Secteur manufacturier: le commerce en ligne, un soutien opportun aux affaires

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Les entreprises locales affirment que c’est le commerce en ligne, qui les aide à continuer à prospérer en cette année marquée par la pandémie du Covid-19.

Les entreprises locales affirment que c’est le commerce en ligne, qui les aide à continuer à prospérer en cette année marquée par la pandémie du Covid-19.

Le secteur manufacturier renoue avec la croissance. Ces derniers mois, la relance a été plus que positive, surtout pour le secteur en ligne. On note aussi que les vêtements dits casual ont également la cote. C’est un effet du télétravail.

La pandémie du Covid-19 a porté atteinte à plusieurs industries. Le tourisme est toujours à terre alors que l’industrie manufacturière commence à respirer. Même au niveau de la Mauritius Export Association (MEXA), on affiche le sourire. «C’est le seul secteur qui rapporte des devises dans le pays actuellement», soutient la directrice générale de la MEXA, Lilowtee Rajmun-Joosery. Les sondages effectués par cette instance confirment que la reprise a été meilleure qu’estimée.

Et c’est également le constat de Kendall Tang, le directeur exécutif de RT Knits. «Cette crise économique a été différente de celles du passé. Ce ne sont pas tous les secteurs qui ont été affectés. Certains sont même en mode de croissance.» Un peu comme dans le cas de son entreprise. Il explique que cette pandémie a changé la méthode d’opération de plusieurs clients. Et ces derniers ont opté pour l’achat en ligne. «Nous ne prévoyons pas la réduction de notre chiffre d’affaires. Je pense même que nous allons faire un record cette année.» Il soutient que plusieurs entreprises ont des clients qui n’ont pas été affectés par le Covid-19.

Quid de la livraison ? Le directeur de RT Knits affirme qu’il n’y a aucun souci de ce côté-là non plus. «Il n’y a qu’à voir le chiffre d’affaires réalisé par le groupe Amazon durant la pandémie.» Certes, il reconnaît qu’il y a beaucoup d’inégalités engendrées durant ces derniers mois. Toutefois, il a l’intention de recruter du personnel pour son entreprise et les Mauriciens auront toutes leurs chances. «Nous recrutons des ingénieurs, des personnes hautement qualifiées dans la technologie et la digitalisation et nous les invitons à nous rejoindre.»

Du côté de CIEL Textile, on met également en avant les avantages de la vente en ligne. Même le Chief Executive Officer du groupe, Eric Dorchies, reconnaît que ce marché prend de l’ampleur. «Le marché de l’habillement et de la mode connaît de nombreuses transformations en ce moment. En termes de distribution, tout d’abord, on assiste à une progression des ventes en ligne, tandis que les marques et boutiques dites traditionnelles connaissent des difficultés.»

Une hausse de la vente des vêtements dits casual est aussi notable depuis le confinement. La raison évoquée : le télétravail. «En termes de produits, on note une hausse de la demande pour le casual wear, c’est-à-dire les T-shirt, polos ou pulls par rapport aux costumes ou chemises classiques, dont les ventes sont en recul en raison de la progression du télétravail.»

Il souligne en outre que les clients se tournent davantage vers des marchés alternatifs à la Chine. «En termes d’approvisionnement, les clients recherchent de plus en plus d’alternatives à la Chine, qui subit les effets de la crise logistique mondiale liée au Covid-19, ainsi que la récente interdiction imposée par les États-Unis sur les produits issus de la région de Xinjiang, décriée pour des pratiques de travail forcé. Dans ce contexte, les producteurs textiles sont impactés différemment selon leur implantation géographique, leur portefeuille clients et les produits proposés.»

Toutefois, par rapport à la firme CIEL Textile, l’heure est à l’optimisme. «Nous avons la chance d’être implantés stratégiquement dans la région (Maurice et Madagascar) mais également en Inde et au Bangladesh. Par ailleurs, nous offrons une large gamme de produits dits casual avec d’importants clients qui disposent d’une forte présence en ligne comme ASOS. Ce positionnement nous permet de rester globalement relativement confiants dans la situation actuelle, mais nous attendons cependant une reprise de la demande pour Aquarelle (chemises).»

Comme quoi, l’industrie manufacturière est appelée à se moderniser et à se diriger vers le commerce en ligne.

Esquel group : Un mois d’indemnité par année de service accepté

Les négociations ont été longues mais ont fini par déboucher sur un accord entre les diverses parties. En effet, selon Me Assad Peeroo, l’avocat chargé de défendre les droits des travailleurs d’Esquel, la direction du groupe a revu sa copie et a proposé d’offrir un mois de salaire par année de service. Une victoire, soutient-il. «L’avocat de la direction a proposé cette offre et mes clients, les employés de la firme, ont accepté. Nous sommes satisfaits.» Il faut se rappeler qu’au départ, les employés avaient opté pour un quantum de deux mois de salaire mais qu’ils ont dû tout revoir à la baisse. Les documents ont été signés dans les locaux du ministère du Travail, qui a suivi de près cette négociation. Les employés doivent toutefois honorer leurs engagements et compléter des commandes jusqu’au 15 novembre. Par ailleurs, on apprend qu’en ce qui concerne les travailleurs étrangers, environ 700 d’entre eux devraient être déployés vers d’autres usines, alors que plusieurs travailleurs ont demandé à regagner leur pays.

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