Décès de Nooresh Juglall: le monde hippique atterré

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Rencontrés tard hier soir, samedi 15 mai, devant la City Clinic, après l’annonce du décès de Nooresh Juglall, plusieurs de ses collègues ont du mal à y croire. Le jockey avait été conduit dans cette clinique portlouisienne après avoir chuté de Rule The Night, lors que la première journée des courses, au Champ de Mars.

Yasin Emamdee a le souvenir encore vivant du trentenaire, de son dernier jour à Maurice avant qu’il ne parte en Afrique du Sud pour sa formation. «Vraiment il est devenu un bon jockey.» C’est un métier très à risque, tout le monde critique les jockeys. Mais ce sont les courses, on perd on gagne, c’est le principe, estime-t-il, en substance. Yasin Emamdee avait vu Nooresh Juglall, hier, avant de monter en selle, ils ont plaisanté ensemble sur le favori qu’ils montaient.

Swapneel Rama reste sans mot pour décrire la triste d’avoir perdu un collègue. «Je n’arrive pas à croire que Nooresh n’est pas parmi nous aujourd’hui (…) Il avait un bel avenir devant lui (…) C’est vraiment douloureux.»

Pas facile pour son épouse et ses enfants

Pour Rye Joorawon, également, la tristesse l’emporte. «Ce n’est pas facile de perdre quelqu’un comme ça, l’an dernier il était champion. En plus, lors de la première journée de courses. Ce n’est pas facile pour son épouse pour ses deux enfants, pour nous aussi (...) C’est un des meilleurs jockeys, international, moi je n’ai pas réussi à faire international…» Rye Joorawon avait blagué juste avant les courses avec Nooresh.

Autre témoignage, celui de Jameer Allyhosain, qui ne courrait pas hier, samedi 15 mai, mais a suivi toute la scène à l’écran : «Ça aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous. Tout le temps on se dit, quand un jockey tombe, qu’il ira mieux après, tout le temps c’est ce qu’on a vu. Je ne m’attendais pas à le voir dans un tel état aujourd’hui. Mais tout le monde peut constater que le métier est à risque.»

Ce que ne contredit pas le responsable de communication de la Mauristius Turf Club Sports and Leisure, Shan Ip. Il rappelle qu’un jockey était déjà décédé en 1925, au Champ de Mars et plus récemment, en 2014, l’apprenti jockey Homeshwar Chummun, lors d’un entrainement à Floréal, avait également péri.

«C’est un moment incroyable, personne ne s’y attendait. Personnellement je croyais qu’il s’en sortirait. Le MTC est choqué, atterré. Je viens de parler à notre président, Jean Michel Giraud, il est consterné, de même que les autres administrateurs, on ne sait pas quoi dire. De perdre sa vie à 30 ans alors qu’il vient de remporter le titre de champion, c’est incroyable. Le métier de jockey n’est pas si facile…»

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