Fast-food: les prix inchangés malgré une pénurie d’ingrédients passent mal

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Pénurie de laitue et de tomate chez McDonald’s, le prix reste inchangé, car celles-ci ne sont pas comprises dans le prix du burger.

Pénurie de laitue et de tomate chez McDonald’s, le prix reste inchangé, car celles-ci ne sont pas comprises dans le prix du burger.

Après que McDonald’s a rassuré les consommateurs sur le fait que des photos de produits périmés publiées sur Facebook ne datent pas d’hier et que ces aliments ne sont pas utilisés dans la préparation des menus, voilà une annonce de pénurie de laitue et de tomate qui met ses fans à nouveau en rogne. «En raison des mauvaises conditions météorologiques récentes à Maurice, nos fournisseurs sont temporairement incapables de livrer de la laitue et des tomates de bonne qualité pour nos sandwichs. Dans ces circonstances exceptionnelles, nous n’aurons pas de laitue et de tomate dans nos hamburgers…» C’est ce qu’indique un communiqué de McDonald’s, suscitant énormément de commentaires sur les réseaux sociaux. En particulier sur la question d’une baisse des prix par rapport à cette pénurie. 

Sollicitée sur la question, Kervna Asiriah, responsable du département de marketing de l’enseigne, fait le point sur la situation. Le fournisseur de laitue et de tomate ne peut livrer les produits pour la production des burgers car la plantation a été inondée. «Nous ne pouvons pas nous tourner vers d’autres fournisseurs en cas de pénuries de produits. Car nous devons travailler uniquement avec des fournisseurs certifiés et ce n’est pas la franchise locale qui s’occupe de la certification», explique-t-elle. 

«Le client au courant avant de passer sa commande» 

Au courant des grognements des consommateurs sur le sujet, la responsable du département de marketing de McDonald’s avance que la raison pour laquelle le prix reste inchangé est que le prix de la laitue et de la tomate n’est pas compris dans le prix du burger. Cela ne permet donc pas de réduire le prix. «D’ailleurs, même en cas de demandes de suppléments de nourriture végétale pour le burger, le client ne paie rien en plus. Comme il n’y a pas de laitue et de tomate actuellement, le client peut, par exemple, prendre de l’oignon en supplément gratuitement.» Affirmant que la pénurie de ces produits est indiquée dans toutes les enseignes de l’île afin que le client soit au courant avant même de passer sa commande. 

Néanmoins, à hier, la date de la prochaine livraison était toujours inconnue. Quant au ministère du Commerce, on nous fait comprendre que le prix inchangé malgré le manque de ces deux ingrédients ne les concerne pas. 

Du côté de Kentucky Fried Chicken (KFC), Junaid Muslun, Managing Director de KFC Mauritius, soutient qu’il est vrai que les intempéries de ces derniers temps ont créé un manque sur le marché de quelques matières premières plus sensibles telles que la laitue et la tomate. «Notre chance est de travailler avec des planteurs locaux agréés, qui produisent spécifiquement des produits pour KFC. Et pour le moment – croisons les doigts ! –, nous ne faisons face à aucune rupture dans nos restaurants. Cependant, le risque 0 n’existe pas, et nous ne sommes pas à l’abri de ruptures…» 

Le Managing Director de KFC Mauritius d’ajouter que s’ils font face à une pénurie, ils remplaceront les produits manquants par d’autres. Par exemple, la laitue pourrait être remplacée par une tranche d’ananas. «L’objectif demeure le maintien de la qualité et du goût, afin de satisfaire au mieux les clients, même quand la situation est loin d’être idéale.» 

Pour sa part, Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM), conseille aux consommateurs d’être très vigilants et d’accorder une attention particulière à la qualité des produits et au rapport qualitéprix. Ainsi que de consommer de façon raisonnable. Que ce soit chez le plus petit ou le plus grand commerce. En outre, précise-t-il, ces derniers doivent assumer leurs responsabilités vis-à-vis des clients. 

Dans le cas de manque d’ingrédients, le secrétaire général de l’ACIM est d’avis qu’il faut un effort additionnel pour revoir le prix ou encore faire des ajustements en fonction des manques. D’ajouter que des vérifications et des contrôles des ministères du Commerce et de la Santé doivent être plus constants dans les commerces. Que ce soit pour l’aspect sanitaire ou par rapport aux prix. 

Par ailleurs, par rapport à la polémique de produits périmés, du côté du ministère de la Santé, il est confirmé que les contrôles sanitaires sont effectués sur une base régulière dans plusieurs commerces. Et depuis cette polémique, les contrôles sont ciblés dans ces types d’enseignes à travers l’île.

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