Étranges similitudes entre le décès de Kistnen et celui de Kanakiah

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Discret de nature et professionnel discipliné, Pravin Kanakiah aurait dit la vérité face à d’éventuels enquêteurs

Discret de nature et professionnel discipliné, Pravin Kanakiah aurait dit la vérité face à d’éventuels enquêteurs

S’il y a au moins un élément en commun dans ces deux affaires, c’est bien l’achat d’équipements et de médicaments contre le Covid-19. Pravin Kanakiah travaillait dans la section des achats du ministère de la Santé alors que Kistnen avait été aussi impliqué dans les commandes à passer pour les mêmes produits. Au moins une correspondance a été publiée démontrant l’implication du ministre Yogida Sawmynaden et Kistnen dans une commande relative à l’achat d’équipement médical. Kistnen avait menacé de dévoiler, entre autres, les tractations pour ces commandes.

 Quant à Pravin Kanakiah, on n’est en présence d’aucune indication qu’il aurait proféré des menaces. Au contraire, ses proches affirment qu’il était quelqu’un de discret et discipliné, ajoutant cependant que c’est une personne qui aurait dit la vérité face à d’éventuels enquêteurs. Le refus de Pravin d’être transféré à une autre section proviendrait, nous diton, justement de son désir de rester loin des magouilles. Il l’aurait d’ailleurs dit à une proche : «Mo pa anvi al laba. Ena tro bokou magouille là-bas.» Ce qui est sûr, c’est qu’à Réduit où il était posté, même s’il n’y avait pas ou moins de magouilles, Pravin Kanakiah était au courant de tous les achats. Ses parents pensent que certains auraient peur qu’il ait conservé des documents des commandes reçues. Ça, c’était pour le mobile du crime. Venons-en maintenant au modus operandi des éventuels assassins. Il y aurait bien eu enlèvement dans les deux cas, selon les informations disponibles à ce jour et probablement l’utilisation de drogue avant le crime, qui semble dans les deux cas avoir été commis d’une telle façon que l’on puisse penser au suicide.

Mais ce sont surtout les tentatives de cover-up qui sautent aux yeux. Dans le cas de Kistnen, la police a bien parlé de suicide au début mais cette théorie a vite volé en éclats. Et encore plus durant les travaux de l’enquête judiciaire. À tel point que le patron du CCID lui-même, Heman Jangi, lors d’une conférence de presse, a reconnu qu’il y a eu homicide!

Concernant le cas de Kanakiah également, il semble qu’il y ait eu au moins tentative de cover-up. Et tout comme pour Kistnen, les caméras de Safe City n’ont pas encore révélé leurs secrets. Même les données des caméras privées, y compris celle du ministre Renganaden Padayachy à sa résidence secondaire de Gris-Gris, ne sont pas encore connues.

 Le cas de Sarah Boitieux est, lui, renfermé dans un épais brouillard, ses proches ne voulant pas parler à la presse. Et semblent se résigner à accepter la thèse du suicide, même si aucune contre-autopsie n’a été pratiquée.

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