Université de Maurice: combats juridiques à venir avec la reconduction de Dhanjay Jhurry

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Rajen Narsinghen compte contester légalement la reconduction de Dhanjay Jhurry comme vice-chancelier.

Rajen Narsinghen compte contester légalement la reconduction de Dhanjay Jhurry comme vice-chancelier.

Il y est, il y reste. Dhanjay Jhurry vient d’être reconduit au poste de vice-chancelier de l’université de Maurice (UoM) pour la quatrième année consécutive, soit une année additionnelle. Mais cette décision soudaine fait l’objet de maintes protestations. Certaines, d’ordre légal, seront prochainement enclenchées. 

«Nous allons avoir recours à des actions légales», déclare Rajen Narsinghen. Le chargé de cours à l’UoM n’en démord pas. Après la prolongation d’une année du contrat de Dhanjay Jhurry, le comité exécutif s’est réuni. 

Les membres ont décidé d’entrer en contact avec leur homme de loi afin de connaître la marche à suivre dans le cadre d’une contestation judiciaire de ce renouvellement de contrat. «Ainsi, la décision a été prise pour que des actions légales soient entreprises en cour ainsi que devant l’Equal Opportunities Commission. Une judicial review n’est pas à écarter», nous a-t-il déclaré. 

Le principal concerné indique que selon les règlements, un mandat de trois ans devrait être renouvelé uniquement si la performance du vice-chancelier est qualifiée d’«excellente». «Or, nous avons tous vu qu’il y a eu des failles à plusieurs niveaux. Comme la régression de l’UoM sur l’échelle des universités, à travers l’Afrique, ou encore la quasiinexistence d’étudiants étrangers sur le campus.» 

Couacs

Puis, soutient-il, preuve à l’appui, «il y a eu, au niveau du Financial Management plusieurs couacs, comme le MoU avec l’université de l’Arizona, qui n’a pas marché et encore d’autres. Li finn vini apré enn séri lidé pou inpresionn la galri, mé aksion zéro», critique Rajen Narsinghen. 

Ce qu’il se demande surtout, c’est pourquoi le poste n’a pas été «advertised» pour donner la chance aux autres de postuler, que ce soit localement ou au niveau international. Une lettre avait également été envoyée au Premier ministre le 13 janvier pour lui demander une intervention dans ce cas. 

De plus, rétorque un autre membre de l’UoM, les critères pour évaluer la performance et l’excellence acquises n’ont toujours pas été établis. «D’ailleurs, selon les statuts de l’université, toute réunion du Statutory Committee, qu’elle soit spéciale ou ordinaire, doit impérativement respecter un délai d’avertissement des membres. Celui-ci est d’au moins sept jours au préalable. Cette période prévaut aussi pour l’agenda et tout document y relatif. Mais là, tout s’est fait presque en catimini du jour au lendemain», souligne-t-il. 

Sollicité pour une déclaration, le vice-chancelier ne nous a pas répondu.

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