Samuel Reddy: de vétéran de guerre à entrepreneur à succès

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Notre compatriote Samuel Reddy a servi pendant sept ans dans l’armée britannique avant de se lancer dans le business.

Notre compatriote Samuel Reddy a servi pendant sept ans dans l’armée britannique avant de se lancer dans le business.

Pas de coïncidence. Ni de la chance. Juste le fait d’avoir compris le besoin de se réinventer. Perpétuellement. C’est le fil conducteur de l’histoire de Samuel Reddy, Mauricien établi en Angleterre. Vétéran de la guerre en Irak et en Afghanistan, il met son expérience au service des business leaders.

Tout commence à Moka, il y a de cela 43 ans. Samuel Reddy voit le jour aux police quarters, son père, Doona, est dans la police. Mais Samuel Reddy a la douleur de le perdre en 1999. Le voilà propulsé à 22 ans aux devants des responsabilités. Il a une sœur plus jeune que lui. Le décès de cet être cher est un véritable déclic. «Je me suis demandé c’est quoi la vie ?»

Avec le soutien de sa mère – qui puise dans le lump sum du père, policier décédé –, le jeune homme entame des études en marketing en Angleterre. Il quitte le job de Traffic Officer à la Mauritius Freeport Authority qu’il avait décroché après le secondaire à l’Imperial College. «Cela n’a pas été facile pour ma mère. Elle ne travaillait pas, elle n’avait pour seule ressource que la pension laissée par mon père. Mais elle a tout de même décidé d’investir dans mon avenir.»

Arrivé au pays de sa majesté, Samuel Reddy s’oriente vers la filière marketing. Il a aussi un job à mi-temps comme plongeur à Buckingham Palace. À laver et récurer la vaisselle de la famille royale. Nouveau déclic. Samuel Reddy raconte : «Un jour, la reine s’est arrêtée devant le personnel pour dire merci pour notre aide. J’ai été tellement impressionné. In Mauritius, nobody would do this.»

Notre compatriote s’enthousiasme au point qu’il décide sur le champ qu’il doit «travailler pour cette reine». Aussitôt dit, aussitôt fait. D’autant plus qu’il n’y a plus d’objections familiales à ce qu’il s’engage. «À Maurice, mon père et ses trois frères étaient tous dans la police. Quand j’avais eu envie de devenir policier à mon tour, la famille n’a pas voulu.» En tant que citoyen du Commonwealth, le voilà enrôlé dans les Young Forces de l’armée britannique, le 11 septembre 2001. «Cela m’a rappelé mon grand-père, Marday Reddy, qui avait servi dans l’armée et qui avait été envoyé en Afrique du Nord.»

Samuel Reddy a servi activement dans l’armée pendant sept ans. «J’étais responsable de logistique des opérations.» Il affirme avoir contribué à coordonner des effectifs de l’armée de terre et de la Royal Navy. En Irak, puis en Afghanistan, il agit comme Mouvement Controler. «En tout, j’ai contribué au déploiement de 250 000 personnes», avance-t-il avec fierté. Au bout de sept ans, il devient réserviste

. «Il ne faut pas vivre dans le passé», affirme Samuel Reddy. «Attention, il ne faut pas oublier d’où l’on vient. Partout où je vais, je dis que je suis né à Maurice. Je suis aussi britannique. I reflect on my past to build the future.» Ce qui le motive véritablement à quitter le service actif c’est l’envie de voir grandir sa fille aînée Aléssia.

Nouveau flash-back. Souvenir de son grand-père Marday Reddy. «Il touchait une pension de Rs 1 500 par mois en tant qu’ancien combattant. Il s’est alors lancé comme extracteur de sable.» À l’époque, cette activité était encore autorisée. «Entre l’âge de cinq à neuf ans, je me souviens que j’étais avec mon grand-père dans son camion. Il ne savait ni conduire un camion, encore moins manœuvrer un bateau, mais c’était lui le patron.»

À son tour, Samuel Reddy se lance dans l’entreprenariat. Mais son premier business ne marche pas. «Je me suis retrouvé à zéro après sept ans.» Pour faire bouillir la marmite, le voilà chauffeur routier pendant un an. Avec ses économies, il ouvre un centre de soins résidentiel pour jeunes souffrant de handicaps mentaux. «J’ai commencé petit», se souvient-il. La maison de soins organise aussi des voyages : «neuf mois en Angleterre, trois mois à Maurice». Samuel Reddy finit par vendre cette affaire en 2014.

Il décide de capitaliser sur son expérience dans l’armée britannique. C’est le début de l’aventure TryExForces et la société TryATis Global un service-conseil pour tous ceux qui veulent améliorer leur leadership et aptitudes stratégiques. Il s’agit d’un service où les conseillers sont d’anciens militaires.

Distinction. Britain role model veteran 2019

L’année dernière, Samuel Reddy s’est distingué comme «veteran role model» aux «English Veterans Awards 2019». Sa société TriExForces est basée à Southampton. Il est également l’auteur de «Leavers to leaders», un ouvrage qui a atteint des pics de vente sur Amazon en Grande-Bretagne.

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