Affaire Telegram: le calvaire d’une victime dont l’ex diffuse leurs ébats sur les réseaux sociaux

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De gauche à droite, Sur une vidéo, l’on aperçoit Sunita forcée d’être filmée lors de rapports sexuels. Photos et vidéos intimes ont été partagées sur des groupes pornographiques.

De gauche à droite, Sur une vidéo, l’on aperçoit Sunita forcée d’être filmée lors de rapports sexuels. Photos et vidéos intimes ont été partagées sur des groupes pornographiques.

Elle est désemparée et ne sait plus à quel saint se vouer pour sortir des griffes de S. N., son ex-concubin. Ce dernier, 46 ans, en plus de la harceler, a partagé des photos et vidéos intimes d’elle sur des réseaux sociaux et groupes pornographiques, dont sur Telegram. Pour Sunita, 41 ans, chaque jour est un cauchemar. «Nous avons vécu une relation pendant un an et demi et si j’avais su comment il était, jamais je ne me serais embarquée dans cette histoire.» Elle explique que quand elle a rencontré S.N., il était le parfait petit ami. 

Toutefois, peu à peu, elle aurait découvert sa face cachée. En effet, celui-ci avait déjà une concubine et un enfant et il devenait violent et manipulateur. «À chaque fois que j’ai voulu le quitter, il m’a fait du chantage. Il me battait et me forçait à avoir des rapports avec lui pour me filmer. Ensuite, il conservait les vidéos pour s’en servir contre moi.» Sur l’une des vidéos partagées, l’on aperçoit visiblement Sunita en larmes pendant leurs ébats. 

Il aurait diffusé des vidéos après une première séparation en décembre. Elle a porté plainte contre lui, mais à la suite de ses chantages, elle est retournée avec lui. Cependant, le 16 février 2021, elle ne pouvait plus endurer la situation. «J’ai donc définitivement mis fin à la relation. Il n’a fallu qu’un jour pour qu’il recommence à diffuser les photos et les vidéos.» À ce moment-là, il aurait créé de faux profils à son nom avec sa photo pour envoyer des messages et vidéos à des hommes qu’elle ne connaît pas, à des collègues et des membres de sa famille, entre autres. «J’ai même eu des avertissements au travail à cause de lui.» 

Sunita explique qu’après cet épisode, elle a porté plainte une nouvelle fois le 24 février 2021 pour Breach of ICTA, sodomie et violence domestique. Mais jusqu’à l’heure, son exconcubin n’a toujours pas été arrêté. «Lorsqu’il a constaté que diffuser des images de moi ne m’avait pas fait revenir, il a posté des vidéos en direct pour critiquer ma famille. Il a envoyé des photos de ma belle-soeur et de mes cousines sur des groupes à caractère pornographique affirmant que nous sommes des femmes faciles.» 

La cousine de Sunita a également porté plainte. Contactée, cette dernière explique être dans l’incompréhension face à cette situation. «Il est sorti avec ma cousine. Maintenant pourquoi nous harceler aussi ? Nous n’avons jamais été proches de lui. Il a même dit du mal de ma soeur qui a un cancer pendant son live sur Facebook.» Toute cette situation est très dure à supporter pour Sunita. Entre désespoir, honte et reproches de sa famille, elle dit avoir perdu goût à la vie. «Tout ce que je veux, c’est la paix. Il n’arrête pas de créer de faux profils et de me faire passer pour ce que je ne suis pas. Il se sert même du profil de son fils de 15 ans pour transférer mes fichiers personnels. Je ne sais vraiment plus quoi faire.» Du côté de la police, on explique qu’une enquête est en cours.

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