France: bataille judiciaire autour du château de Toulouse-Lautrec

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Le château du Bosc, où le peintre français Toulouse-Lautrec a grandi, pourrait revenir à la famille du peintre si le tribunal correctionnel de Rodez (sud-ouest) suit l'avis du procureur, qui a requis mercredi 18 mois de prison avec sursis contre les actuels propriétaires et la restitution du château.

Le délibéré sera rendu le 15 septembre. Le ministère public a estimé que les époux Corinne et Jean-Claude Putzola, jugés pour "abus de faiblesse et de confiance" et "escroquerie", avaient profité de la vulnérabilité de Nicole Tapié de Celeyran, arrière-petite-nièce de Toulouse-Lautrec et occupante du château jusqu'à son décès le 12 août 2016, à 91 ans.

La vieille dame était «aveuglée par les époux Putzola, ils ont abusé de son ignorance en matière juridique», a dénoncé lors de l'audience le procureur Bernard Salvador.

«Ce sont des imposteurs, ils ont profité de sa crédulité, ils ont abusé de la confiance d'une femme vulnérable», a considéré l'avocat de la plupart des plaignants, Robert-François Rastoul.

Quinze descendants de Toulouse-Lautrec et Nicole Tapié de Celeyran se sont constitués partie civile dans cette affaire, demandant notamment la propriété du domaine du XIIe siècle.

Le musée Toulouse-Lautrec d’Albi (sud-ouest) s’est également constitué  partie civile. 

Quatre mois avant sa mort, l'héritière du peintre avait désigné Jean-Claude Putzola et son épouse Corinne comme uniques légataires universels du château de Bosc situé sur la commune de Camjac, et d'un parc de 22 hectares.

C'est dans cette demeure, classée monument historique et «estimée à plus d'un million d'euros» selon Me Rastoul, que Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a passé une partie de son enfance.

«Evidemment, c'est abject de profiter de la vulnérabilité d'une personne âgée, mais dans ce dossier, il n'y a rien qui prouve leur culpabilité», a plaidé l'avocat des époux Putzola, Elian Gaudy.

Il a dénoncé «un procès en dénigrement», mis en avant que trois notaires avaient paraphé les testaments et estimé qu'elle était "saine d'esprit". Cette donation correspondait à «la volonté» de Mme Tapié de Celeyran, affirme-t-il.

Les deux sexagénaires, qui vivaient alors dans l'Hérault, n'ont fait la connaissance de la vieille dame qu'en août 2015, soit un an avant sa mort, par l'intermédiaire d'une cousine par alliance de l'héritière. 

Rapidement ils s’installent dans les appartements privés du château. Quelques semaines plus tard, en octobre, ils apparaissent sur un testament de la nonagénaire, aux côtés d'autres héritiers "naturels".

Trois autres testaments suivront, jusqu'au dernier, en avril 2016 où seul le nom des Putzola figure.

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