Plages toujours interdites: les plaisanciers en appellent aux autorités

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Un bateau a coulé dimanche à Trou-aux-Biches et son propriétaire n’a rien pu faire.

Un bateau a coulé dimanche à Trou-aux-Biches et son propriétaire n’a rien pu faire.

Un autre bateau, après celui du 5 avril dans le nord, a coulé dimanche dernier au large de la plage de Trou-aux-Biches. Vu que l’accès aux plages est toujours interdit, le propriétaire n’a pu que constater les dégâts, lundi matin. Préoccupés, les plaisanciers lancent un appel aux autorités concernées pour qu’une dérogation leur soit accordée afin qu’ils puissent entretenir leurs bateaux.

Avec la réouverture des plages, qui se fait attendre, les opérateurs trépignent d’impatience. Surtout qu’ils n’ont plus accès à leurs bateaux. Le résultat est que suite aux pluies torrentielles de la semaine dernière, un bateau a coulé. «Pendant le confinement et grâce au Work Access Permit, on pouvait aller vérifier l’état de nos bateaux. Mais depuis que le WAP n’est plus en vigueur, les garde-côtes ne nous laissent pas aller entretenir nos embarcations», soutient Hugues Vitry, président du comité technique de la Fédération nationale de plongée.

Pour lui, c’est un coût additionnel, qui vient s’ajouter aux dépenses des propriétaires de bateaux, surtout que depuis un an, les affaires ne marchent pas fort avec les frontières fermées et l’absence de touristes.

Sollicité, le directeur général de la Tourism Authority, Lindsay Morvan, souligne que les plaisanciers, de même que les moniteurs de plongée, doivent adresser leur requête au commissaire de police. «Tant que les plages sont interdites d’accès, c’est à la police de prendre les mesures qui s’imposent. Ainsi, les principaux concernés doivent adresser leur requête au commissaire de police.»

Lindsay Morvan explique que les pécheurs peuvent se rendre à la mer après qu’une requête a été faite par leur ministère de tutelle auprès de la police. «Au niveau du tourisme, on nous a demandé de rediriger les éventuels demandeurs de permis vers le commissaire de police.»

Prem Beerbaul, président des plaisanciers de l’Est, déclare avoir déjà fait une demande auprès du commissaire de police pour que les plaisanciers puissent avoir accès à leur bateau. «Il est convenu que nous allions au poste des garde-côtes et que nous y obtenions une autorisation pour aller entretenir nos bateaux.» Selon lui, si la demande est faite officiellement auprès des garde-côtes, le plaisancier ne devrait pas rencontrer de problème.

Lors des consultations pré-budgétaires avec le ministre des Finances, les plaisanciers ont demandé à Renganaden Padayachy une compensation pour qu’ils puissent entretenir leur embarcation. «Cela fait plus d’un an que nos bateaux n’ont pas bougé. Et les dépenses s’accumulent car nous ne les sortons pas et le mécanisme de mise en marche en paie les pots-cassés.»

Une requête pour obtenir une subvention

Les plaisanciers de la côte sud-est et est s’interrogent sur la subvention qu’ils ne perçoivent plus depuis décembre. En effet, depuis août dernier, ceux qui exercent habituellement entre l’hôtel Shandrani et Trou-d’Eau-Douce recevaient une compensation à la suite de l’échouement, sur les récifs de Pointe d’Esny, du vraquier MV Wakashio. «Les pêcheurs ont obtenu la subvention jusqu’au mois de mars. Alors que dans notre cas, depuis décembre, nous ne percevons rien. Nous demandons à être subventionnés comme les pêcheurs, et ce, jusqu’à mars», réclame Prem Beerbaul.

Il a même sollicité l’aide du ministère du Tourisme, de même que celle de la Tourism Authority, sans succès. «On nous a fait comprendre qu’il faut être patient.» L’express attend une réponse du ministère de tutelle.

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