Sévices sexuels: On retire un bouchon de champagne de ses parties intimes

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(Photo d'illustration)

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Que s’est-il passé dans l’après-midi du dimanche 4 octobre ? Cette jeune femme de 29 ans, habitante de Belle-Mare, soutient, dans sa plainte à la police, ne plus se souvenir de grand-chose. Elle sait que ce jour-là, elle s’est rendue chez son copain, un maçon de 30 ans, qui habite Baie-du- Tombeau. Il était environ 13 heures. Après avoir bu un verre de boisson gazeuse, la jeune femme a raconté aux policiers qu’elle s’est évanouie. Quand elle s’est réveillée, elle était nue dans la chambre à coucher du suspect. D’ailleurs, ce dernier l’aurait informée qu’ils venaient d’avoir des rapports sexuels. Deux jours après, soit le mardi, elle est retournée chez elle. Le lendemain, soit le mercredi 7 octobre, elle s’est rendue à l’hôpital dans la soirée car elle ressentait d’atroces douleurs au ventre. Elle a été immédiatement prise en charge et admise. Les examens ont révélé qu’elle avait un corps étranger dans les parties intimes. Ce n’est qu’une semaine plus tard qu’elle a subi une intervention et que le corps étranger enlevé s’est révélé être un bouchon de champagne.

Contactée tôt hier matin, la jeune femme dit ne pas se remettre de cet épisode, qui a chamboulé sa vie. Ce qui la blesse davantage, ce sont les moqueries et commentaires odieux contre sa personne, qui circulent sur les réseaux sociaux, depuis. Elle considère que les gens ne réalisent pas sa souffrance et son mal-être. «Sa pe affekté moi boukou, pa zis moi, me mo fami osi. Partou kot nou pe marsé, kumadir enn létiket fini tag lor nou», déplore-t-elle, d’une voix cassée. D’ailleurs, elle raconte qu’elle sera prochainement suivie par un psychologue afin de surmonter le traumatisme subi. «Mo dir ou franc, mo latet fatigué ek tousala. Mo pa pe kapav fer nanié...»

Ce qui la blesse davantage, ce sont les moqueries et les commentaires odieux contre sa personne…

Cela fait deux mois qu’elle a rencontré le maçon. «Li ti paret korek. Mo pa koné ki lin fer...» D’ailleurs, depuis qu’elle a été hospitalisée, elle n’a plus eu de ses nouvelles. «La polis fek koz ek moi la, (NDLR : hier, vendredi 16 octobre). Zot pe dir moi zot touzour pe rod li.»

À propos de ce dimanche fatidique, elle dit ne se souvenir que de leur rencontre chez lui et du fait qu’elle ait avalé une boisson gazeuse. «Apre sa mo pa pe tro koné, tou encor flou dan mo latet.» Bien que recherché par la police, le maçon est introuvable. Nous avons vainement essayé d'entrer en contact avec lui, pour obtenir sa version des faits.

Rare de trouver des corps étrangers chez des patients

Selon des médecins interrogés, il est rare qu’ils retrouvent des corps étrangers dans les parties intimes ou dans le corps de gens. «La chose la plus commune et fréquente que nous rencontrons et qui est dissimulée dans les corps, c’est de la drogue. L’on nous amène parfois des enfants, qui ont accidentellement avalé un petit objet, un jouet, une clé. C’est arrivé dans le passé. Il arrive aussi que l’on doive extraire de petits objets ou de petites bêtes des oreilles, mais ce sont des interventions extrêmement rares», assurent-ils.

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