Leader de l’opposition: le chef du PMSD accepte le poste «pendant un certain temps»

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Le leader bleu est expulsé du Parlement le 25 octobre 2017 par Maya Hanoomanjee. Un autre match s’annonce avec le speaker actuel, Sooroojdev Phokeer.

Le leader bleu est expulsé du Parlement le 25 octobre 2017 par Maya Hanoomanjee. Un autre match s’annonce avec le speaker actuel, Sooroojdev Phokeer.

Il avait dans un premier temps déclaré à l’express, mercredi, avoir refusé comme Paul Bérenger le poste de leader de l’opposition. Mais sollicité plus tard dans la soirée, le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval (XLD), devait confier ceci: «Je réfléchis… 50/50.» Résultat des courses: hier, il a finalement accepté d’assumer ce rôle (NdlR : qu’il occupait déjà du 20 décembre 2016 au 14 novembre 2019). Cela, après de nombreuses discussions, notamment entre lui et le leader du MMM, Paul Bérenger. Ce développement fait suite à la démission d’Arvin Boolell, le lundi 1er mars.

En vertu de l’article 73 de la Constitution, le président de la République, Prithvirajsing Roopun, a officiellement avalisé la nomination de XLD, hier. «J’occuperai ce poste pendant un certain temps, en attendant de voir comment cela se passe, notamment par rapport à l’attitude du speaker envers le leader de l’opposition», a déclaré le nouveau leader de l’opposition dans un communiqué émis peu après sa nomination officielle.

En outre, il faut rappeler que le PMSD ne compte que cinq députés sur un total de 27 élus de l’opposition. «J’assumerai mes responsabilités aussi longtemps que j’aurais la confiance de tout un chacun», a poursuivi le leader bleu.

Quid du profil du titulaire… les avis divergent

Nouvelle ère, nouvelles têtes. C’est ce que réclament de nombreux Mauriciens, selon la tendance sur les réseaux sociaux. Les «dinosaures», qui ont accumulé des années au sein de la politique, doivent céder leur place aux jeunes, soutient-on. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, lorsqu’il s’agit du poste de leader de l’opposition, on cherche toujours un «dinosaure». Que pense-t-on de tout cela?

Sollicité, Osman Mahomed, du PTr, estime qu’être leader de l’opposition, c’est occuper un poste à haute responsabilité. Donc, dit-il, le titulaire doit être costaud. «Il doit comprendre très bien les affaires du pays, maîtriser beaucoup de dossiers et avoir une connaissance de ce qui se déroule dans le pays pour pouvoir préparer une Private Notice Question chaque semaine.»

Selon le parlementaire, c’est plus difficile d’occuper le poste de leader de l’opposition que celui de Premier ministre. «Ce dernier a tout un état-major pour un dossier, alors que très souvent un leader de l’opposition est esseulé dans sa tâche. Donc, pour moi, l’idéal est que ce poste soit confié à un ancien ministre, à un ancien Premier ministre ou Premier ministre adjoint.»

De son côté, Franco Quirin, qui en est à son troisième mandat, n’est pas de cet avis. «Certes, tant mieux si le poste de leader de l’opposition est occupé par quelqu’un qui a de l’expérience. Mais moi, je suis en faveur de la nomination d’un plus jeune.»

Pour le député mauve, dans la conjoncture actuelle, le poste de leader de l’opposition aurait pu revenir à un autre parlementaire que les trois noms cités – soit Paul Bérenger, XLD et Reza Uteem. «En tant que député du MMM, je sais qu’il y a des parlementaires au sein de mon parti qui peuvent occuper ce poste.»

Krish Ponnusamy, ancien haut fonctionnaire, est, lui, d’avis que «l’article 73 de la Constitution est clair à l’effet que c’est le président de la République qui est obligé de nommer un leader de l’opposition». Y est indiqué dans l’article: «in his own deliberate judgement». Ainsi, précise notre interlocuteur, le président «peut accepter ou rejeter un nom proposé par un chef des partis de l’opposition s’il estime que la personne proposée n’a pas l’étoffe qu’il faut pour occuper un tel poste et qu’il y a un risque qu’elle démissionne au bout de quelques mois». D’où la décision, selon lui, que ce soit un parlementaire avec expérience soit choisi pour ce poste.

Par ailleurs, l’ancien haut fonctionnaire rappelle l’année 1982, quand, avec un 60-0 en faveur de l’alliance MMM-PSM, il n’y avait pas d’opposition. «L’Electoral Supervisory Commission s’est alors tournée vers la Cour suprême pour un éclairage. Ainsi, la Cour suprême a statué qu’il fallait avoir une opposition avec un leader et c’est à ce moment que quatre membres avaient été nommés et c’est Gaëtan Duval qui avait occupé le poste de leader de l’opposition.»

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