Beaux-Songes: des fusils de chasse et des munitions retrouvés dans la nature

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La découverte a été faite dans la matinée de ce samedi 23 janvier. Une équipe de l'Anti Drug and Smuggling Unit de la Western Division, menée par le Chef Inspecteur Jagai, a retrouvé trois fusils de chasse et 25 balles aux abords de la rivière à Beaux-Songes. Une enquête pour retracer les propriétaires est en cours. 

Aucune tolérance envers ceux en possession illégale d'armes à feu

Les policiers stopperont et fouilleront les voitures. C’est ce qu’a déclaré hier le commissaire de police, Khemraj Servansing, lors d’un point de presse. Il commentait la situation dans le pays, notamment la mort de Manan Fakoo, qui a reçu des coups de balles avec un pistolet de calibre 0.25 mm et sur certains messages postés sur Facebook qui, a-t-il dit, alimentent la perception qu’il y a un climat d’insécurité dans le pays. 

Il a tenu à rassurer la population en disant que la police fait de son mieux pour retrouver les suspects, qui ont tiré à bout portant sur Manan Fakoo, entraînant ainsi sa mort. «Les policiers de la Western Division, ainsi que ceux de la MCIT, travaillent jour et nuit pour mettre la main sur ceux qui ont tiré sur Manan Fakoo et pour élucider ce meurtre. Nous avons commencé un Crackdown Operation avec des Roadblocks ces derniers jours.» Il a précisé que les policiers dont ceux de la Special Mobile Force, de la Special Supporting Unit et ceux de la force régulière sont sur le terrain aux quatre coins de l’île pour fouiller les véhicules. Même le Groupe Intervention de la Police Mauricienne, les commandos de la National Coast Guard et les hommes de l’Emergency Response Service se sont joints à eux pour la vérification des voitures. À jeudi soir, 5 000 véhicules avaient été contrôlés. «Cette opération se poursuivra de façon continue sur une certaine période.» 

Le commissaire Servansing a requis la collaboration de tout un chacun pour instaurer un climat de paix dans le pays.

Il a ajouté qu’il y a des rumeurs voulant faire accroire que des fusils circulent librement dans le pays. «Ce n’est pas vrai. Avant qu’un permis de port d’arme ne soit délivré, un contrôle strict est exercé selon des critères bien définis.» Le CP a rappelé qu’il y a des demandes par des individus pour le renouvellement de permis de port d’armes à feu pour leur protection personnelle et celles émanant des compagnies de chasse. Il a souligné qu’un règlement a été introduit au Fire Arms Act pour le renouvellement du permis de port d’armes des personnes bloquées à l’étranger au plus fort de la crise sanitaire liée au Covid-19. «Les Field Intelligence Officers, les éléments du National Security Service enquêtent pour savoir quelles sont ces personnes en possession d’armes à feu illégales. Dès que nous obtenons une information, nous ferons des raids sans hésiter.» 

Le CP a demandé la collaboration de tout un chacun pour instaurer un climat de paix dans le pays. «Je demande aux chefs religieux, aux organisations non gouvernementales, à la population et aux membres de la presse de donner un coup de main pour rétablir la stabilité sociale.» 

À l’heure des questions, un journaliste a demandé au CP comment Manan Fakoo, blessé à la joue et à la nuque, n’avait pas attendu l’ambulance de la SAMU et avait conduit sa voiture pour se rendre à l’hôpital, Khemraj Servansing s’est dit intrigué de ce fait. «Mais les faits sont là. Il l’a fait.» 

La force en dernier recours 

À la question de savoir quelles actions la police a prises par rapport à la présence d’un groupuscule composé de Manan Fakoo et de Vishal Shibchurn devant la New Court House lors de la dernière comparution du ministre Yogida Sawmynaden en Cour, le CP a indiqué qu’il n’était pas possible pour la police de décréter cette zone Restricted area. «Les policiers de la CID leur ont gentiment demandé de partir. Nous pa ti lé créer enn cafouillage. La SSU est également intervenue. Nous avons maîtrisé la situation. Nous n’utilisons la force qu’en dernier recours. Nous pa bann lapolis arriérés.» 

Où en est l’enquête sur le meurtre de Soopramanien Kistnen ? «Avec le DCP Heman Jangi, nous suivons un protocole. Il suit l’affaire sur une base quotidienne et mieux que moi. Mo pense ki dimune ki pou pli heureux dans pays si nous ressi elucide sa case la, se moi.» Pour sa part, le DCP Heman Jangi, a ajouté qu’une quarantaine de personnes ont été interrogées jusqu’ici dans le cadre de cette affaire. «Mes enquêteurs travaillent tous les jours et je demande le soutien de tout un chacun.»

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