Loisirs: casse-tête pour maintenir le cinéma à flot

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Avec le Covid-19, les blockbusters n’ont pas été diffusés et la recette des salles de cinéma n’arrive pas à suivre.

Avec le Covid-19, les blockbusters n’ont pas été diffusés et la recette des salles de cinéma n’arrive pas à suivre.

Les salles obscures n’entrevoient pas la lumière au bout du tunnel. Touchées par la pandémie du Covid-19, elles se battent pour survivre avec plusieurs facteurs de handicap. Entre la suspension, voire l’annulation de la sortie de films et le coût de l’électricité qui n’a connu aucune baisse, l’industrie se retrouve sur les genoux. 

Les planètes Hollywood et Bollywood ont mis un coup de frein à la sortie de leurs blockbusters. À Maurice, cela se fait sentir. Et ce n’est pas le directeur de Mciné, Rajesh Callicharan qui dira le contraire. Et pourtant, dit-il, des efforts sont faits pour maintenir l’industrie à flot. «On a baissé le prix des billets. Nous sommes passés de Rs 250 à Rs 200. Nous faisons des forfaits pour ceux du troisième âge. Pour le moment, cela nous aide un peu…» Il soutient que les Américains et les Européens ne proposent pas de grandes affifiches. «Ils ont vu qu’ils n’arrivaient pas à récupérer leurs investissements et certains préfèrent projeter leurs films sur des plateformes. La sortie des grandes productions a été reprogrammée pour l’an prochain.» 

Pour le directeur et propriétaire de Mciné, son entreprise roule à perte. «Il ne faut pas oublier que plusieurs personnes ont perdu leur emploi. Leurs finances ne sont pas au beau fixe. Avec le passage du Covid-19, cela prendra du temps pour que tout se remette en place. Quand la situation retournera à la normale, on pourra de nouveau travailler sereinement.» Rajesh Callicharan confie également que le Novelty à Curepipe est temporairement fermé. «Nous avons rouvert à Port-Louis, mais cela a un coût – les travailleurs, leur déplacement et l’électricité à payer.» 

Il n’est pas le seul à en parler. Pour Eric Mallac Koenig, le coût de l’électricité est problématique. Le directeur des cinémas Star lance même un appel au gouvernement à aider les secteurs en difficulté en baissant le coût de l’électricité. «Le gouvernement a bien géré la gestion du Covid-19 ; je l’en félicite. Mais il peut faire un effort pour l’électricité jusqu’à ce que tout revienne à la normale. Le Central Electricity Board pourrait aussi aider.» Il souligne que l’électricité représente un coût important dans l’industrie, surtout avec la climatisation. 

Ces derniers mois, il confie avoir eu à se séparer de quelques membres de son personnel. «Cela ne s’est pas fait de gaieté de coeur.» L’absence de nouveaux fifilms rend encore plus diffificile le maintien des salles à flots. Il faut se réadapter. Justement, les cinémas Star proposent la fête du Ciné jusqu’au 15 décembre. Espérons qu’avec l’arrivée de Wonderwoman 1984, les cinéphiles reprendront le chemin des salles obscures.

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