Changement climatique: le rapport révisé de l’Accord de Paris devra être prêt d’ici mai

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Les consultations avec les parties prenantes, qui ont débuté le mardi 16 février, se dérouleront jusqu’au 4 mars.

Les consultations avec les parties prenantes, qui ont débuté le mardi 16 février, se dérouleront jusqu’au 4 mars.

Maurice ayant signé l’accord de la COP21 à Paris en 2015, cela l’engage dans le combat en faveur du climat. Un état des lieux tous les cinq ans des progrès pour soumettre un plan d’atténuation du réchauffement climatique se fait actuellement avec l’assistance de l’UNDP et de l’AFD.

Dans le cadre de l’Accord de Paris, tous les cinq ans, un rapport, la Nationally Determined Contribution (NDC), sur les mesures d’atténuation et d’adaptation pour combattre le changement climatique doit être soumis. Car l’engagement de cette ratification est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici à 2030, à promouvoir des mesures d’adaptation dans tous les secteurs pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2o C, et à renforcer la résilience face aux effets néfastes du changement climatique.

Dans le but de réviser la NDC et de la mettre à jour, les consultations, dont une est prévue à Rodrigues, ont repris le 16 février et se dérouleront jusqu’au 4 mars. L’objectif de ce dialogue de haut niveau qui a débuté mardi dernier et de la série de sessions prévue est d’engager la participation de tous les secteurs concernés. Le ministre de l’Environnement déclare que les mesures d’atténuation et d’adaptation ne concernent pas que son ministère mais aussi une série de secteurs tels que le tourisme, le transport, l’énergie, la santé et le logement, entre autres.

Les consultations comprendront plus précisément un dialogue avec les décideurs politiques et un guide technique de haut niveau pour les secteurs public et privé. Leur contribution est sollicitée pour que le plan d’action soit conforme aux besoins et nécessités. De plus, les événements consultatifs offrent une plateforme pour discuter des questions liées au renforcement des capacités techniques et technologiques ainsi qu’au financement de la mise en œuvre des mesures proposées pour le plan d’action actualisé de la NDC.

L’évaluation des lacunes et le mécanisme d’évaluation de l’empreinte carbone devraient être finalisés d’ici mars. Après la soumission du premier draft de la NDC en mars, une consultation aura lieu à ce propos en avril, le rapport devant être finalisé d’ici mai 2021, soit après 10 mois de travail. Il devra être soumis avant que la COP26, reportée à novembre 2021, ait lieu. La révision et la mise à jour du rapport se font avec l’assistance de l’United Nations Development Programme (UNDP) et l’Agence française de développement.

Maurice bénéficie en effet de 300 000 euros de l’UNDP pour compléter la révision, par exemple, de l’assistance technique pour la mise à jour du plan d’adaptation et l’évaluation du potentiel des mesures d’atténuation du changement climatique, notamment à travers l’énergie solaire et la gestion des déchets, ainsi que pour renforcer la communication sur la NDC. L’AFD offre pour sa part 200 000 euros en termes d’assistance technique et des experts sont recrutés, entre autres. L’objectif de cette assistance est d’évaluer les mesures d’atténuation et d’adaptation prises dans les secteurs clés et de fournir des recommandations pour introduire le changement climatique dans les documents réglementaires et juridiques. Elle vise aussi à élaborer un plan de communication pour la sensibilisation par rapport à l’accord de Paris et à la NDC ainsi qu’à renforcer les capacités des principales parties prenantes pour la mise en œuvre et le suivi de la NDC.

Des lacunes relevées dans différents secteurs

Les émissions de gaz à effet de serre s’élèvent actuellement à 5,78 Mt CO2eq, représentant une augmentation de 170 000 tonnes. Certaines lacunes et certains besoins de la NDC par rapport à l’atténuation ont été identifiés en termes de politiques et de lois liées au changement climatique. Par exemple, le plan à long terme ‘Energy Efficiency Plan’ (2009-2025) et l’Energy Strategy’ (2011-2025) nécessitent des mesures fiscales. Ou encore, il est recommandé que les politiques et stratégies existantes du ‘Master Plan for Energy Efficiency’ doivent être mises en œuvre de manière coordonnée. Il est aussi noté que le ‘Climate Change Bill’ 2020 manque d’incitations fiscales pour encourager les entités privées à prendre des mesures afin de lutter contre le changement climatique. L’Electricity Act’ 2005 doit être proclamée afin que l’autorité régulatrice des services publics puisse être opérationnelle dans la régulation des services d’électricité.

Pour ce qui est des adaptations, d’autres manquements ont été identifiés dans divers secteurs concernés, à savoir l’agriculture pour le peu de réalisations au niveau de l’agriculture bio et pour l’insuffisance de programmes de recherche sur les pratiques d’aménagement durable du territoire. La réhabilitation et l’expansion de l’habitat côtier et marin s’avèrent aussi limitées ainsi que la surveillance des zones côtières pour le secteur de la pêche. La réutilisation de l’eau traitée n’est pas encore largement pratiquée et les législatifs sont qualifiés insuffisants, entre autres, pour la préservation de la biodiversité. Par conséquent, la nouvelle NDC devrait être révisée eu égard à ces nouvelles lacunes identifiées et d’autres besoins pour combattre le changement climatique.

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