Allégation d’escroquerie: Une consultante en dentisterie porte plainte contre son beau-père

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(Photo d'illustration)

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Une consultante en dentisterie ayant la double nationalité mauricienne et britannique estime qu’elle a été escroquée par son beau-père, un homme religieux officiant dans le Sud, alors qu’elle était émotionnellement perturbée.

Cette presque quadragénaire a porté l’affaire à la police le mois dernier afin de récupérer ses bijoux et ses objets de valeur, qui se trouvent encore chez lui alors qu’elle est en instance de divorce d’avec le fils du religieux et ce, cinq mois après leur mariage.

La femme explique qu’elle est arrivée à Maurice fin 2019 alors qu’elle était dans un état de «profonde détresse émotionnelle.» Par l’intermédiaire d’un ami, elle a consulté le religieux pour la première fois en janvier 2020. Lors de cette rencontre, l’homme lui a posé des questions sur sa vie personnelle, sa situation financière et les biens qu’elle possède. La première séance de prière lui a coûté Rs 20 000. Le religieux lui a précisé qu’elle devait en faire trois ou quatre par semaine. «J’avais confiance en cet homme et vu mon état psychologique, je croyais qu’il allait me faire du bien» dit-elle.

Quelques semaines plus tard, elle est partie en voyage et à son retour à Maurice en février dernier, le religieux lui a annoncé que son fils, qui est au chômage, est tombé amoureux d’elle. «Au début, je n’y ai pas prêté grande attention, surtout en raison de la différence d’âge entre son fils et moi. Mais par la suite, je me suis dit qu’après tout, c’était peut-être le bonheur qui frappait à ma porte et que c’était ce que j’attendais. Une semaine après, le fils m’a demandé en mariage. N’importe quelle personne équilibrée aurait dû se rendre compte que père et fils en voulaient après mon argent. Mais moi, j’étais aveuglée car je n’étais pas stable émotionnellement et psychologiquement. J’ai donc accepté», explique-t-elle. La consultante pense qu’il a dû y avoir complicité au niveau de l’état civil car le mariage a été enregistré en l’espace de deux semaines après qu’elle ait laissé son extrait de naissance au religieux.

Juste après le mariage, le couple s’était envolé pour Londres à la demande du religieux. C’est à partir de là, dit-elle, que les choses ont empiré. Le jeune homme, raconte-t-elle, la battait. «Je croyais que c’était à cause du confinement en Angleterre qu’il se comportait ainsi. Je lui ai fait des cadeaux d’une valeur d’environ Rs 1 million» dit-elle. Dès l’ouverture des frontières à Maurice en octobre, le couple est rentré au pays après avoir accompli leur séjour en quarantaine.

Cependant, les choses ne se sont pas améliorées entre eux. Son beau-père lui aurait fait acheter un terrain avec ses économies. «Je commençais à comprendre que j’avais été manipulée. Au lieu de mettre la propriété sur mon nom, je l’ai mise au nom d’une société. Cela n’a pas plu à mon beau-père. Il a alors demandé à son fils de divorcer», raconte-t-elle. La femme estime qu’elle a été manipulée du début à la fin. Elle craint que ses démarches pour récupérer ses biens n’aboutissent pas car le religieux aurait le bras long.

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