Poupe du Wakashio: pou démanteler pa pou démanteler ?

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La poupe du vraquier est toujours bloquée sur les récifs de Pointe-d’Esny, plus de trois mois après l’échouement.

La poupe du vraquier est toujours bloquée sur les récifs de Pointe-d’Esny, plus de trois mois après l’échouement.

Novembre est la derrière la porte. Et, les autorités voulaient que la poupe du MV Wakashio soit démantelée avant la période cyclonique, qui est imminente. En effet, le National Contingency Coordinating Committee (NCCC) avait évoqué une détérioration du temps, passée cette période. Mais la compagnie de renflouage chargée d’enlever l’épave coincée sur les récifs de Pointe-d’Esny n’est toujours pas connue.

Interrogée, une source au sein du NCCC affirme que le comité avait maintenu que la poupe devait être démantelée avant la période cyclonique. Du côté du ministère de la Pêche, aucune information ne filtre. Le site en ligne TradeWinds fait ressortir, le 13 octobre, que la China Rescue & Salvage Company soutenue par l’État chinois a répondu à l’appel d’offres international, lancé par le special casualty representative, Lars Tesmar, avec la conviction qu’elle pourra enlever l’épave d’ici fin décembre. 

Si cela est pris en considération par le Japan P&I Club, qui est chargé de la sélection, la compagnie de renflouage chinoise devrait remporter le contrat pour retirer la poupe échouée du vraquier avec ses 8 000 tonnes de ferraille à bord. Cinq compagnies de renflouage ont envoyé leur proposition pour le démantèlement de la poupe. L’exercice d’appel d’offres avait pris fin le 17 septembre. Le site TradeWinds avait affirmé, le 23 septembre, que la société néerlandaise Smit Salvage et le Japonais Nippon Salvage, qui ont soumis une offre conjointe, seraient les grands favoris.

Selon le site, Smit Salvage a déjà l’expérience dans la gestion de démantèlements d’épaves, mêmes les plus difficiles. Aussi c’est elle qui a été retenue par le Japan P&I Club pour les opérations de renflouage du vraquier lors de son échouement. Or, interrogée hier, vendredi 30 octobre, une source proche du dossier affirme que le partenariat Smit Salvage et le Nippon Salvage est hors de la course car ils n’ont pas été présélectionnés. La société Resolve Marine, basée aux États-Unis, était également soumissionnaire. 

Bien qu’elle ait déjà fait ses preuves dans des opérations de sauvetage similaires, son offre n’a pas été retenue par les assureurs. Cependant, face à la lenteur pour prendre des décisions, les professionnels maritimes disent craindre le pire si l’épave n’est pas démantelée à temps. «L’épave sera de plus en plus instable et endommagera encore plus les coraux s’il y a un cyclone. Ce sera un massacre. Qui paiera pour les dégâts ?» s’insurge l’un d’eux.

Quoi qu’il en soit, lors d’opérations de démantèlement, le sauveteur retenu doit fortement mettre l’accent sur la protection de l’environnement et doit prendre des précautions importantes pour éviter la pollution ou des dommages aux récifs coralliens. Autre difficulté ? L’épave est située dans une zone exposée. Du coup, les conditions marines et météorologiques pourraient retarder la progression de l’opération. Pour rappel, 1 000 tonnes métriques d’hydrocarbures ont été déversées dans le lagon de Pointed’Esny. Après le pompage des hydrocarbures des trois réservoirs du MV Wakashio, les autorités ont procédé au sabordage de la proue, le 24 juillet, à 13,8 milles nautiques, soit 24 km, des côtes de Vieux-Grand-Port à une profondeur de 3 180 mètres. L’exercice, qui devait prendre 24 heures, a été complété au bout de cinq jours.

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Le 26 juillet, les habitants de Pointe d’Esny se réveillent avec une triste image: l’épave du MV Wakashio drossée sur les récifs. Le navire japonais battant pavillon panaméen s’est échoué la nuit précédente. 12 jours après, il déverse son contenu dans nos lagons, causant une marée noire. Sans perdre de temps, les Mauriciens, main dans la main, s’activent pour limiter les dégâts. Retour sur la pire catastrophe écologique du pays…

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