Tourisme: le modèle post-crise Covid qu’ambitionne l’AHRIM

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La 47e assemblée annuelle de l’AHRIM, jeudi 5 novembre, a été l’occasion de repenser le secteur dans un contexte exceptionnel.

La 47e assemblée annuelle de l’AHRIM, jeudi 5 novembre, a été l’occasion de repenser le secteur dans un contexte exceptionnel.

Les principaux acteurs du secteur du tourisme et le gouvernement ont, lors de la 47e assemblée annuelle de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), le jeudi 5 novembre, dévoilé les pistes devant favoriser une renaissance de cet important pilier de l’économie nationale. Reste à savoir si les initiatives appropriées de part et d’autre supplanteront  la parole.

Neuf mois après que la pandémie de Covid-19 a mis à genoux l’économie du monde, surtout celle associée aux activités du tourisme, l’AHRIM, principal organisme de regroupement des professionnels du tourisme, est venu de l’avant avec un plan de redressement pour ce secteur. Il contient des projets dont les membres de cette organisation sont disposés à tout mettre en œuvre pour contribuer à l’émergence d’un secteur du tourisme, qui n'aura sans aucun doute rien de commun ou presque avec le modèle que la pandémie a contraint à se retirer.

Le dévoilement de l’identité du secteur recomposé s’est déroulé dans le cadre de la tenue des travaux de la 47e édition de l’assemblée générale annuelle de l’AHRIM, qui se sont déroulés à Hennessy Park Hotel, Ebène.

Le gouvernement par la voix de Steven Obeegadoo, Premier ministre adjoint et qui cumule la fonction de ministre du Tourisme, du Logement et de l’aménagement du territoire, n’est pas resté insensible à l’initiative de l’AHRIM. En insistant sur le fait que le gouvernement va jouer son rôle de partenaire auprès des principaux acteurs de l’industrie du tourisme, Steven Obeegadoo est venu apporter tout le soutien du gouvernement dans le cadre de l’émergence d’un nouveau modèle pour l’industrie du tourisme locale.

Cependant, bien des voix se sont manifestées pour se demander si l’appui promis par le Premier ministre adjoint va se matérialiser  en harmonie avec la ligne tracée par les acteurs de cette industrie.

Qu’à cela ne tienne, il est sans doute utile de se pencher sur les grandes lignes de l’ossature de l’industrie du tourisme que la pandémie Covid-19 a contraint les principaux acteurs du secteur à élaborer sous peine de voir disparaître certainement un secteur qui s’est constitué comme un des principaux piliers du développement économique du pays.

Trois axes de réflexion

L’industrie du tourisme, telle qu’envisagée à la sortie de la crise provoquée par la pandémie du Covid-19, émergera avec la mise en place de trois axes de réflexion, a insisté Jean-Michel Pitot à qui un troisième mandat de président de l’AHRIM a été confié.

Ces trois axes de réflexion sont : premièrement, la nécessité de changer de paradigme; deuxièmement, l’obligation de repenser la destination Maurice; et enfin le troisième pôle de réflexion devrait s’articuler autour de la stratégie à adopter par rapport à l’ouverture des frontières, condition sine qua non pour permettre au modèle de l’industrie du tourisme en gestation à se manifester.

Par changement de paradigme, Jean-Michel Pitot voudrait dire l’abandon du modèle de plan de soutien à l’emploi mis en place par l’État dans le but de préparer le terrain pour la mise en route d’un véritable plan de relance du secteur du tourisme. En d’autres mots, abandonner un plan de soutien passif, qui n’est pas soutenable dans la durée, pour laisser la place à l’installation d’un programme de développement qui jette les bases pour favoriser la naissance d’un nouveau modèle de l’industrie du tourisme.

Le deuxième axe de réflexion devrait porter sur la refonte de la destination Maurice. Pour Jean-Michel Pitot, la refonte de la philosophie derrière la destination Maurice devrait s’articuler autour du fait que le touriste post-Covid voyagera moins et mieux plus intensément. Ce qui signifie qu’il va vouloir que son déplacement vers une destination ait un sens, soit authentique et favorise une véritable rencontre avec le passé et les gens de la destination. L’AHRIM propose à cet effet que Mahébourg et Port-Louis soient les sites vecteurs de sens et d’authenticité.

Importance de la propreté

Autre élément que cette association met en avant pour revaloriser les atouts de la destination concerne l’importance que la destination devrait attacher à la propreté. Ce qui est loin d’être le cas en ce moment avec des rues mal entretenues, signes d’un système de nettoyage et de traitement des ordures défectueux et l’absence de civisme des citoyens, la libre circulation de chiens errants et l’absence de prédisposition à tirer profit des opportunités qu’offre une politique de développement axée sur le respect, la conservation et la protection de la nature. «Il faut, devait insister Jean-Michel Pitot, que notre destination soit propre, belle, verte pour que le visiteur ait envie de s’y promener dès son arrivée.».

Enfin, sur l’ouverture ou pas des frontières comme piste de réflexion en vue de la relance de l’industrie du tourisme, la proposition de l’AHRIM repose sur la prédisposition suivante : Maurice doit faire la démonstration aux yeux des tours opérateurs étrangers qu’elle est prête pour la relance des activités du tourisme parce que «nous avons imaginé un dispositif sanitaire d’accueil sympathique et convivial à l’intention du touriste que nous savons vivre avec la Covid-19».

Pour aller plus loin… le discours de Jean Michel Pitot :

« Monsieur le Premier ministre Adjoint, Ministre du Tourisme et Ministre du Logement et de l’Aménagement du Territoire, Madame la Chef de Cabinet du ministère du Tourisme, Mesdames et messieurs dirigeants des ministères et des institutions publiques et privées, Chers partenaires de l’industrie, collègues et membres de la presse, Chers Membres de l’AHRIM, Mesdames / messieurs, Je suis heureux, au nom de l’AHRIM, de vous accueillir à cette soirée marquant notre 47e Assemblée générale. Il est primordial, dans la période extrêmement sombre que traverse le secteur du tourisme, de maintenir de telles occasions de rencontre, pour se serrer les coudes et renforcer nos liens. Vous exprimez, par votre présence ce soir, votre volonté de garder vivante et solide cette relation. Je vous en remercie.

Cela fait neuf mois que notre vie a basculé.

Neuf mois que nous sommes plongés dans la plus grande incertitude quant à l’avenir de notre secteur, et celui de notre économie tout entière.

Neuf mois que nous nous inquiétons jour et nuit pour ces

125 000 emplois directs et indirects dont nous avons la responsabilité.

Neuf mois… et nous sommes à peine à mi-chemin de cette terrible épreuve.

La recrudescence du virus en Europe vient de nous le rappeler brutalement, alors même que nous nous apprêtions à ouvrir, ou plutôt « entrouvrir » nos frontières, pour laisser passer une faible lueur d’espoir. Il nous a rappelé qu’il ne va pas nous lâcher de sitôt… Je ne vais pas vous égrener ces chiffres catastrophiques d’hôtels, de compagnies aériennes, de tour-opérateurs qui ferment chaque jour dans le monde. Vous les connaissez.

Permettez-moi plutôt de vous rappeler le fait que ces neuf mois d’incertitude ont renforcé… bien des certitudes.

La première certitude, c’est que nous sommes capables d’une grande solidarité.

Cette solidarité s’est exprimée dans la démarche spontanée de nos membres hôteliers qui ont transformé leurs hôtels en centres de quarantaine. Cette solidarité-là a contribué à contenir efficacement les risques d’une catastrophe sanitaire dans notre île. Elle s’est révélée une arme très efficace aux premières heures de notre lutte contre la pandémie.

Il est donc tout à fait à propos que je saisisse l’occasion qui m’est donnée ce soir pour vous remercier, chers confrères et membres de l’AHRIM, pour ce geste de solidarité. Vous avez été sollicités à maintes reprises durant ces neuf mois et vous l’êtes aujourd’hui encore. Et à chaque fois, vous avez su accueillir ces demandes avec la même disposition d’esprit positive. Nous vous en félicitons.

La seconde certitude, c’est que nous avons, à la tête de nos instances de décision publiques et privées, comme dans les organismes de santé et d’ordre public, un leadership fort. Ces leaders ont su trouver des solutions pour protéger notre population. Ils ont su exploiter de nouvelles sources de liquidités afin que les opérateurs économiques gardent la tête hors de l’eau - avec le Mauritius Investment Corporation notamment. Ils ont su initier les programmes de maintien à l’emploi. Ils ont su nous soulager, nous autres opérateurs du secteur, de plusieurs charges et taxes, dont le loyer du bail… Ce sont autant d’actions qui ont mitigé les risques d’une catastrophe économique.

Je tiens à saluer ici, Monsieur le premier ministre adjoint, votre capacité d’écoute dans ce dialogue souvent vigoureux mais toujours régulier avec le gouvernement.

Trouver le juste équilibre entre protocole sanitaire et impératif économique reste un véritable casse-tête. Dans cette recherche commune de solutions, nous avons en votre personne un solide interlocuteur.

La troisième certitude enfin, c’est notre capacité de résilience, cette capacité de rebondir, qui s’est illustrée de part et d’autre.

Elle s’est illustrée dans la rapidité avec laquelle une collaboration active s’est installée entre l’AHRIM et la MTPA notamment. Je salue ici l’engagement du Chairman et de ses équipes ! Entre autres missions, nos deux instances travaillent ensemble à rétablir l’image du pays, salie par les comptes rendus sur le naufrage du Wakashio. En bonne intelligence et avec une grande cohérence dans nos visions respectives. La campagne <#mauritiusnow> initiée récemment, illustre de fort belle manière un travail soutenu accompli par un collectif public-privé intelligent et fortement solidaire.

Elle s’est aussi illustrée, cette résilience, dans la rapidité avec laquelle le protocole sanitaire a été déployé dans nos hôtels. Les frontières étaient à peine fermées, en mars, que bien des établissements travaillaient déjà à développer des labels de sécurité, à réaménager leurs espaces, à déployer de nouveaux équipements et à former leurs équipes pour s’adapter au New Normal.

Mais la plus grande des certitudes qui s’est imposée à nous est sans aucun doute celle-ci : le tourisme reste et restera vital pour notre économie.

Il n’y a qu’à tendre l’oreille pour en être convaincu :

ici et là, dans les bazars comme dans les boutiques, dans les entreprises de blanchisserie comme sur les chantiers, dans les villages comme dans les organismes de services publics, le CEB, la MASA… le discours est le même, la détresse est la même. Partout, on entend… Tan ki touris pa revini, nou tou pou dan la peine… L’absence de touristes n’impacte pas les hôtels uniquement, mais par un effet boule de neige, l’économie des villages, ces villages soudain désertés. Il n’est pas nécessaire d’expliquer aux artisans, aux marchands ou aux planteurs le drame que constitue un manque à gagner de 64 milliards de roupies de devises étrangères, les recettes d’une année de travail. Ils le ressentent au quotidien… Cette misère, cette peur du chômage prend petit à petit le dessus sur la peur du virus elle-même. Cela semble évident. Mais il est vrai aussi que certains continuent à nier cette peur. J’entends ici et là s’exprimer des opinions qui me semblent décalées de la réalité… On entend certains dire que le pays peut s’en sortir sans le tourisme – ce tourisme qui, il faut le rappeler représentait 25% du PIB avant le COVID. On entend dire qu’il est préférable de sécuriser dans l’immédiat 75% de l’activité économique, plutôt qu’ouvrir les frontières et risquer de tout mettre en péril. A ces personnes, j’ai envie de demander : est-ce qu’on peut rouler longtemps avec une voiture à trois roues ? Mes amis, ne nous leurrons pas : le pays n’est pas près de trouver une alternative au tourisme.

Et il y a aussi ceux qui haussent les épaules en disant que le tourisme s’en sortira, qu’il en a connu d’autres, que notre belle ile continuera à attirer des visiteurs sans efforts.  A ceux-là, nous devons expliquer, encore et encore, que cette crise-ci n’a rien à voir avec les précédentes, parce qu’elle touche le tourisme au cœur, dans ce qui fait sa spécificité : aller à la rencontre de l’autre, promouvoir le contact social, l’échange, rechercher l’éloignement de chez soi… C’est parce que la COVID interdit tout cela que le tourisme sera la dernière des activités économiques à reprendre.

Reprendre…  Reprendre quand ? Pas avant 2023, disent les analystes avec de plus en plus d’insistance. Les plus généreux osent parler d’une reprise à hauteur de 25% des activités en 2021, et peut-être de 50% en 2022… Face à une pandémie qui n’a pas arrêté de déjouer les scénarios, face à autant d’inconnus, ce serait bien risqué de prétendre savoir quelle direction prendre.  Mais même si personne ne peut affirmer savoir ce qu’il faut faire, il nous faut continuer d’avancer… A l’AHRIM, nous pensons qu’avancer, c’est adopter trois axes de réflexion.

Premièrement, nous estimons qu’il est temps de changer de paradigme. La perspective d’un retour à la normale à l’horizon 2023 doit nous obliger à nous éloigner du modèle du Plan de soutien à l’emploi, mis en place par l’Etat, pour engager un véritable Plan de relance du tourisme.

Abandonner graduellement un Plan de soutien qui n’est pas soutenable dans la durée, et tendre vers un Plan de relance qui prépare l’avenir… Ce Plan de soutien, avec en première ligne le Wage Assistance Scheme, se voulait une aide d’urgence immédiate, et a été vitale pour la stabilité de l’industrie. En soulageant les opérateurs de 25% de leurs frais fixes, l’Etat les a très certainement aidés et a évité une crise sociale.

  Oui, le WAS couvre jusqu`à 50% des salaires des employés d’hôtels. MAIS ce n’est là seulement qu’un quart de nos dépenses mensuelles actuelles….

Oui, l’Etat a versé, sur les six derniers mois, plus de Rs

3 milliards, MAIS les opérateurs en ont déboursé, eux, Rs

9 milliards….

C’est évident :  maintenir cette aide artificielle au-delà des six prochains mois mettra en péril nos entreprises.

Dans cette année de forte précarité vers laquelle nous nous acheminons, nos hôtels se verront non seulement forcer d’assurer à 50% les salaires d’un effectif important et majoritairement en chômage technique, mais aussi d’importants coûts fixes d’entretien. D’ailleurs, l’Etat lui-même peut-il se permettre cet effort ad vitam eternam ?

Monsieur le Premier ministre adjoint,

Entamer une véritable réflexion autour d’un plan de relance pour le tourisme…..

C’est permettre à nos hôtels de se restructurer durablement, c’est leur reconnaître la latitude, la versatilité et la polyvalence dont ils ont besoin pour se réinventer.

C’est desserrer les contraintes légales dans lesquelles ils fonctionnent et faciliter une réorganisation de leurs ressources humaines, une réorganisation adaptée aux nouvelles réalités.

C’est accepter que le marché du travail puisse fonctionner plus librement selon l’offre et la demande, sans interférence prépondérante de l’Etat.

C’est en somme inventer un nouveau modèle économique pour nos hôtels.

Il est de notre devoir commun de nous poser toutes ces questions. On l’a dit et redit….. rien ne sera plus comme avant !

Alors, ayons le courage de réfléchir, ensemble, à de nouvelles lois du travail qui permettront la pérennisation de notre industrie. J’insiste, monsieur le Premier ministre adjoint : si le Workers Rights Act est appliquée tel qu’il est, dans sa forme actuelle et dans toute sa rigueur, cette industrie sera condamnée ni plus ni moins.

Et je pèse mes mots…

Pour survivre à la COVID, les entreprises doivent être agiles, se muscler, se transformer. L’Etat doit les libérer de toute contrainte qui pourrait gêner cette inévitable transition. Cela relève de l’urgence économique.

Mes chers confrères, chers amis,

Le deuxième axe est sans doute archi-entendu : repenser la Destination Maurice. Avant COVID, nous en avons si souvent parlé que je crains de m’attirer des regards sceptiques.

Pourtant, une crise provoque souvent le déclic. Peut-être est-ce le déclic qu’il nous fallait ; engageons donc une fois pour toutes ces réformes tant souhaitées.

Et je suis heureux de dire que, encore une fois avec la MTPA et son Chairman dynamique, nous nous engageons ces jours-ci sur une réflexion nationale visant à définir clairement le positionnement de notre pays. Nous ne sommes pas, comme on a longtemps cru, « bénis des Dieux. » Nous devons nous appuyer sur des outils sophistiqués de marketing pour définir les axes de différenciation de notre pays… Nos concurrents, sont en ordre de bataille pour nous voler la vedette. Alors, accélérons cette réflexion au plus vite. Jetons les bases d’un plan d’action stratégique solide. Donnons au pays les chances de se réinventer pour remporter les prochaines guerres de visibilité.

Parmi les points qui devront être mis en avant, je me permets d’en souligner trois :

la Propreté, le Patrimoine, la Personnalisation.

1. La Propreté, cet éternel défi. Face à nos concurrents, qui, il faut le dire, ont pris quelques mètres d’avance sur nous en ouvrant leurs frontières, notre différence reste la qualité. Maurice a l’un des taux de fidélisation touristiques les plus élevés au monde, et nous le devons fortement à la qualité de notre hôtellerie. Or, cette qualité ne se voit pas au-delà des murs de l’hôtel.

Modernisons donc nos lois, créons des emplois verts, des entreprises de nettoyage. Il faut que nos rues soient impeccables, sans détritus ni chiens errants. Il faut qu’enfin, notre destination soit propre, belle, verte, que le visiteur ait envie de s’y promener dès son arrivée.

2. Le Patrimoine. Vous l’avez lu comme moi. Le touriste après COVID voyagera moins et « mieux », plus intensément : il voudra s’assurer que son voyage soit « with a purpose », qu’il vivra une expérience authentique et respectueuse de la destination, une rencontre avec son passé et ses gens. Nous faisons, année après année, un plaidoyer pour faire de Mahébourg une véritable ville authentique en valorisant son patrimoine historique et humain. Il en va de même pour Port Louis. C’est l'une des plus vieilles capitales du sud, avec ses 300 ans d’histoire. Son plan en damier, ses trottoirs en pierre de basalte uniques au monde, ses quartiers, les motifs architecturaux de ses maisons, les bâtiments du port qui racontent le tournant commercial qu’elle a été. On n’a pas le droit de laisser mourir nos villes. Elles pourraient constituer un atout pour convaincre le touriste que nous pouvons lui offrir ce voyage « meaningful ».

3. La Personnalisation, enfin : le pas est largement franchi vers cette nécessaire personnalisation de l’expérience client avec l’immense place donnée au digital depuis COVID. Nous pourrons aller encore plus loin grâce aux nouveaux efforts en matière de collecte de données et de « market intelligence » que la MTPA va entreprendre avec l’aide du privé. C’est un projet longtemps souhaité que nous tenons à saluer. Une plateforme scientifique pour mieux comprendre le comportement, la personnalité, les goûts de nos visiteurs est fondamentale pour répondre à ses attentes.

Le troisième axe de réflexion qu’il sera urgent de poursuivre est bien évidemment celui de l’ouverture de nos frontières.

Il peut paraître peu pertinent d’en parler alors que l’Européen semble avoir perdu en ce moment l’intérêt pour le voyage. Mais cela ne va pas durer. Il nous faut être prêt. Il nous faut surtout absolument montrer à nos partenaires TO à l’étranger que le pays est prêt, que nous avons imaginé un dispositif sanitaire d’accueil sympathique et convivial à l’intention du touriste, que nous savons vivre avec la COVID.

Faut-il abandonner la quarantaine ? Peut-être.  Tahiti, pour ne citer que cette destination, l’a abandonnée. Elle l’a remplacée par trois étapes : un test 3 jours avant le vol, un formulaire de santé en ligne et un auto-test remis à chaque voyageur, à réaliser 4 jours après l’arrivée sur place. Cette septaine n’est pas forcément la voie à suivre, mais elle mérite d’être observée, examinée comme l’une des options qui pourraient aider à rendre l’arrivée de nos visiteurs moins cauchemardesque… Chers amis, Monsieur le Premier ministre adjoint, Nous avons réussi un beau parcours, nous avons franchi bien des obstacles, mais… le plus dur est devant nous.

Poursuivons ce dialogue constructif qui a prévalu entre le public et le privé. Elargissons les débats aux ministres des Finances, de la Santé, du Travail, de l’Environnement.

Trouvons ensemble des solutions et relevons cet immense défi sanitaire et économique, et engageons ensemble la transformation de notre industrie.

Avant de terminer, je tiens à remercier les membres de l’association qui se sont engagés ici et là dans des divers comités les mois derniers.

Je tiens aussi à saluer le travail sans relâche de la petite équipe au sein de l’AHRIM ; la team de Jocelyn est sur tous les fronts et elle mérite tous vos applaudissements !

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite une bonne soirée.

Monsieur le Premier ministre adjoint, merci encore pour votre présence. The floor is yours…”

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