C1: Guardiola, Pochettino, Tuchel, Zidane, carré d'as et coups de poker

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L'entraîneur espagnol de Manchester City, Pep Guardiola (d.), donne des instructions à ses joueurs à quelques mètres de l'entraîneur argentin du Paris Saint-Germain, Mauricio Pochettino (g.), lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions de entre le PSG et Manchester City, au Parc des Princes à Paris, le 28 avril 2021.

L'entraîneur espagnol de Manchester City, Pep Guardiola (d.), donne des instructions à ses joueurs à quelques mètres de l'entraîneur argentin du Paris Saint-Germain, Mauricio Pochettino (g.), lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions de entre le PSG et Manchester City, au Parc des Princes à Paris, le 28 avril 2021.

Des atouts plein leurs manches, Pep Guardiola, Mauricio Pochettino, Thomas Tuchel et Zinédine Zidane ont toutes les cartes en main mardi et mercredi pour les demi-finales retour de Ligue des champions Manchester City-PSG et Chelsea-Real Madrid. Place au jeu, avec vue sur la finale d'Istanbul!

Guardiola conjure le sort

Considéré comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire, Pep Guardiola a porté au firmament son FC Barcelone, double vainqueur de la Ligue des champions (2009, 2011).

Mais par la suite, au Bayern Munich ou à Manchester City (depuis 2016), le technicien catalan (50 ans) n'a plus disputé la finale de l'épreuve reine européenne, une anomalie vu son pedigree et les moyens à sa disposition.

Vainqueur de la demi-finale aller à Paris (2-1), «Pep» espère cette fois briser le sortilège.

«Son travail serait inachevé s'il quitte ce pays sans gagner la Ligue des champions», a lancé mercredi l'ancien défenseur Gary Neville, commentateur sur Sky Sport.

Reste à éviter mardi ces innovations tactiques hasardeuses qui ont parfois déboussolé ses équipes par le passé.

«C'est un entraîneur incroyable et intelligent, qui réfléchit toujours à différentes stratégies et plans de jeu», analyse son homologue du PSG Mauricio Pochettino, qui se veut élogieux: «Pour moi, c'est le meilleur. Je l'admire.»

Pochettino veut sa revanche

Contre City, Pochettino est au pied du mur. Mais le technicien argentin (49 ans) adore ce genre de moments.

En 2019, il a renversé plusieurs situations compromises pour atteindre la finale... perdue contre Liverpool (2-0). «Poche» veut sa revanche et le PSG, finaliste 2020, aussi.

Arrivé en janvier à la place de Tuchel, l'ancien défenseur parisien (2001-2003) a amené sa grinta au PSG.

Les succès face au Barça (en 8es) et le Bayern (en quarts) ont montré son influence. «Physiquement, il nous demande plus sur 90 minutes», a résumé le milieu Ander Herrera au journal espagnol Marca.

Le revers face aux «Sky Blues» a ravivé les critiques sur le mental jugé fragile du PSG. «Mais une équipe faible dans la tête n'élimine pas le Barça et le Bayern», a pointé Pochettino.

L'Argentin joue très gros en mai. Il vise trois titres (C1, Championnat, Coupe) mais «Poche», dont le palmarès était vide avant son arrivée dans la capitale, pourrait aussi bien tout perdre...

Zidane a redressé la barre

Il est celui des quatre qui a commencé le plus tard sur un banc. Mais Zinédine Zidane (48 ans) a construit un palmarès unique, avec trois sacres consécutifs en Ligue des champions sur le banc du Real (2016-2018).

«C'est quelqu'un qui a l'ADN du foot en lui», a remarqué Gian Piero Gasperini, son homologue de l'Atalanta, vaincue en huitièmes cette saison.

Dans une saison très irrégulière, «Zizou» a su redresser la barre du Real, gagnant tous ses grands rendez-vous malgré un effectif décimé par les blessures.

«Vu les difficultés qu'on a eues, arriver là où on est... Ça n'a rien d'un miracle, c'est du travail, rien que du travail», a-t-il expliqué, alors qu'il est toujours en lice pour être champion d'Espagne, comme en 2017 et 2020.

A Londres, sur le terrain de Chelsea (aller: 1-1), Zidane retrouve sa compétition fétiche, dans une situation qu'il maîtrise. Objectif: conquérir la «Decimocuarta», la 14e C1 de l'histoire du Real...

Tuchel vous salue bien

Evincé en décembre, finaliste en mai ? Thomas Tuchel, limogé par le PSG à Noël, s'est relancé avec brio à Chelsea: le voilà demi-finaliste de la C1, quatrième de Premier League et qualifié pour la finale de la Coupe d'Angleterre.

Cela récompense le travail acharné de cet obsessionnel du jeu, qui a cumulé les trophées à Paris.

«Il est arrivé à créer un groupe très solide. C'est un entraîneur jeune, il a des idées, un très bon caractère avec nous», résumait l'année dernière le milieu parisien Marco Verratti.

A Chelsea, son exigence a fait mouche: l'équipe friable de l'époque Frank Lampard est devenue une muraille difficile à franchir.

«Tout ce qu'il veut, c'est gagner et il le montre de façon très émotionnelle», a résumé le défenseur Andreas Christensen à la TV danoise TV3 Sport.

Voilà désormais Tuchel (47 ans) tout proche d'une deuxième finale consécutive en C1 qui aurait des airs de pied de nez adressé au Paris SG, un club où il déplorait le manque de «reconnaissance» des décideurs.

Pas du genre langue de bois, l'Allemand s'est par exemple fendu vendredi d'une petite critique envers la Ligue 1, jugeant «brutale» la différence d'intensité avec la Premier League. Avant d'éventuelles retrouvailles avec le PSG à Istanbul ?

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