A-lord-di-zour: kan pou koz kreol dan Parlman ?

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Sispansion au lieu d’Adjournment ou encore a-lord-di-zour au lieu d’Order Paper. La communauté des universitaires s’engage à rendre possible l’utilisation de la langue créole lors des séances parlementaires. Rassemblés par la Creole Speaking Union et l’université de Maurice, ils proviennent de plusieurs institutions d’enseignement supérieur publiques telles que l’université de Maurice, l’université de Technologie, l’université des Mascareignes et le Mauritius Institute of Education et, pour la première fois, ils travaillent de concert sur ce projet de recherche intitulé Preparasion Terin pou Introdiksion Kreol Repiblik Moris dan Parlman.

À l’occasion de la Journée mondiale de la langue créole célébrée hier, mercredi  le comité a présenté ses membres, ainsi que son projet à l’université de Maurice, lors d’une table ronde à Ébène. Arnaud Carpooran, président de la Creole Speaking Union et doyen de la Faculté des sciences sociales et humaines, souhaiterait que le projet final soit présenté au plus vite et que la langue maternelle de la République soit introduite d’ici trois mois au Parlement. Mais d’après le volume du travail requis, cela prendrait au moins deux ans. La cellule mise en place comporte plusieurs sous-comités présidés et coordonnés par des universitaires émanant de plusieurs institutions d’études supérieures publiques. Le premier sous-comité, qui a la responsabilité de varyasion rezistral, est coordonné par Yannick Bosquet de l’université de Maurice. Ce sous-comité est chargé d’étudier quel créole peut être admissible lors des séances parlementaires mais aussi d’établir des critères sur lesquels des termes pourraient être qualifiés de parliamentary ou d’unparliamentary.

Ils se chargeront aussi de trouver des termes, qui devront être traduits et d’établir un registre linguistique approprié au Parlement. Lors d’une première session de travail, un Hansard de 80 pages a déjà été traduit et les membres de ce sous-comité projettent bientôt de faire des observations in vivo, ainsi que de se pencher sur les Seychelles, qui utilisent leur langue maternelle au Parlement. Le deuxième sous-comité, coordonné par Beatrice Antonio-Françoise du Mauritius Institue of Education, planche sur la terminolozi. Ce comité identifie les termes spécifiques utilisés au Parlement et propose des équivalents en créole.

Pour les mots qui n’ont pas d’équivalent, le néologisme, qui est d’en inventer de nouveaux, se fera par les membres de ce sous-comité. Les membres du sous-comité formasyon et informasyon, coordonné par Christina Chan-Meetoo, de l’université de Maurice, répondront, à travers des medias visuels, aux questions des parlementaires et du grand public sur la langue créole et l’utilisation du créole au Parlement. Des vidéos seront également diffusées sur le Net afin de montrer aux Mauriciens comment écrire le créole. Le sous-comité teknolozi, coordonné par Baby Gobin, de l’université de Maurice, est quant à lui chargé d’appliquer un prototype pour transcrire des mots créoles.

Ce système de transcription d’audio en texte est également muni d’un correcteur orthographique (spellchecker) et se concentrera sur la terminologie parlementaire.

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