Bradley Vincent: «Aux JO de Tokyo, l’atmosphère risque d’être moins exaltante»

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Le nageur a déjà réalisé les minima B au 50m nage libre depuis juillet 2019.

Le nageur a déjà réalisé les minima B au 50m nage libre depuis juillet 2019.

L’ambiance des Olympiades, le nageur Bradley Vincent la connaît. Il l’a expérimentée aux JO de Rio en 2016, alors qu’il représentait Maurice. Non encore sélectionné pour Tokyo, le quadruple médaillé d’or aux JIOI 2019 nous livre quand même ses appréhensions sur l’ambiance qui pourrait régner aux Jeux nippons.

Avec ses 22.57 réalisés aux Jeux des îles de 2019 – compétition agréée par la FINA –, Bradley Vincent a fait les minima B pour Tokyo. A ce jour, cette performance – réalisée le 19 juillet 2019, soit durant la période de qualification fixée du 1er mars 2019 au 27 juin 2021 – est celle qui lui a valu 795 points FINA. Si l’on se base sur ce temps, c’est Bradley Vincent qui serait le mieux placé, aujourd’hui, chez les garçons, pour obtenir une ‘wild card’ afin de participer aux Olympiades japonaises (23 juillet-8 août). Mais rien n’est encore fait. Tant que les autorités ne lèveront pas le confinement, les championnats nationaux ne pourront se tenir. Quoi qu’il en soit, la FMN devra avoir remis au Comité olympique mauricien avant le 20 juin les noms des nageurs (1 garçon et 1 fille) qu’elle aura sélectionnés pour représenter Maurice à Tokyo. «Si je suis choisi, je serais très heureux de représenter Maurice. Ce serait un honneur de le faire pour la deuxième fois consécutive, après avoir participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016 (5 au 21 août)», dit Bradley Vincent. Ce dernier est d’avis que la situation est un peu compliquée et qu’il n’est pas au courant, pour le moment, du protocole à suivre pour aller aux JO. «Je ne connais pas non plus le timing protocole quand on va partir. Y aura-t-il une quarantaine à Tokyo ? Y en aura-t-il une autre en rentrant à Maurice ?» s’interroge le nageur.

Bradley Vincent à Côte-d’Or, lors des JIOI 2019 où il avait remporté quatre médailles d’or.

En attendant de savoir s’il sera sélectionné ou non, Bradley Vincent partage avec nous ce qu’il a retenu des Olympiades de Rio. «En 2016, tout le monde communiquait avec tout le monde à Rio. Il y avait différents types d’athlètes attachés à différentes disciplines. On pouvait découvrir aux JO de Rio une diversité qu’on ne pouvait retrouver ailleurs. En termes de culture surtout. Il y avait une atmosphère positive. Les gens que j’avais rencontrés – athlètes, coaches et physios – étaient uniques et spéciaux ; et les échanges que nous avions étaient enrichissants. Il y avait cette dimension olympique que l’on ne peut comprendre que si on l’a vécue», affirme Bradley Vincent.

Si ce dernier garde d’excellents souvenirs de son passage au Brésil en 2016, il nourrit certaines appréhensions quant à l’ambiance qui prévaudra à Tokyo. «Je ne pense pas que l’atmosphère sera la même à Tokyo. En 2016, le Village olympique avait accueilli 25 000 personnes. Mais à Tokyo, il ne faudra pas s’attendre à ce que tous les athlètes soient vaccinés. Et même s’ils l’étaient, les règles mises en place par les organisateurs seront strictes. Les athlètes n’auront probablement pas la possibilité d’aller voir des disciplines autres que les leurs comme ils le faisaient auparavant. Une fois que leurs épreuves seront terminées, ils n’auront pas la même liberté de mouvement que lors des précédents JO. Ils ne pourront probablement pas pouvoir, non plus, quitter le Village des Jeux. En somme, ils n’auront peut-être pas la même expérience que j’ai pu avoir il y a quatre ans», déclare le quadruple médaillé d’or aux JIOI.

Le nageur s’est fait beaucoup d’amis durant sa carrière dans la natation, surtout lors des derniers JO à Rio. Au cas où il se rendrait aux JO japonais, il craint de ne pouvoir les saluer comme il le voudrait, en raison du protocole sanitaire. Il appréhende même de ne pouvoir se faire de nouveaux amis à Tokyo. «Même pour les échauffements ou entraînements en piscine, on ne sait pas comment cela se passera. Combien de personnes seront autorisées dans les couloirs ? Le protocole sera strict et cela ne facilitera pas les choses. Si les représentants mauriciens ne sont pas préparés à autant de rigueur de la part des organisateurs, ce sera difficile pour eux», dit-il.

Toujours actif, Bradley Vincent s’entraîne à sec chez lui. Mais, confinement oblige, il ne peut nager dans une piscine, que ce soit à Côte-d’Or ou dans un des bassins de l’Etat. Il dit qu’il fera de son mieux et qu’il ne se met pas de pression. Toutefois, il admet qu’il ne sera pas à son meilleur niveau. «On n’a qu’un mois pour être prêt. On ne peut pas se préparer dans les meilleures conditions. Pour revenir au niveau que j’avais aux JIOI 2019, il me faudrait m’entraîner durant un an et demi sans interruption. Mais avec un mois de préparation, il ne faut pas s’attendre à des surprises», concède-t-il.

Bradley Vincent lors d’un Grand Prix organisé par la FMN, fin janvier, à Mare d’Albert

S’il est sélectionné pour les JO, Bradley Vincent prendra probablement part à sa dernière compétition internationale. «La situation actuelle rend l’avenir compliqué après les JO. Il y a bien sûr les Championnats du monde à la fin de l’année. Mais comment cela se passera ? Je ne sais pas», dit le nageur avec une pointe d’amertume.

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