Une première haltérophile transgenre pourrait disputer les JO de Tokyo

Avec le soutien de
La Néo-Zélandaise Laurel Hubbard, lors de la finale des +90 kg aux Jeux du Commonwealth, le 9 avril 2018 à Gold Coast (Australie). afp.com - ADRIAN DENNIS

La Néo-Zélandaise Laurel Hubbard, lors de la finale des +90 kg aux Jeux du Commonwealth, le 9 avril 2018 à Gold Coast (Australie). afp.com - ADRIAN DENNIS

L'haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard, âgée de 43 ans et qui a disputé dans sa jeunesse des compétitions masculines, pourrait devenir la première sportive transgenre à disputer les Jeux olympiques l'été prochain à Tokyo.

Le Comité national olympique de Nouvelle-Zélande (NZOC) «est en mesure de confirmer qu'en vertu des systèmes de qualification révisés par les fédérations internationales, plusieurs haltérophiles néo-zélandais, dont l'athlète transgenre Laurel Hubbard, devraient obtenir un quota pour les JO de Tokyo», a ainsi indiqué jeudi le NZOC.

L'haltérophile, inscrite à ses débuts sous le prénom de Gavin, a déjà été la première sportive transgenre à participer aux Jeux du Commonwealth à Gold Coast (Australie) en 2018, où elle s'était blessée au coude.

Laurel Hubbard, actuellement 16e mondiale dans la catégorie des super lourdes (plus de 87 kg), répond aux critères de qualification pour les JO de Tokyo (23 juillet - 8 août), qui veulent notamment que son taux de testostérone soit maintenu en dessous de 10 nanomoles par litre, et cela pendant une période d'au moins 12 mois.

Cette règle établie par le Comité international olympique (CIO) est également suivie par la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF).

Alors que la sélection néo-zélandaise en haltérophilie n'a pas encore été annoncée, des officiels ont indiqué que Laurel Hubbard avait de bonnes chances de répondre aux critères de qualification qui ont été simplifiés par l'IWF en raison de la pandémie de Covid-19.

L'haltérophile de 43 ans a toujours reçu un soutien appuyé du comité olympique néo-zélandais mais sa participation aux JO de Tokyo ne devrait pas manquer de relancer le débat sur la participation des sportifs transgenres.

Si pour certains elle répond tout simplement aux critères fixés par le CIO, pour d'autres elle bénéficie d'un avantage indu par rapport aux autres sportives née femmes.

«Elle s'est conformée aux exigences du CIO et elle a prouvé qu'elle était une femme...donc il faut lui donner sa chance et lui permettre de continuer», expliquait en 2018 Paul Coffa, secrétaire général de la Fédération océanienne d'haltérophilie, pour défendre sa participation aux Jeux du Commonwealth.

Mais la Fédération australienne d'haltérophilie avait de son côté tenté de lui interdire d'y participer, estimant que la musculature et la puissance qu'elle avait développées alors qu'elle était encore un homme lui conféraient un avantage physique, indépendamment de son taux de testostérone.

Quant à Laurel Hubbard, elle s'exprime rarement mais elle avait expliqué en 2017 à Radio New Zealand qu'elle voulait juste participer à des compétitions dans un sport qu'elle aime et «ne se souciait pas» des critiques.

«Si j'en tiens compte, cela rend mes arrachés encore plus difficiles... je suis qui je suis», avait-elle expliqué.

«Je ne veux pas changer le monde. Je veux juste être moi-même et faire ce que je fais», avait-elle ajouté.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x