Trace d’huile sur la plage à Pointe-d’Esny: «Une suie de carbone séchée» selon Japan P&I Club

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Il ne s’agit pas d’une trace d’huile à Pted’Esny. Mais une suie de carbone séchée (dried carbon soot), affirme Japan P&I Club. Selon l’assureur, la suie s’est détachée après que la cheminée a été soulevée de l’épave. Sollicitée, une autre source abonde dans le même sens. Le Japan P&I Club dira en outre que, pour le moment, aucun travail n’a été entrepris dans le compartiment où de l’huile pourrait être présente. D’ailleurs, on affirme que Polyeco a installé des booms antipollution et un écrémeur pour parer à tout déversement. C’est aussi ce qu’avait affirmé le ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo, lors d’une visite sur le lieu du naufrage, le 17 février. Jour marquant le coup d’envoi des opérations.

Jeudi après-midi, un internaute a découvert ce qui, selon lui, serait de «l’huile fanée» sur la plage. Il a même fait des vidéos en live montrant la noirceur de cette «huile» en contraste avec le blanc immaculé du sable. Dans l’une d’elles, il affirme que la National Coast Guard avait collecté cette «huile» et l’a mise dans un sac.

Alain Malherbe, directeur général d’Island Maritime Services, a également fait état de cette «huile» sur les réseaux sociaux. Sur sa page Facebook, il soutient qu’il a montré la vidéo de l’internaute à un sauveteur, en Turquie, qui lui a dit que «cette fuite d’huile continuera à augmenter dans les jours à venir car ils (NdlR, les sauveteurs chinois) n’ont pas encore démantelé la section de l’huile et de diesel du Wakashio».

Hier matin, un habitant de Pte-d’Esny avance, dans un post que, peu après 8 heures, «la plage est immaculée (…) Malgré les alertes à la pollution, pas de traces de fioul à l’horizon. De toutes les façons, la cale des moteurs, etc., n’a pas été travaillé, donc impossible que le fioul aperçu sur la plage vers le sud-ouest provienne du Wakashio. Sur le site marinetraffic.com, vous verrez qu’au large de nos côtes passent un nombre impressionnant de cargos et navires. Ils ont l’habitude de dégazer en pleine mer.»

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Le 26 juillet, les habitants de Pointe d’Esny se réveillent avec une triste image: l’épave du MV Wakashio drossée sur les récifs. Le navire japonais battant pavillon panaméen s’est échoué la nuit précédente. 12 jours après, il déverse son contenu dans nos lagons, causant une marée noire. Sans perdre de temps, les Mauriciens, main dans la main, s’activent pour limiter les dégâts. Retour sur la pire catastrophe écologique du pays…

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