Réouverture de l’enquête sur les «toxic loans» de l’ex-MPCB

Avec le soutien de
: L’ancienne direction de l’ex-MPCB, devenue la MauBank, est montrée du doigt pour sa générosité envers des clients.

: L’ancienne direction de l’ex-MPCB, devenue la MauBank, est montrée du doigt pour sa générosité envers des clients.

L’ICAC passe à la loupe les Rs 150 millions accordées au groupe Beerjeraz. Elle a convoqué hier Gayetree Sunita Acharuz-Sawoky, Head of Compliance chez MauBank.

Les prêts toxiques des clients privilégiés de l’exMauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) refont surface. C’est le cas de l’homme d’affaires Rooplall Beerjeraz, après Rakesh Gooljaury, qui aurait bénéficié des largesses du défunt établissement bancaire, aujourd’hui MauBank, sous forme d’un prêt de Rs 150 millions. Et cela contre des garanties visiblement fictives.

L’Independent Commission against Corruption (ICAC) a ainsi saisi le dossier. Elle a convoqué hier Gayetree Sunita Acharuz-Sawoky, Head of Compliance chez MauBank. Elle devait répondre sur des prêts accordés au groupe Beerjeraz en 2013, sur la base du dossier à charge remis à la police en 2016, plus particulièrement sur l’absence de garanties solides en cas de défaut de paiements par le client.

Terrains inéxistants

Initialement, ces prêts de Rs 150 millions étaient destinés à développer un projet immobilier à Albion pour le compte de la famille Beerjeraz, dont un des partenaires est considéré comme un proche de l’ancien gouvernement. Il s’avère que pour pouvoir emprunter de la banque, Rooplall Beerjeraz avait mis un certain nombre de terrains, dont il «dispose», en hypothèque. Notamment une vingtaine d’arpents de terre à Albion et des immeubles à Coromandel.

Sauf que certains de ces terrains enregistrés dans une société holding, Saint Alexy, n’ont jamais existé. Alors que d’autres couvraient à peine la valeur des prêts sollicités. Sans compter que certaines sociétés incorporées étaient fictives. Ce sont d’ailleurs les conclusions d’une étude forensic qui avait permis à la banque de découvrir le pot aux roses.

Si l’ancienne direction, représentée par Rajiv Beeharry-Panray, est montrée du doigt dans cette affaire, comme dans le cas de Rakesh Gooljaury, notamment pour sa générosité envers un bénéficiaire, l’expatron de la MPCB laisse entendre que la décision finale revenait généralement aux membres du board.

Reste à savoir si dans le cadre de la réouverture de cette enquête, Rakesh Goojaury sera prochainement convoqué, compte tenu de l’ampleur de ses toxic loans avec l’ex-MPCB et dont un montant de Rs 565 millions avait été rayé par la MauBank en 2016. Raison avancée : l’ex-partenaire d’affaires de Nandanee Soornack, qui dispose toujours de prêts non-performants avec cet établissement bancaire, s’est rapproché de l’alliance gouvernementale depuis 2015 et bénéficie du soutien de la garde rapprochée du Premier ministre.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x