Actions du ministère de la Santé en 2015: PILS n'en démord pas

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Patrice Monvoisin, président du conseil d'administration de PILS n'a pas manqué de souligner que les progrès réalisés, par rapport à la lutte contre le Sida, entre 2010 à 2015 ont été inversés de 2015 à 2019.

Patrice Monvoisin, président du conseil d'administration de PILS n'a pas manqué de souligner que les progrès réalisés, par rapport à la lutte contre le Sida, entre 2010 à 2015 ont été inversés de 2015 à 2019.

«L'épidémie se généralise. Près de deux tiers des nouveaux infectés en 2019 concernent des personnes hétérosexuelles, et en particulier des jeunes de 14 à 24 ans. Nous payons aujourd'hui le prix fort de la politique du ministère de la Santé menée en 2015. Politique que PILS et ses partenaires de la société civile ont fortement dénoncés malgré les attaques que nous subissons

C'est ce qu'a déclaré le président du conseil d'administration de PILS, Patrice Monvoisin, le mardi 1er décembre. Il prenait la parole devant un parterre d'invités, dont l'ambassadrice de France, Florence Caussé-Tissier, l'ambassadeur des États-Unis, David Reimer,  une représentante de l'Union européenne à l'occasion de la Journée internationale de la lutte contre le Sida, célébrée chaque 1er décembre mais également pour l'ouverture officielle du nouveau centre médico-psycho-social Nou Vi La à Port-Louis.

"Nou Vi La", le nouveau centre de dépistage et d'écoute de PILS à la rue St. Georges à Port-Louis.

Cependant, souligne Patrice Monvoisin, le ministère de la Santé a repris le dialogue et la collaboration avec les ONG depuis quelque temps. «Et il n’a pas négligé le VIH dans son plan stratégique global 2020-2024. Les autorités se sont engagées, à travers le Drug Offenders Administrative Panel, à étudier le modèle du Portugal en matière de politique de drogues,» devait-il faire ressortir.

D'autre part, ce dernier a déclaré que la situation s'aggrave. «Les progrès réalisés entre 2010 à 2015 ont été inversés entre 2015 et 2019. Les décès liés au Sida sont en hausse. Idem pour les nouvelles infections», devait déplorer Patrice Monvoisin. Ce dernier a fait ressortir qu'«en tant qu'ONG, nous sommes là pour travailler en complémentarité avec l'État. À la fois, en dénonçant les lacunes, les dysfonctionnements et en proposant des pistes d'amélioration et cela implique aussi que chaque partenaire puisse être à l'écoute de l'autre sans crainte, sans jugement. Cela implique que l'État tienne mieux compte dans ses stratégies nationales, dans ses programmes, de la voix des personnes les plus  marginalisées et vulnérables au VIH

Des soins primaires seront aussi offerts aux visiteurs du centre.

Il ajoute : «Nous faisons face à de nouveaux enjeux pour 2021. La question de l'éducation sexuelle et affective se pose tout comme celle de la discrimination des populations vulnérables au VIH. Si Maurice souhaite renverser la tendance actuelle et rattraper son retard, on ne peut pas faire l'économie d'une amélioration de la prise en charge, y compris en milieu carcéral.» Le président de PILS a également évoqué la question du financement par l'État mauricien de la lutte contre le VIH. «Maurice étant désormais classé comme pays à haut revenu, il faut s'attendre à la fin de certains financements internationaux

D'autre part, Patrice Monvoisin devait dresser un constat après quinze années d'activisme et cinq années à la présidence du conseil d'administration de PILS: «Le personnel de la Santé n’est pas toujours suffisamment formé sur le HIV. Et sa prise en charge des personnes vivant avec le HIV et qui sont toujours stigmatisées et discriminées

Présent à cette occasion, le Dr Laurent Musango, représentant de l'OMS à Maurice et conseiller au ministère de la Santé, devait indiquer qu'il allait transmettre le message au ministre Kailesh Jagutpal, par rapport à la formation insuffisante, la stigmatisation et la discrimination «afin de trouver des solutions et prendre des actions appropriées».

"Nou Vi La"

Inauguré le mardi 1er décembre, ce nouveau centre se veut un lieu d'accueil où se fera le dépistage et où des soins primaires seront octroyés. «Ce sera un espace  ouvert aux populations les plus exposées au VIH, aux maladies sexuellement transmissibles et aux hépatites virales,» devait indiquer Nicolas Ritter.

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