Aslum Jeewa : « Le confinement a rendu les combattants plus forts qu’avant»

Avec le soutien de
Aslum Jeewa arbitrant un combat entre deux combattantes, lors d’une compétition au dojo de Beau Bassin.

  Aslum Jeewa arbitrant un combat entre deux combattantes, lors d’une compétition au dojo de Beau Bassin.  

Comme toute autre fédération, la Kyokushinkai Martial Arts Federation (KMAF) a vécu des moments difficiles lors du confinement. Mais depuis qu’elle en est sortie, elle essaie de rattraper le temps perdu en organisant des compétitions. Elle le fait grâce aux athlètes qui ont su 'tirer profit' de la crise sanitaire aussi bien physiquement que mentalement, comme le souligne Aslum Jeewa, président de la KMAF.

Aslum Jeewa, à son dojo à Port Louis près du Champ de Mars
Aslum Jeewa, à son dojo à Port Louis près du Champ de Mars.

Depuis la sortie du confinement, la KMAF a organisé beaucoup de compétitions ? Comment cela se fait-il ?

A ce jour, nous en avons tenu 3 (NDLR : Andrey Materov Memorial Knockdown Tournament  le 6 septembre, le Sosai Oyama Memorial Knockdown Tournament le 20 septembre et le Kokoro Cup 2020 le 4 octobre). Nous étions en retard sur notre calendrier à cause des circonstances liées à la COVID 19. Mais après la reprise nous avons voulu faire le maximum en un minimum de temps. Nous avons essayé de rattraper les activités que nous n’avons pu avoir durant le confinement. Et ce, en prenant en considération tout le protocole sanitaire ainsi que la condition physique des athlètes.

Justement, beaucoup dans d’autres disciplines disent ne pas être revenus au niveau initial à la sortie du confinement. Ce n’est pas le cas des pratiquants de kyokushin ?

Nous avions trouvé le moyen de  les entraîner grâce à l’application Zoom et de les garder en bonne condition. Nous nous sommes finalement rendu compte qu’ils n’avaient pas chômé pendant le confinement et qu’ils étaient dans une forme optimale. Nous avons ainsi voulu capitaliser sur cette situation tout en les gardant motivés. Pour pouvoir poursuivre la saison et la terminer en beauté.

A travers ses compétitions, les combattants semblent être devenus plus dynamiques. Comment expliquez-vous ce changement ?

Les combattants de kyokushin ont vu leur vie chamboulée par le confinement. Cela a créé une pression sur eux. Mais ils en sont sortis grandis. On le voit à l’entraînement, en compétition et même dans la vie en général. Il n’y a pas eu de grande transformation Mais il y a eu ce petit déclic qui a amené les gens à être plus forts dans leur tête et dans leur cœur. Aussi bien mentalement, physiquement que spirituellement. En fait, cela cadre bien avec l’objectif premier du kyokushin qui est d’amener le pratiquant à devenir la meilleure version de lui-même.

Certes, les athlètes se sont améliorés. Mais leurs progrès ne se trouvent-ils pas limités en l’absence de maîtres japonais qui ne peuvent venir à Maurice cette année ? 

Au Japon, ils ont pris la décision de ne plus envoyer d’instructeurs en raison de la situation actuelle. Même au Japon, il y a des régions qui sont ouvertes et d’autres non. Mais nous demeurons en contact– grâce aux divers moyens de communication -  avec les senseis japonais qui sont déjà venus à Maurice. Nous leur envoyons des vidéos pour avoir des échanges avec eux. Ils nous donnent des conseils et nous disent où nous en sommes. Ils nous montrent aussi ce que nous devons améliorer ou rectifier. Nous n’avons pas le temps de chômer.

Les frontières vont s’ouvrir progressivement. Est-ce que les adhérents, en réel progrès en ce moment, n’appréhendent pas un éventuel reconfinement ?

Nous leur avons déjà donné des consignes en ce sens et continuons à leur dire de prendre leurs précautions. Ils sont conscients qu’ils pourraient recommencer à se préparer chez eux. Nous leur avons déjà dit de se tenir prêts et de garder l’envie. Et ils resteront bien encadrés.

Finalement, le kyokushin ne permet-il pas aux combattants d’être mieux préparés phase à la COVID 19 ?

Pendant le confinement, on avait trouvé le moyen d’amener les membres de la KMAF à s’entraîner par le biais de l’application Zoom et de les garder en bonne condition physique.  Non seulement par rapport au Kyokushin. Mais aussi pour résister au virus. En bonne santé, ils couraient moins le risque d’être atteints du coronavirus grâce à un système immunitaire actif. Depuis le confinement, ils sont en état d’alerte 24 H sur 24. Ils prennent des précautions, aussi bien à l’entraînement qu’au niveau de la nutrition que du repos. Certes, la Covid 19, ils ne la voient pas … mais ils la considèrent comme un adversaire. De ce fait, on peut dire que le confinement a rendu les combattants encore plus forts qu’avant, aussi bien mentalement que physiquement.

Publicité
Publicité
Soutenez lexpress.mu

Pendant cette période post-confinement et en attendant que les nuages économiques associés au Covid-19 se dissipent, profitez de l’express, Business Mag, Weekly, 5-Plus Dimanche, de tous vos magazines préférés et de plus de 50 titres de la presse Française, Afrique et Ocean indien sur KIOSK.LASENTINELLE.MU.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous !

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x