Ravi, travailleur indien: «Mo’nn ariv Moris 1er juin 1994. Boukou zafer mo’nn akonpli (…)»

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En venant travailler à Maurice, Ravi Chinta Krishna, Ramesh Sirimalla, Venkateshwarao Pati et Suresh Sahoo, employés indiens, aspirent à un meilleur niveau de vie pour eux et leurs proches.

En venant travailler à Maurice, Ravi Chinta Krishna, Ramesh Sirimalla, Venkateshwarao Pati et Suresh Sahoo, employés indiens, aspirent à un meilleur niveau de vie pour eux et leurs proches.

«Mo’nn ariv Moris 1er juin 1994. Boukou zafer mo’nn akonpli dépi mo travay isi», déclare Ravi Chinta Krishna, employé indien de 48 ans, en créole. Originaire de Hyderabad, situé au sud de l’Inde, il débute, à 22 ans, comme Knitting Operator à Star Knitwear. Et après 26 ans, il y occupe désormais le poste de Welfare Officer. Un service synonyme de progrès, avance-t-il. 

«Dousma-dousma mo’nn abitié isi, mo’nn aprann métié-la. Mo’nn fer mo dé ti frer vini pou travay. A lépok, pou mo laz, mo pa ti éna travay dan L’Inde. Gras-a Moris, mo’nn maryé ek ranz lakaz dan mo péi. Mo’nn gagn enn tifi 16 an. Mo mari kontan travay isi. Mo’nn réisi mo lavi. Mo’nn kapav ed mo paran ki laba», explique-t-il. 
Il leur rend visite à intervalle de deux ans. 

Comme lui, ses collègues du sud de la Grande péninsule évoquent diverses réalisations à travers leurs postes respectifs. Un prolongement du rêve de leurs prédécesseurs, les coolies. Ainsi, Ramesh Sirimalla, 49 ans, débarque dans l’île le 21 décembre 2012 pour devenir machiniste. «Aujourd’hui, je travaille comme contrôleur de qualité. Ce métier m’a apporté beaucoup de choses, notamment un bon salaire et un bon niveau de vie», soutient-il. 

Venkateshwarao Pati, 49 ans, abonde dans le même sens. Machiniste à son arrivée en 2005, il est passé au poste de Sewing Technician. «Comme je développais de bonnes aptitudes techniques au fil de mon service, j’ai été promu. À Maurice, j’ai acquis de nouvelles compétences», confie-t-il. En sus de son évolution professionnelle, son métier lui a permis de soutenir sa famille dans son pays natal, en particulier son père, et de financer les études de sa fille qu’il n’a pu revoir pour le moment à cause du Covid-19. 

Quant à Suresh Sahoo, 45 ans, travailleur indien à Maurice depuis le 26 décembre 2011, il exerce comme Dyeing Operator. «C’était une bonne décision de venir travailler à Maurice pour moi et pour mes proches en Inde. On s’est adapté rapidement à la culture et les conditions sont bien pour continuer à avancer», affirme-t-il. 

Par ailleurs, selon Statistics Mauritius, à mars 2020, il y avait 31 755 travailleurs étrangers au pays, comprenant 24 915 hommes et 6 840 femmes. 22 231 d’entre eux étaient employés dans le secteur manufacturier et 5 691 dans la construction. Bien que les données les plus récentes ne présentent pas de découpage par nationalité, en 2016, elles indiquent qu’environ 9 000 des travailleurs étrangers provenaient de l’Inde. Et en 2013, ce taux était de 6 742 selon l’Organisation mondiale pour les migrations.

Ainsi, 186 ans après l’arrivée du navire «Sarah» avec son premier convoi de 39 travailleurs de la Grande péninsule à son bord, le rêve des Indiens pour une meilleure vie se perpétue toujours.

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