Ravish Nunkoo: «Inviter les Mauriciens comme les étrangers à vivre l’expérience du Sud sauvage»

Avec le soutien de
Ravish Nunkoo, directeur de Côté Sud Real Estate.

Ravish Nunkoo, directeur de Côté Sud Real Estate.

On aurait pu croire qu’avec la pandémie du Covid-19, qui a débouché sur une récession économique mondiale, avec entre autres conséquences, la dépréciation de la roupie, le secteur de l’immobilier irait mal. Or, ce n’est pas ce qu’indique la tendance. Ravish Nunkoo, directeur de Côté Sud Real Estate, nouvelle agence immobilière, le confirme.

Parlez-nous de Côté Sud Real Estate ? 
L’agence immobilière Côté Sud a été mise en place le 4 janvier. Elle fait partie du groupe français ACH Conseil. Comme n’importe quelle agence immobilière, le rôle de Côté Sud est non seulement d’être contactée par des gens qui veulent vendre, acheter, louer un terrain résidentiel, agricole, des bureaux, mais aussi de proposer aux Mauriciens comme aux étrangers de faire partie du projet Anbalaba. Il s’agit d’un projet d’Integrated Resort Scheme, démarré en 2017 et qui s’étend sur 15,4 hectares à Baie-du-Cap. 

Concrètement, qu’est-ce que ce projet Anbalaba ? 
La première phase de ce projet est la mise en vente aux Mauriciens comme aux étrangers de cinq villas nommées Pomelo. Ces villas, construites sur une superficie de 246 mètres carrés, comprennent trois chambres à coucher avec salles de bains en suite, garage et piscine privée avec vue imprenable sur l’océan du Sud et un grand jardin. Elles se situent à 300 mètres du lagon. Elles ne sont pas proposées en vente future d’achèvement. Les acquéreurs sont simplement invités à faire un dépôt au préalable et à payer le reste lorsque la villa est complétée et livrée. 

Ces villas coûtent 864 000 euros (environ Rs 42 millions). Sur cinq villas, nous avons déjà vendu trois d’entre elles. Côté Sud propose aussi 18 appartements de trois chambres à coucher chacun avec un espace de vie de 170 mètres carrés au coût de 500 000 euros. Cinq appartements ont déjà été vendus et il y a une option d’achat sur trois autres. Il y a aussi six terrains à bâtir d’une superficie variant entre 1 937 et 2 450 mètres carrés au coût oscillant entre 570 000 et 750 000 euros. Un terrain a déjà été vendu et une option a été mise sur trois d’entre eux. Nous avons une solide équipe dédiée au suivi-clientèle, de même qu’une importante équipe administrative. 

Le siège d’Anbalaba a été aménagé dans l’ancien poste de police de Baie-du-Cap, tout en pierres basaltiques. À l’arrière, il y a un bâtiment abritant des boutiques et le restaurant appelé Station A se trouve à l’étage. Il y a un guichet automatique bancaire déjà en place et un opérateur de supermarchés va bientôt s’y installer. Nous avons aussi une pépinière où nous cultivons des cocotiers, des palmiers et d’autres arbres, qui seront plantés sur les terrains. 

Anbalaba est un projet intégré avec les villageois et où ceux qui y auront une villa ou un appartement seront encouragés à acheter leur poisson avec les pêcheurs de la localité, leur viande avec le boucher du village ou leurs légumes avec les planteurs du coin. Notre objectif est aussi de donner de l’emploi aux habitants de Baie-du-Cap. Venir s’installer à Anbalaba, c’est avoir les yeux rivés sur le sud sauvage, vivre en toute tranquillité dans la nature et avoir une paix d’esprit. Dans un deuxième temps, il est prévu que nous développions d’autres appartements de deux chambres à coucher mais aussi un club house. 

Comparativement avec d’autres projets de ce type, comment vous situez-vous au niveau des prix ? 
Nous avons fait une étude de faisabilité et si vous comparez les villas, les appartements et les terrains d’Anbalaba avec les autres, nous sommes à moins cher sur le marché.

Les conséquences de la pandémie du Covid-19 n’ont-elles pas incité votre public cible à faire preuve d’une plus grande prudence financière ? 
D’après les appels que je reçois, je peux vous dire que malgré le marasme économique, l’immobilier est un marché émergent. Aujourd’hui, les Mauriciens veulent investir les sous qu’ils ont gardés en banque jusqu’ici ou chez eux. C’est une sécurité qu’ils veulent avoir et ils achètent pour pouvoir louer par la suite et avoir un retour sur l’investissement. 

Bon nombre d’étrangers vivant dans le Nord et à l’Ouest trouvent ces régions saturées de constructions et sont désireux de migrer vers le Sud. Ils sont attirés par le cachet naturel du Sud et sa verdure. Sans compter le plaisir de découvrir les villageois, et ce, de Surinam à Baie-du-Cap. La tendance est définitivement positive. Je suis en contact avec des étrangers qui disent vouloir acheter a piece of paradise dans le Sud.


Bio express : né pour promouvoir l’île 

Ravish Nunkoo, 40 ans, est un fonceur et semble né pour promouvoir l’île. Le secteur du tourisme et de l’hospitalité l’attirant, à la fin de ses études secondaires, il a intégré l’équipe du voyagiste Mautourco. En parallèle à son emploi de guide, ce jeune homme ambitieux a suivi un cours en ligne auprès de l’université ABE, en Grande-Bretagne, pour obtenir un «Diploma» en «Travel and Tourism Management». 

Au bout de huit ans, il a voulu changer d’air et est passé chez le voyagiste Connections Management Ltd, où il est resté trois ans. L’Aventure du Sucre l’a débauché comme Marketing Manager et en parallèle à cet emploi, il a suivi un cours en ligne auprès de l’université de Swimburne, en Australie, pour décrocher le tant convoité «Masters in Business Administration» avec spécialisation en vente et marketing. Une fois son diplôme obtenu, il a été contacté par Royal Park pour occuper le poste de «Lead Generator Executive» et vendre des villas, appartements et maisons. Responsabilités dont il s’est acquitté sans faillir pendant trois ans avant d’être promu «Sales Manager Resorts». «Les contrats étaient signés et lorsque nous allions inaugurer le Resort, nous avons été mis en receivership. C’était inimaginable», raconte-t-il. S’étant taillé une solide réputation dans le métier, Ravish Nunkoo a été recruté par Mon Choisy Group en tant que «Sales Consultant» pour vendre la troisième phase de «Mon Choisy La Réserve». Là aussi, sa tâche était de vendre des appartements et des villas de luxe situés devant le Fairway, soit devant le parcours de golf. «En un an, j’ai fait huit ventes», confie-t-il. Il y serait sans doute encore s’il n’avait eu l’offre d’ACH Conseils qui voulait lancer son agence immobilière Côté Sud. «Après 12 ans dans le Nord, lorsque j’ai découvert le vrai visage du littoral sud, j’en suis tombé amoureux. Je suis sûr que ce Sud sauvage aura le même effet sur les acheteurs potentiels.»

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x