Fin d’année: ces secteurs qui recrutent

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Les postes en technologie comme l’administration de réseaux et le développement de logiciels sont prisés actuellement.

Les postes en technologie comme l’administration de réseaux et le développement de logiciels sont prisés actuellement. 

À côté des licenciements et pertes d’emplois suivant le Covid-19, certains secteurs ont tout de même le vent en poupe. D’autant qu’avec les deux derniers mois de l’année, le recrutement s’active. Quelles filières sont concernées ? Qu’en est-il des postes à pourvoir ?

«Plusieurs filières montrent un bon niveau de recrutement pour ces deux derniers mois de l’année. Dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), on compte 400 postes à pourvoir, 250 postes dans les services et BPO et 220 en finances», observe Aurélie Marie, Head of Recruitment and Communication chez Myjob.mu.

D’ailleurs, précise Thierry Goder, Chief Executive Officer d’Alentaris Co Ltd, les mois de novembre et décembre sont des périodes de baromètre pour les recruteurs. «Il y a des départs. Il faut alors les remplacer et s’occuper des projets, qui se mettent en place pour janvier 2021. Les entreprises embauchent», avance-t-il.

Selon lui, les opportunités se situent surtout dans les secteurs de l’informatique, de l’immobilier et des finances. Des exemples d’emplois prisés sont ceux d’administrateurs de réseaux, de soutien administratif, de Front-End et de Back-End Developper, axés sur l’architecture des sites web, le développement d’applications, entre autres.

En effet, d’après les avis de recrutement, ces professions équivalent à des salaires mensuels de Rs 60 000 en moyenne. Pourquoi celles-ci sont les plus prisées actuellement ? «Ce sont des compétences assez rares. C’est une win-win situation pour l’employé et l’employeur. Par exemple, au début du Youth Employment Programme (YEP), un jeune sortant de l’université n’a pas encore d’expérience. Après six mois, l’entreprise a des projets et veut le conserver. Le salaire grimpe aussitôt. De Rs 15 000 sous le YEP, cela passe à Rs 22 000 ou plus. Dans ce secteur-là, de par le manque de ressources, les entreprises souhaitent conserver les talents», ajoute Thierry Goder.

Ces métiers s’adaptent au télétravail comme aux entreprises et à leurs clients étrangers. La continuité des recrutements dans l’informatique est d’ailleurs confirmée par Aurélie Marie, en dépit d’une baisse de 40 % des offres d’emplois depuis le confinement. Pour elle, le secteur recrute tout simplement parce qu’il n’a pas connu de baisse ou de fermeture de marché. De plus, de nouveaux projets mis en place et de nouveaux services sont sollicités désormais par les entreprises, d’où la remontée des recrutements dans cette filière, affirme-t-elle.

Désignant également l’informatique et les finances comme secteurs porteurs en termes de recrutement, Bhavish Jugurnauth, expert-comptable et économiste, évoque des postes liés aux technologies émergentes. Ceux-ci impliquent des analystes de données, spécialistes en Fintech, ingénieurs informatiques spécialisés, développeurs de logiciels, professionnels en blockchain entre autres. «Les pratiques du business ont changé. Des études ont démontré que les demandes en ligne sont très prisées. Toutes les entreprises doivent aussi voir comment travailler dans un cost-cutting way pour survivre. C’est pour cela qu’il y a une grande demande pour les solutions informatiques», explique-t-il.

Outre les TIC, d’autres secteurs sont en quête de main-d’œuvre. «Les postes de comptables et de directeurs financiers sont aussi demandés ainsi que ceux en ressources humaines, logistiques, vente immobilière», déclare-t-il. Après le confinement, le wellness management et le coaching de vie ont pris plus d’importance dans la vie des Mauriciens. Certes, ce sont des créneaux avec des opportunités à capter. «Le coaching personnel permet un travail sur soi, surtout pour ceux qui sont dans le doute total par rapport à leur avenir», constate-t-il.

De son côté, la Head of Recruitment and Communication chez Myjob.mu fait état de 180 postes en commerce et vente, 100 en grande distribution et 80 dans le secteur manufacturier. D’ailleurs, vers la fin de l’année, les postes saisonniers sont récurrents en consommation. Quid de 2020 ? «Habituellement en cette période de l’année, les postes dans le commerce et la restauration connaissent une hausse importante. Or, cela n’est pas constaté à notre niveau sur Myjob.mu», indique-t-elle. Pour Bhavish Jugurnauth, la consommation sera toujours effective en période festive mais les emplois ne seront pas permanents.

Quant à Azad Jeetun, économiste, il prévient sur l’incertitude de la création d’emplois, surtout en fin d’année et face au Covid-19, qui continue en Europe, entre autres pays touchés par le virus. «L’importation, l’exportation et le secteur manufacturier restent toujours affectés. Cela s’enchaîne. Il faudra attendre janvier et février pour voir s’il y a un tournant», déclare-t-il.

En revanche, les petites entreprises saisiront l’occasion pour faire du commerce pour les deux prochains mois de 2020, quoique cela demeure difficile dans le contexte post-pandémie. «Avec les pertes d’emplois, les consomma­ teurs se serrent la ceinture. Les petits entrepreneurs sont les plus affectés par cette situation», conclut-il.

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