Paiement: des employés de Rossana Textiles et de Tara Knitwear attendent depuis un an

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Les employés de Rossana Textiles et de Tara Knitwear pensent descendre dans les rues de Port-Louis mercredi 23 décembre.

    Les employés de Rossana Textiles et de Tara Knitwear pensent descendre dans les rues de Port-Louis mercredi 23 décembre.    

La patience des travailleurs des usines de Rossana Textiles et de Tara Knitwera est à bout. Ils sont quelque 400 employés, dont 150 Mauriciens, à attendre d’être rémunérés pour leurs années de service dans ces usines, un an après leur fermeture.

Comme ils ne voient toujours rien venir, ils ont décidé, de concert, avec leur représentant syndical, Fayzal Ally Beegun, de manifester dans les rues de Port-Louis, mercredi 23 décembre. «Ils n’ont pas encore touché leur boni de 2019. Il manque aussi leur mois de préavis et le paiement de leurs congés (local leave). Certes, ils ont eu certains paiements par tranche. Mais on attend toujours le reste du paiement», confie le syndicaliste.

Il ajoute que lors de sa dernière rencontre avec les administrateurs de la firme BDO, Afsar Ebrahim et Georges Chung, il avait été dit que le paiement se ferait d’ici décembre 2020. «Mais rien n’a été fait. Les travailleurs, qui se sont retrouvés sous le Workfare Programme, n’obtiennent plus d’aide car un an s’est déjà écoulé. Ceux qui ont déjà atteint la quarantaine et ceux qui sont plus âgés, n’arrivent pas à obtenir un emploi, les entreprises les jugeant trop âgés.»

Vente de terrain

Fayzal Ally Beegun souligne qu’une manifestation aurait dû avoir lieu le 5 novembre dernier, mais qu’à la suite de l’accident fatal, qui a coûté la vie à quatre travailleurs bangladais, elle a été reportée. «Cette fois, nous allons manifester devant le Parlement et devant Victoria House. Nous devons faire entendre notre voix.»

Il avance que le gouvernement a toujours déclaré qu’il allait amender la loi pour venir en aide aux travailleurs. «Finalement quand les usines vont en faillite, ce sont les employés qui sont perdants. Les compensations, leur temps de service sont perdus. Je pense que le ministre du Travail doit prendre ses responsabilités et venir avec une loi pour aider ces personnes.»

En tout cas, on apprend que les responsables de BDO doivent vendre un terrain à Plaine-Lauzun, et que les dossiers se trouvent actuellement chez un notaire. Ce n’est qu’après cela que les employés pourraient percevoir leur dû.

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