ans d’expérience à la CWA et soutient être un Principal Engineer de l‘operations division dans les régions de Port-Louis et du Nord. Le deuxième est Principal Engineer à Mare-aux-Vacoas et le troisième qui compte 17 ans de service travaille pour les régions Sud et Est.

Or, le 28 mai, ils ont reçu une lettre identique, dans laquelle il leur est reproché de n’avoir pas effectué un entretien adéquat dans la zone d’approvisionnement en eau, qui leur est attribuée respectivement. «On nous informe qu’une visite des lieux a été effectuée et qu’on a commis un ‘gross misconduct’. Ce qui nous amène à faire l’objet d’une commission d’enquête qui a été mise sur pied», avance l’un des ingénieurs dans le document.

Suspendus de leurs fonctions, les trois principaux concernés estiment que cette interdiction est illégale, déraisonnable et injuste. «On a été contraints à signer une lettre mais on peut dire qu’aucun avertissement nous a été émis pour nous informer de quelque mauvaise conduite et aucun détail n’a transpiré quant à l’identité de celui qui a effectué le constat des lieux, la raison pour laquelle ce serait dans l’intérêt de la CWA de procéder à notre suspension et comment a-t-on failli à assurer un bon entretien des travaux», observent les trois plaignants.

Pour eux, il est clair qu’une violation de la Disciplinary Procedure Reference de la CWA a été commise. «Une commission d’enquête est instituée lorsqu’une enquête est en cours, ou une irrégularité ou un accident serait survenu lors de notre travail mais dans le cas présent, on évoque une mauvaise conduite. Ce qui fait qu'un comité disciplinaire serait plus approprié.»

Ils citent ainsi l’article 5.1 de la CWA Procedure qui stipule qu’un rapport doit être soumis au manager si une mauvaise conduite est à déplorer et qu’un avis doit être ensuite émis à la personne concernée. «Nous n’avons fait l’objet d’aucun rapport ni de ‘notice’», poursuivent-ils.

D’où la raison de saisir par l’entremise de Me Hawoldar, la Cour suprême, réclamant l’arrêt de ladite commission d’enquête.

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